‹ L'ame est immortelle: démonstration expérimentaleChapitre 64 sur 99 · LA PHOTOGRAPHIE DES ESPRITS · texte numérisé non relu

LA PHOTOGRAPHIE DES ESPRITS

Nous avons vu que Tun des phénomènes qui démontrent authentiquement Texistence de Pâme durant la vie est la photographie du double pendant sa sortie temporaire du corps. La grande loi de continuité qui régit les phénomènes naturels devait amener les spirites à se dire que puisque l'âme humaine — pendant son dégagement — est capable d'impressionner une plaque photographique, elle devait posséder encore ce pouvoir après la mort. C'est effectivement ce que Ton est arrivé à constater, lorsque

ron a pu réaliser les conditions nécessaires à ces manifestations transcendantes.

Ici, toutes les objections disparaissent. La preuve photographique a une valeur documentaire d'une importance extrême, parce qu'elle montre que la fameuse théorie de l'hallucination est notoirement inapplicable à ces faits. La plaque sensible est un témoin scientifique qui certifie que rame survit à la désagrégation du corps, qu'elle conserve une forme physique dans l'espace, et que la mort n'a pu amener sa destruction.

Que deviennent toutes les déclamations ampoulées sur le surnaturel et le merveilleux devant de semblables résultats ? Il faut avouer que les Esprits ont mis une singulière obstination à contrecairer leurs négateurs. Non contents de se faire voir à leurs parents ou amis, ils sont apparus sur des photographies, et il a bien fallu reconnaître que, cette fois, le phénomène était vraiment objectif, puisque la plaque collodionhée en conservait la trace indélébile. Résumons sommairement, d'après Russel Wallace, Téminent naturaliste, les faits bien constatés (1).

On se moque fréquemment de ce qu'on appelle les photographies spirites, parce qu'on peut facilement en imiter quelques-unes. Mais un peu de réflexion montrera que cette facilité même permet également de se mettre en garde contre l'imposture, puisque les moyens d'imitation sont si bien

(1) Alfred Russel Wallace, les Miracles et le moderne Spiri» tualisme, p. 255 et suivantes.

PHOTOGRAPHIES^ MOULAGES DE FOBMBS D*BSPftIT8 251

connus. Dans tous les cas, on admettra qu'un photographe expérimenté qui fournit les plaques et surveille les opérations, ou les fait lui-même, ne peut être trompé à ce point.

D'ailleurs, un moyen très simple de constater si la figure qui apparaît est bien celle d'un Esprit désincarné, c'est de voir si elle est reconnue par la personne qui pose ou par les membres de sa famille; si oui, le phénomène est réel. C'est le cas de Wallace qui le raconte comme il suit :

< Le 14 mars 1874, je suis allé chez M. Hudson, ayant été invité à le faire, pour la première et la seule fois, accompagné par M"* Guppy comme médium. Je m'attendais à ce que, si j'obtenais quelque portrait spirite, ce serait celui de mon frère aîné, au nom duquel des messages avaient été fréquemment reçus par l'entremise de M"* Guppy ; avant d'aller chez Hudson, j'eus une séance avec M"* Guppy, et j'eus une communication par coups frappés me faisant connaître que ma mère apparaîtrait sur la plaque, si elle le pouvait.

« Je posai trois fois, choisissant toujours ma propre position. Chaque fois, sur l'épreuve négative, une seconde figure apparut conjointement avec la mienne. La première représentait une personne mâle tenant une courte épée ; la seconde, yne personne en pied, se tenant apparemment à mon côté et un peu derrière moi, regardant en bas vers moi et tenant un bouquet de fleurs. A la troisième séance, après m'être placé et après que

la plaque préparée fut mise dans la chambre noire,

je demandai que l'apparition vînt près de moi, et

ONBTBAnON ESPESIMEnTitLE DI l'iMMOBTAUTS

sme plaque montre une figure de femme t tout contre moi et devant moi, de telle e la draperie dont elle est vêtue couvre partie inférieure de mon corps.

va toutes les plaques développées, et, dans es cas, la figure de développement se monornent où le liquide de développement lut ;andi8 que mon portrait ne devint visible ■être vingt secondes plus tard. Je ne reconne de ces figures sur les négatifs, mais au où j'obtins les épreuves, le premier coup montra que la troisième plaque contenait ait incontestable de ma mère, et ressemuit aux traits et à l'expression ; ce n'était ressemblance comme celle existant dans ait pris pendant la vie, mais une ressemuelque peu idéalisée, pourtant toujours i une ressemblance à laquelle je ne pouuéprendre.

