ÉTUDES SUR LE DÉGAGE31Ë.NT DE L AME HUMAINE
de français. Quant à Sophie, elle ne peuvait qu*étre dumêtne avis.
Nous trouvons dans cette observation tous les caractères nécessaires pour établir l'identité de l*étre qui se manifeste. Rien n'y manque. Cette lettre dictée par Tesprit de Sophie, en sortie périspritale, avec la demande de la photographie, réveille ses souvenirs et, jusqu'à récriture, tout confirme que c'est bien elle qui s'est manifestée. Il y a donc la ressemblance la plus étroite, la similitude la plus grande, entre cette communication donnée par l'esprit d'une vivante, et celles que nous recevons journelienoent des Esprits qui ont jadis habité la terre.
11 faut lire, dans l'ouvrage du savant russe, les ï'apports de M""** Adelina von Vay, de M. Thomas Everitt, de M" Florence Marryat, de miss Blackwell, du juge Edmonds, pour se convaincre que la communication des Esprits des vivants, par l^'^criture médianimique — bien que moins fréquente — est aussi possible et aussi normale que celle des morts (1). L'identité de ces êtres invisi- ^'^Sjniaisapuartenant encore à notre monde, s'éta- "11^ de la même façon que celle des désincarnés.
ra
esprits de vivants se manifestant par l'incarnation.
Hardiûge Britten, Técrivain spiritualiste
Voir Heoae scientifi(/un et morale du Spiritisnie : Uihî •^'^'^'"nication donnée par l'esprit d'un vivant pendant son ^ti/mneil, numéro d'octobre 1898, p. 245.
224 DÉMONSTRATION KXPËBIMENTALE DE L*IMMORTAUTÉ .
bien connu, dans plusieurs articles publiés par le Banher of Light (1) « sur les doubles », rapporte un cas intéressant qui s'est présenté chez M. Cuttler en 1853. Un médium féminin se mit à paîHer Vallemandy Men que cette lang'iie lui fût tout à fait inconnue, « L'individualité qui se manifestait par elle se donnait pour la mère de miss Brant, une jeune personne allemande qui se trouvait présente. » Quelque temps après, un ami de la famille, venant d'Allemagne, apporta la nouvelle que la mère de miss Brant, après avoir traversé une maladie sérieuse, à la suite de laquelle elle était tombée dans un long sommeil léthargique, déclara à son réveil avoir vu sa fllle, qui se trouvait eu Amérique. Elle dit qu'elle l'avait aperçue dans une chambre spacieuse, en compagnie de plusieurs personnes, et qu'elle lui avait parlé. lA encore, la relation de cause à effet est tellement évidente que nous croyons devoir ne pas insister.
M. Damiani(2) raconte, de son côté, qu'aux séances de la baronne Cerrapica,à Naples, on a souvent reçu des communications provenant de personnes vivantes. Il dit, entre autres : «Il y a de cela environ six semaines, le D"* Nehrer, notre ami commun, qui vit en Hongrie, son pays natal, se communiqua à moi par la bouche de notre médium la baronne . La personnification ne pouvait être plus complète : ses gestes, sa voix, sa prononciation, le médium nous les transmettait avec une fidélité absolue, et
(Ij Banner of Light, numéros des 6 novembre et 11 décembre 1875.
(2) Human Nature, 1875, p. 555.
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nous étions persuadés que nous nous trouvions en présence du D' Nehrer lui-même. Il nous dit qu'en ce moment il faisait un somme, se reposant des fatigues de la journée, et nous fit part de divers détails d'ordre privé, et que tous les assistants ignoraient également. Le lendemain, j'écrivis au docteur... Dans sa réponse, il constata que les détails donnés par la baronne étaient exacts en tous points. »