‹ L'ame est immortelle: démonstration expérimentaleChapitre 62 sur 99 · ACTION DES MÉDICAMENTS A DISTANCE · texte numérisé non relu

ACTION DES MÉDICAMENTS A DISTANCE

Il nous est possible de mettre encore en évidence, par une autre série de preuves, l'existence du périsprit chez l'homme. C'est en examinant les effets produits sur certains sujets hypnotiques, en approchant de leurs corps des substances enfer* ïïiêesdans des flacons soigneusement bouchés.

Les faits exposés par MM. Bourru et Burot (1) échappent à toute explication scientifique, par la bonne raison que, ne connaissant pas le périsprit et ses propriétés, il était impossible aux savants de comprendre le genre d'action qui s'exerce dans

(1) Bourru et Burot, la Suggestion mentale et Vaction à distance des substctnces toxiques et médicamenteuses, Paris, 1887 ,

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ce cas. Grâce aux expériences de M. de Rochas, en faisant intervenir le périsprit extériorisé, il devient plus facile de s'expliquer ces phénomènes.

Après avoir pris toutes les précautions pour éviter la simulation ou les suggestions, ces observateurs ont constaté la réalité des faits suivants :

La boule d'un thermomètre, tenue à une distance de dix à quinze centimètres du sujet endormi, produisait une sensation de douleur très vive, des convulsions et une attraction jdu bras. Un cristal d'iodure de potassium déterminait des éternûments. L'opium a fait dormir. Un flacon de Jaborandi amenait la salivation et la sueur. Les mêmes expériences continuées avec la valériane, la cantharide, Tapomorphine, l'ipécacuanha, Temétique, la scammonée, les alcools, ont donné des résultats précis et concordants. Chacun de ces médicaments, placé simplement près de la tête, et sans contact, produisait l'effet en rapport avec sa nature, c'est-à-dire une véritable action physiologique, comme si le sujet l'avait introduit dans son organisme.

On a essayé aussi l'action des poisons dilués dans l'eau et l'on a constaté les mêmes syiiiptômes que si le patient les avait pris par les voies ordinaires. Le laurier- cerise a déterminé une crise d'extase chez une femme juive, qui crut voir la Vierge Marie.

Le docteur Luys, d'abord fort sceptique, fut ensuite convaincu. Il rapporte que dix grammes de cognac contenus dans un tube scellé à la lampe et approchés de la tète du sujet hypnotisé, déter-

minent Tivresse au bout de dix minutes. Dix grammes d'eau, toujours daus un tube scellé, produisent, au bout de quelques minutes» la constriction de la gorge, la raideur du cou et les symptômes de rhydrophobie. Quatre grammes d'essence de thym, enfermés de la même manière et présentés sur le devant du cou d'une femme hypnotisée, bouleversent en elle la circulation, font saillir les yeux hors de l'orbite, gonflent le cou de la malade d'une manière efl'rayante, et déterminent, dans l'innervation circulatoire du cou, de la face et des muscles inspirateurs, un trouble croissant accompagné d'un bruit de cornage à caractère sinistre qui effraye l'expérimentateur, et le force à s'arrêter, pour éviter des accidents foudroyants (1).

« En présence de manifestations tangibles si nettes, écrit le docteur Luys, si précises, dont j'ai été si fréquemment témoin, en présence de ces cas si surprenants de retentissement des actions à distance sur l'innervation viscérale chez les sujets, chez lesquels je déterminai la nausée, puis d38 vomissements, en leur présentant un tube contenant de la poudre d'ipéca, et des envies d'aller à la garde-robe que j'ai vu survenir en leur plaçant sur le cou un tube contenant vingt grammes d'huile de ricin, je n'hésite pas à reconnaître que nous assistons là à une série de phénomènes étranges qui se développent en dehors des lois naturelles, de leur évolution normale, et qui

(1) Elie Méric, le Merveilleux et la Science.

ËnONSTRATIUN EXPËHIMRNTALE UE L'I H MORT ALITE

tent tout ce que nous croyons savoir sur n des corps. Mais ils existent, ils s'imposent ervation, et tôt ou tard ils serviront de point )art pour l'explication d'un grand nombre inomènes étranges de la vie nerveuse » (1).

i aucun doute, ces faits sont étranges, mais xplication n'est pas impossible, maintenant 'extériorisation du périsprit et du fluide iix est un phénomène démontré. Dans une ience de M. de Rochas, nous avons constaté ;au accumule la sensibilité, et qu'en agissant tteeau,on transmet au corps des sensations ï pouvons comprendre que d'autres liquides dans le même cas, mais alors les sensations ;ties seront en rapport avec les propriétés 1 liquides, et l'on pourra constater chez le les mêmes symptômes que s'ils avaient été is naturellement.

5 les expériences précédentes, les substances t enfermées dans des flacons bouchés à ■i ou scellés à la lampe, mais le fluide péri- 1 pénètre tous les corps, et le fluide nerveux and nombre, on n'a donc remarqué des phéles que lorsque le médicament en expé- : élait capable d'être assimilé par la force

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