Bconde photographie est beaucoup moins ; les yeux regardent vers le bas; levisage spression difierente de celle de la troia telle façon que je conclus d'abord que , une personne différente. Ayant envoyé portraits de femme à ma sœur, elle fut e le second ressemblait beaucoup plus à que le troisième, et qu'en fait il présenboniie ressemblance, bien qu'indistincte, le le troisième avait quelque ressemblance ) comme expression, mais avec quelque nexact à la bouche et au menton. 11 fut que cela était dû, en partie, à ce que le

PHOTOGRAPHIES, 110UÏ.AGËS DE FORBiKS D^ESPRITS i^Z

photographe avait complété les blancs; en effet, lorsque la photographie eut été lavée, elle se trouva toute recouverte de taches blanchâtres, mais meilleure comme ressemblance avec ma mère. Je n'avais pas encore constaté la ressemblance du second portrait quand, Tayant examiné quelques semaines plus tard avec un verre grossissant, j'aperçus tout de suite un trait spécial remarquable du visage naturel de ma mère, savoir: la lèvre et la mâchoire inférieure extraordinairement saillantes...

« Les deux spectres portent un bouquet de fleurs exactement pareil ; il est digne de remarque que, tandis que je posais pour le second groupe, le médium ait dit : < Je vois quelqu'un, et il y a des fleurs. »

Ce portrait fut reconnu aussi par le frère de R. Wallace (1), qui n'est pas spirite.

Si uu médium déclaré qu'il voit un Esprit, alors que les autres assistants ne voient rien, que cet Esprit est à tel endroit, qu'il a une figure, des vêtements dont le voyant fournit la description, et qu'ensuite la plaque photographique confirme en tout point cette description, on ne pourra nier que l'Esprit existe, positivement, à la place indiquée. Voici plusieurs exemples de ces remarquables manifestations.

L'auteur de ces expériences est M. Beattie, de Clifton, dont l'éditeur du British Journal of Pho-^ ^ography, parle en ces termes :

(1) Russe! Wallace, les Miracles et le moderne Spiritualisme^ ^' 'M et suivantes.

254 DÉMONSTRATION EXPÉRIMENTALE DE L'iMMORTALÏTÉ

Quiconque connaît M. Beattie le considère comme un photographe attentif et habile, Tun des derniers honimes du monde pouvant être trompés, du moins dans tout ce qui concerne et se rapporte à la photographie, il est incapable (\e tromper les autres.

M. Beattie a été aidé dans ses recherches par le D' Thomson, docteur-médecin à Edimbourg, qui a fait de la photographie en amateur pendant vingt-cinq années. Ces observateurs ont expérimenté dans l'atelier d'un ami non spiritualiste (mais qui devint un médium au cours des expériences) ; ils usèrent des services, comme médium, d'un négociant avec lequel ils étaient très liés. L'ensemble du travail photographique a été lait par MM. Beattie et Thomson, les deux autres personnes restant assises à une petite table. Les épreuves furent prises par séries de trois, à quelques secondes l'une de l'autre, et plusieurs de ces séries furent prises dans chaque séance. . .

Il y a deux autres épreuves prises, comme toutes les précédentes, en 1872, et dont le médium décrivit toutes les phases pendant l'exposition de la plaque. La première apparition, dit-il, était un épais brouillard blanc ; répreuve sortit tout ombrée de blanc, sans trace d'aucun des modèles. L'autre photographie fut décrite à l'avance, comme devant être un brouillard nuageux, avec une personne au milieu : on ne voit, dans l'épreuve, qu'une figure humaine blanche au milieu d'une surface presque uniformément nuageuse. Durant les expériences faites en 1873, le médium, dans chaque cas, décrivit minutieusement etcori-ectement les apparences qui devaient se montrer ensuite sur la plaque. Dans l'une de cellesci, il y a une étoile lumineuse qui rayonne, de grande dimension, portant au centre un visage humain assez visible. Elle est la dernière des trois sur laquelle une image s'est manifestée, et le tout avait été soigneusement annoncé par le médium.

Dans une autre série de trois, le médium décrivit tout d'abord ce qui suit : « Une lumière derrière lui, venant du parquet » ; ensuite ; « une lumière montant sur le

ACE!' DE POBMES d'eSFIIITS 953

, et provenant ou semblant our la troisième: « la mènie te une colonne montant sur la iusqu'à ses mains, i Alors il brillante lumière, en haut, là I t II fit un geste indicateur avec les décrivaient très fidèlement 'euves, et dans la dernière on nédium montrant une tache lu-dessus de sa It^te.

'une photographie isolée et

)S médiums dit qu'il voyait, sur noire; l'autre médium aperite à côté de la noire. Dans la ^res apparaissent, !■ brillante )eauooup moins distinctement; nsion gréante, avec une figure Jers, et une longue chevelure,

ût pu être faites sans peine Parfois Tingt épreuves cônent rien d'anormal. Il en a t plus de la moitié ont conet. Mais les succès obtenus [u'on s'est donnée. Ils déde : 1° l'existence ohjectiTe té, chez certains êtres ap- ' ces formes invisibles pour

phique de la vue médianihaiite importance, nous ciemprunté à l'ouvrage de

e et Spiritisme, page 67 et

256 DÉMONSTRATION EXPÉRIMENTALE DE l'IMMORTALITÉ

Voici une lettre de M. Bromson Murray (1) publiée dans le Banner of Light du 25 janvier 1873 :

Monsieur le Directeur,

Daps les derniers jours du mois de septembre dernier, jVXmu w.-H. Mumler, de notre ville (BoslOxi) (170, West Springfield street), se trouvant dans un état de transe, au cours duquel elle donnait des conseils médicaux à l'un de ses malades, s'interrompit pour me dire que, lorsque M. Mumler ferait ma photographie, sur la même plaqué il apparaîtrait à côté de mon portrait l'image d'une femme, tenant d'une main une ancre faite de fleurs; cette femme désirait ardemment annoncer sa survivance à son mari, et vainement elle avait cherché jusqu'à présent une occasion de se rapprocher de lui ; elle croyait y arriver par mon intermédiaire. M™e Mumler ajouta : « Au moyen d'une loupe, ou pourra distinguer sur cette plaque les lettres : R. Bonner, x Je lui demandai en vain si ces lettres ne signifiaient pas Robert Bonner.Au moment où je me préparais à poser pour avoir ma photographie, je tombai en transe, ce qui ne m'était jamais arrivé; M. Mumler ne réussit pas, malgré tous ses efforts, à me mettre dans la position voulue. Il lui fut impossible de me faire rester droit et de m'appuyer la tête contre le support. Mon portrait fut par conséquent pris dans la situation que l'épreuve indique, et, à côté, ' apparut la figure de femme avec l'ancre et les lettres composées de boutons de fleurs, ainsi que cela m'avait été prédit. Malheureusement je ne connaissais personne du nom de Bonner,personnequi pût reconnaître l'identité" de la figure photographiée.

De retour dans la ville, je racontai à plusieurs personnes ce qui était arrivé; l'une me dit avoir récemment

(1) rVst un spiritualiste de New- York, bien connu, qui n'appartient pas à la catégorie des personnes croyant aveuglément à tout ce que l'on dit être des phénomènes médianimiques; il a fait partie de plusieurs commissions qui ont démasqué les impostures de soi-disant médiums. (Noie de M. Aksakof.)

PHOTOGRAPHIES, MOULAGES DK FORMES d'eSPRITS 257

rencontré un M. Bonner, de Géorgie ; elle désirait lui faire voir la photographie. Quinze jours plus tard, elle me fit prier de passer chez elle. Quelques instants après, un voisin entra: c'était un M.Robert Bonner. Il me dit qae la photographie était celle de sa femme, qu'il Tavait vue chez la dame en question, et trouvait la ressemblance parfaite. Presque personne ne conteste d^illeurs la ressemblance que cette photographie présente avec un portrait de M"® Bonner fait deux ans avant sa mort (1).

M. Bonner obtint encore la photographie de sa femme décédée, dans une pose désignée à Ta vance, par un médium de New- York qui ne la connaissait pas, non plus que le photographe qui était à Boston.

Le journal le Médium, de 1872, relate aussi une photographie d'Esprit obtenue en môme temps que le médium le déclarait :

Au moment où la plaque allait être découverte, M"^ Connant (le médium) se tourna vers la droite en s'écriant: « Oh î voilà ma petite Wash-Ti ! >^ (une petite fille indienne qui se manifestait très souvent par son entremise), et elle étendit vers elle sa main gauche, comme pour lui prendre la main. On voit sur la photographie la figure parfaitement reconnaissable de la petite Indienne, avec les doigts de la main droite dans la main de M"® Connant. Ici, nous avons donc la photographie d'une figure astrale, signalée et reconnue par le sujet sensitifaixx moment de l'exposition. C'est une autre

(1) Voir à la fin du Vnre d'Aksakof les portraits Itiiidiquos de l'esprit de cette dame, dans difl'érentes poses, et son portrait pendant la vie.

DËMO.NSTBATtON KXFËHIHBNTALE DE l'iHHOHTALITË

irmatiOD des expériences de M . Beattie.

MIS |)Ourrrins multiplier le nombre des citations Diables, mais l'exiguïté de notre cadre nous ce a. renvoyer le lecteur aux ouvrages cités èminent naturaliste et du savant russe. Nous is reproduit dans un travail précédent (1) la «graphie d'un Esprit obtenue en pleine uritft par M. Aksakof, assisté du médium it^ton ; nous verrons tout à l'htîure le grand licien anglais William Orookes prendre, lui L, une série de photographies d'une forme irialisée.

aminons un autre aspect du phénomèoe.

lEINTES ET MODLAGES DE FORMES MATÉRIALISÉES.

S cas d'apparitions de doubles de personnes ites ou d'Esprits se manifestant après leur . terrestre, rapportés et contrôlés parla Société '.echercltes psychiques, sont des manifestations es, réelles mais relativement assez rares, et se uisant dans des circonstances si exceptions. qu'il était difficile d'en faire une autre anaqne celle résultant du récit véridique de nement. Les spirites, qui sont depuis longs familiarisés avec ces phénomènes, ont fait étude minutieuse de tous les genres possibles ommuntcation des Esprits avec nous. Parnai

'je PhÉnoniène spii-ile. Voir pour ces cxporipiicfs etcdles téns aux deux pnragraphcx suivants, le chapitre intitulé : isme Iranscendanlal.

rj'

les plus remarquables, on peut citer les empreintes diverses, laissées dans des substances molles ou friables, par les êtres de Tespace, pendant les séances où on les évoquait. Résumons en quelques mots ces expériences si probantes, sur lesquelles nous reviendrons dans le chapitre suivant.

Les sceptiques prétendent qu'on ne peut être certain de n'avoir pas été halluciné, en constatant la présence d'une apparition, que si la forme laisse une trace de son passage qui subsiste après la disparition de rimage.

Les faits suivants répondent à ce desideratum.

Zœllner, le* remarquable astronome allemand, obtint, sur des feuilles de papier noircies et placées entre des ardoises posées sur ses genoux, deux empreintes, Tune d'un pied droit, l'autre d'un pied gauche, sans que le médium eût touché aux ardoises. Dans une autre circonstance, le papier noirci fut placé sur une planchette, une empreinte de pied s'y imprima, elle avait quatre centimètres de moins que celui de Slade (1). Dans un vase rempli de fleur de farine, l'impression d'une main fut trouvée, avec toutes les sinuosités de l'épiderme distinctement visibles.

•Nous avons toujours fait remarquer que les apparitions ressemblent trait pour trait aux personnes dont elles sont le dédoublement ; nous ferons observer que les Esprits qui se matérialisent ont momentanément un corps physique identique à un

(1) Slade était le médium ; c'est lui qui prêta plus tard son concours au D*" Gibier. Voir le Spiritisme ou Fakirisni^ occidental, où ces expériences sont relatées.

260 DÉMONSTRATION EXPÉRTMENTALE DB l'iMMORTALITÉ

corps matériel ordinaire, car les empreintes qu'ils laissent offrent une similitude parfaite avec celles que produiraient les mêmes parties d'un corps vivant.

Le professeur Chiaïa, de Naples, avec l'aide d'Eusapia Paladino, eut Tidée de se munir de l'argile des sculpteurs, et l'Esprit imprima son visage sur cette matière plastique. En coulant du plâtre dans l'empreinte ainsi obtenue, il fut en possession d'une belle tête d'homme,à l'expression mélancolique (1).

En Amérique, des résultats du même ordre furent constatés, et même on découvrit un moyen nouveau d'obtenir des reproductions fidèles des apparitions. En faisant fondre de la paraffine dans de l'eau chaude, elle monte à la surface. On prie l'Esprit d'y tremper, à plusieurs reprises, la partie du corps qu'on désire conserver, et en se dématérialisant, lorsque cette enveloppe est sèche, l'apparition laisse un moule parfait. Il n'y a plus qu'à couler du plâtre à l'intérieur pour avoir un souvenir durable de l'Esprit désincarné. Donnons ici le récit d'une de ces séances. Nous le reproduisons d'après M. Aksakof, le savant russe bien connu (2).

« Pour compléter les expériences de M. Reimers, j'y joindrai le procès-verbal d'une séance qui eut lieu à Manchester le 17 avril 1876 et dont rendit

(1) Revue spirite, 1887, p. 4*27. Voir aussi les expériences du D"^ Vizani-Scozzi avec Eusapia-Paladina, Revue scientifique et morale du Spiritisme, septembre et octobre 1898.

(2) Voir Animisme et Spiritisme, du savant russe, où sont consignées un grand ûombre d'observations rigoureuses]

compte tfie SpirituaUst du 12 mai suivant; une traduction allemande en a paru dans Psychische Studien, 1877, pp. 550-553. Parmi les cinq témoins, MM. Marthèze,OxIey etReimers me sont personnellement connus comme les plus dignes de créance :

« Nous, soussignés, certifions par la présente les faits suivants qui se produisirent en notre présence dans rhabitation de M. Reimers, le 17 avril 1875. Nous pesâmes soigneusement trois quarts de livre de paraffine, la mîmes dans une cuvette et y versâmes de Teau bouillante, ce qui la fondit bientôt. Si une main est plongée plusieurs fois dans ce liquide, le dépôt de paraffine refroidi forme un moule parfait. Ce vase, ainsi qu'un autre renfermant de Teau froide, fut placé dans un coin de la chambre. Deux rideaux de six pieds de haut et de quatre de large, suspendus à des tringles, formaient un cabinet carré ayant à chaque extrémité des ouvertures de quinze pouces de largeur; le mur étant séparé de la maison suivante, et le cabinet étant presque rempli par les meubles, ridée de trappe ne pouvait être émise, le plancher aussi était couvert de vases, chaises, etc.

i< Une dame de nos amies, douée de ce mystérieux pouvoir appelé médiumnité, fut enveloppée dans un filet (Couvrant la tête, les bras, les mains, et le ruban passant dans les coulisses fut serré aussi fort que possible, ensuite noué ; on inséra en outre un morceau de papie^r qui serait tombé si le nœud eût ' été défait. Tous les témoins furent d'accord qu'il était impossible au médium seul de se délivrer sans se trahir. En cet état, elle fut conduite dans

262 DÉMONSTRATION EXPÉRIMENTALE DE t'iMMORTAtlTÉ

le coin du cabinet qui était, à part la chaise, vases et bibliothèque, parfaitement vide. Il n'y avait rien de visible près de ces objets que nous examinâmes à la pleine lumière du gaz.

« La chambre fut fermée. Nous baissâmes le gaz, mais il était encore possible de distinguer quelque chose dans la chambre, et nous nous assîmes à une distance de quatre à six pieds du rideau. Après quelque temps passé à chanter ou à faire de la musique, une figure apparut à l'ouverture de face et se mut jusqu'à l'autre. Sa belle et brillante couronne, sacoifle blanche^ et autour du cou soa ruban noir auquel pendait une croix d'or, furent vus, distinctement, également par tous les assistants. Bientôt une autre figure féminine apparut aussi avec une couronne visible se montrant en. même temps que la première, et, s'élevant audessus du cabinet vers le plafond, elle salua gracieusement les assistants. Une très forte voix d'homme sortant du coin annonça leur essai de faire des moules.

« Alors la première figure apparut de nouveau a l'ouverture, faisant signe à M. Ma^thèze d'approcher pour lui serrer la main, elle prit l'anneau de son doigt, et M. Marthèze vit en même temps le médium dans le coin opposé enveloppé du filet. La figure, toutefois, s'évanouit rapidement dans la direction du médium.

< M. Marthèze s'étant rassis, la voix du cabinet demanda quelle main nous désirions, et peu après M. Marthèze fut de nouveau mandé à l'ouverture pour recevoir le moule d'une main gauche; eu

PHOTOGRAPHIBS, MOULAGES DE FORMES d' ESPRITS 263

rinspectaat, oa découvrit la bague à Tun des doigts du moule. M. Reimers fut alors appelé et reçut de la même manière la main droite destinée à ses savants amis de Leipzig, d'après le vœu qui en avait été expressément formulé. Ensuite, on entendit tousser le médium ; sa toux avait été supprimée tout le temps (plus d'une heure), cela avait donné lieu à des craintes d'insuccès, tellement au début les accès avaient été violents. Quand elle sortit du cabinet, nous examinâmes les nœuds, et... et nous trouvâmes le tout dans le même état qu'antérieurement. Nous enlevâmes toute la paraffine restant dans le vase, et, la pesant conjointement avec les deux moules obtenus, nous trouvâmes un peu plus de trois quarts de livre, ce petit excédent étant dû à l'eau adhérente à la paraffine, comme cela fut constaté en la secouant bas. La proportion d'eau des moules rendait parfaitement compte du reste ; ceci termina nos expé riences.

« Les mains obtenues diffèrent considérablement sous tous les rapports de celles du médium, mais toutes montrent les petites marques (fort bien révélées par des verres grossissants) d'une petite main, de la même individualité qui nous a plus d'une fois donné des moules dans les mêmes conditions expérimentales.

« Ont signé : MM.

c( J. N. Tiedman Marthèze, Palmeira

square, Brington ; « Christian Reiniers, 2, Ducie avenue Oxford road, Manchester;

264 DÉMONSTRATION EXPÉRIMENTALE DE l'IMMOUTALITÈ

« William Oxley, 65, Burwen road, Manchester;

« Thomas Gaskell, 09, Oldham road, Manchester ;

« Henry Marsh, Birch cottage, Fairy lane , Bury new-road, Manchester. »

On remarquera que toutes les précautions sont prises par les expérimentateurs spirites pour se mettre à Tabri d'une cause d'erreur quelconque, provenant de leur fait ou de celui du médium. Ces expériences ou d'autres analogues, fréquemment répétées, ont permis d'avoir des centaines de moulages reproduisant des parties diverses des matérialisations d'Esprits de tout âge et de tout sexe. Dans toutes les expériences, ce sont bien des membres semblables à ceux qu'on obtiendrait par la même opération, pratiquée sur des vivants.

M. de Bodisco, chambellan du czar, a publié (1) . de curieuses expériences de matérialisations faites avec un médium. M"** K.

4i Je n'hésite pas, dit-il, à déclarer que le corps astral ,ou psychique) est le plus importait de tous les corps dans la nature^ malgré la persistance des sciences expérimentales à l'ignorer. Ce corps est gouverné par des lois dont l'étude portera la lumière dans bien des cœurs, cherchant à être consolés par une preuve réelle de la vie future. Ce corps constitue la seule partie du corps humain qui

(1) U Initiation, n*' de février 1888. Voir aussi son ouvrage : Traits de luniicre^ Chamnol, éditeur.

soit impéinssaUe, c'est le zoo-éther, ou matière primordiale, ou force vitale. »

Quatre photographies ont été prises par M. de Bodisco; elles montrent les divers états de matérialisations, depuis l'apparition astrale ou psychique entourant le corps du médium, jusqu'à la condensation d'une forme dont on ne voit que la tète, le reste du corps semblant drapé dans une sorte de gaze. A côté de la forme, on aperçoit le corps du médium en léthargie sur le fauteuil.

Les phénomènes de matérialisation sont les plus hautes et les plus irréfragables démonstrations de l'immortalité.

Yoir un être vivant apparaître sous les yeux des assistants avec une forme corporelle, le voir causer, marcher, écrire puis disparaître, soit instantanément, soitpar degrés souslesyeuxdes observateurs, c'est certainement le plus captivant et le plus étrange des spectacles. Pour un incrédule ceci dépasse les bornes de la vraisemblance et il ne faut pas moins que des preuves physiques irréfutables pour que le phénomène ne soit pas mis sur le compte de la fraude ou de l'hallucirirition.

l^'ort heureusement, il existe un bon nombre d'observations faites par des hommes impartiaux et possédant la froideur et la compétence nécessaires pour donner à ces faits l'appui de leur autorité .

[itXOKSTRATiON EXPËRIHEMALE DB L'iUflORTALITe

Aksakof a fait en compagnie du médium igton, une série d'oxpériencesdans lesquelles lus minutieuses précautions furent prises et

fut possible d'arriver â des résultats tout à nattaquables au point de vue scientifique. Le i nombi'e de matières que nous avoos à traious oblige, bien à regret, à renvoyer le locaux ouvrages originaux où ces cas sont lonlent exposés. On consultera avec iruit ^Inïle et Sptritism? d'AksakoE ; Essai de Spiri- : scientifique de Metzger ; Après la mort de

Denis et le Psyc/iiwie ex/7èrimenial d'Erny.

, nous désirons donner quelques renseignes peu con:ius sur la célèbre Katie King dont tence a été mise hors de doute par les lux , désormais classiques , de William kes, consignés dans son livre; liecherches ■•imentales sur le Spiritisme. Nous nous seris des études publiées dans la Reoue spirite (i) A'" de Laverssy, en abrégeant le plus possi- ::ette intéressante traduction de l'ouvrage !S Sergent, paru à Boston en 1875.

lucoup de personnes pi'u au courant de la atui'e spirite, s'imaginent que l'esprit de I King ne fut examiné que par William les ; mais nous allons voir qu'il existe un grand nombre d'attestations relatives à son jnce, émanant de témoins bien connus dans )ude littéraire et scientifique. Lorsque l'ili chimiste eut à vérifier la médiumnité de miss

Cook, il y avait déjà longtemps que Katie se matérialisait. Les grands médiums, qui sont si rares, ne se manifestent pas d'emblée. Il faut un certain temps pour arriver à produire des phénomènes physiques. D'un côté le médium a besoin d'entraînement, et de l'autre l'Esprit qui dirige les manilestations est obligé de s'exercer longuementpour manipuler les fluides subtilsavec la plus grande précision Miss Cook, en 1872, avait seize ans. Depuis sa plus tendre enfance elle voyait des Esprits et entendait des voix ; mais comme elle était seule à constater ces faits, ses parents n'avaient aucune conflance dans ses récits. Après, avoir assisté à des séances spirites, on apprit que la jeun<' fille était médium et qu'elle obtiendra t les plus belles manifestations. M. et M'"^ Cook s'y opposèrent <J'abord. Cependant, après nvoir été hantés par les ^Pits, ils se décidèrent à céder au désir des acteurs invisibles, et c'est alors qu'eurent lieu des phénomènes tout à fait probants.

Le 21 avril 1872, dit M. Harrison dans le journal ^B Spiritualiste, un incident curieux se produisit. Tt;ut à coup on entendit frapper sur les vitres, on ouvrit la fenêtre et les volets sans rien découvrir. La voix d'un Esprit se fit alors entendre s'écri;»nt : « Monsieur Cook, il laut débarrasser la gouttière, si vous ne voulez pas que les fondations <le votre maison soient attaquées. La gouttière 6st engorgée. » Fort étonné, il [fit un examen immédiat C'était vrai ! il avait plu et la cour delà maison était remplie d'eau qui avait débordé. I^ei'sonne n'était instruit de cet accident avant

268 DÉMONSTRATION EXPÉRIMENTALE DE l'iMMORTALITÉ

que l'Esprit ne Feùt annoncé de cette façon remarquable, tin suivant la marche de la médiumnité de miss Cook, on assiste au déveioppement de la série des phénomènes qui se produisent successivement, en devenant chaque jour plus puissants, pour aboutir à la matérialisation de Katie. Voici la première séance où elle se montre.

Jusqu'alors, les séances avaient eu lieu dans l'obscurité. M. Harrison voulut remétiier à cet état de choses et fit plusieurs essais chez M. Cook avec des lumières différentes. Il obtint une lumière phosphorescente au moyen d'une bouteille chauffée, revêtue intérieurement d'une couche de phosphore, mélan<^ée avec l'huile de clous de girofle. Grâce à ce luminaire, on pouvait voir ce qui se passait pendant la séance obscure. Le 22 avi'il 1872, M"^" Cook, les enfants, la tante et Iri domestique se réunirent et TEsprit de Katie King se matérialisa partiellement. Miss Cook ne dorm:iit pas ninsi que cela l'ésulte de la lettre qu'elle adressa à M. î'arrison le leniemain. Voici ce récit :

Dans l'apivs-midi, hier, Katie King nous dit qu'elle essaierait de produire! quelques phénomènes, si toutefois nous consentions à faire un cabinet noir à l'aide de rideaux. Elle ajouta qu'il fallait lui donner une bouteille d'huile phosphorescente, parce qu'elle ne pouvait prendre* le i)hosphor(» nécessaire sur moi, à cause du peu de développement de ma médiumnité; elle désirait éclairer sa ligure pour se rendre visible.

Enchatitée de Tidé'e, je lis les préparatifs nécessaires; out fut prêt à huit heures et demie, hier soir; ma

mère, ma tante, les enfants et la bonne prirent place dehors, sur les marches de Fescalier. On me laissa toute seule dans la salle à manger (je n'étais pas fiôre, car j'étais très effrayée).

Katie vint se montrer h l'ouverture du rideau; ses lèvres s'agitèrent et enfin elle put paMer. Elle causa avec maman pendant quelques minutes; tout le monde a pu voir le mouvement de ses lèvres. Gomme je ne la voyais pas bien de ma place, je lui demandai de se tourner vers moi. L'Esprit me répondit : « Certainement, je veux bien. » Alors je vis que le haut de son corps, seulement était formé jusqu'au buste, le reste de l'apparition était comme un nuage, vaguement lumineux.

L'Esprit Katie commença, après quelques instants d'attente, par apporter quelques feuilles fraîches de lierre; il n'y en avait pas de pareilles dans notre jardin. Puis on vit paraître, hors du rideau, un bras et une main tenant la bouteille lumineuse. Une figure se montra la tète couverte d'une quantité de draperies blanches. Katie approcha la bouteille de sa figure et nous l'aperçûmes tous, distinctement. Elle resta deux minutes, puis elle disparut. La figure était ovale, le nez aquilin, les yeux vifs et la bouche fort jolie.

Katie dit^ à maman de bien la regarder, car elle savait qu'elle avait un air lugubre. Pour ma part, j'étais très impressionnée lorsque l'esprit s'approcha de moi ; j'étais trop émue pour parler, ou même faire un geste. La dernière fois qu'elle se njontra au rideau, elle resta cinq bonnes minutes et chargea maman de vous demander de venir ici un jour de cette semaine... Katie King termina la séance en appelant la bénédiction de Dieu sur nous. Elle t*émoigna sa joie d'avoir pu se montrer à nos yeux M. Harrison se rendit à l'invitation de Katie le 25 avril ; la seconde séance de matérialisation eut lieu devant lui. Il prit des notes intéressantes qu'il

ION EXPËRIMEHTALe nS L IMMORTALITÉ

journal iThe SpirUualistJ : en voici des

DE M. Harrison. — a Une séance eut chez M. Cook, en ma présence. Le méétait assise dans un cabinet obscur. On r, de temps en temps ; l'esprit Katie téter qu'elle avait fabriqué avec lequel elle colter, autour du médium, les fluides néle matérialiser complètement. Elle frotédium avec !e tissu qu'elle tenait. La ivante à voix basse eut lieu entre le mé-

— Allez-vous-en, Katie, je n'aime pas à

! soyez pas sotte, ôtez ce que vous avez gardez-moi. {Elle frictionnait toujours.)

- Je ne veux pas. Laissez-moi Katie. Je is, vous me faites peur.

e vous êtes sotte. {Elle frictionnait tout

— Je ne veux pas me prêter à ces maniles aime pas, laissez-moi tranquille.

)us n'êtes que mon médium, et un mésimplc machîTie dont les Esprits se

- Eh bien ! Si je ne suis qu'une machine, être effrayée de la sorte, .\llez-vous-en.

soyez pas étourdie, n

cette conversation que l'apparition ubie du médium, puisque la volonté la jeune bile est en opposition absodu fantôme qui est devant elle. M""" utre médium célèbre (1), résolut de ace. Au Pays des Ombres.

ne plus tomber en transe pendant les manifestations et elle y réussit, ce »{ui mor.tre Tindépendance de son individualité psychique pendant les manifestations. M. Harrison put voir le phénomène se développer à des séances ultérieures, il en donne le témoignage suivant :

«r La figure de Katie nous apparut, toute sa tète enveloppée de blanc, afin, dit-elle, « d'empêcher le fluide de se disperser trop vite. » E)le nous déclara que sa figure seulement était matérialisée ; tout le monde put voir ses traits distinctement. On remarqua que ses yeux étaient fermés. Elle se montrait pendant une demi-minute puis disparaissait. Après elle me dit : « Villie, regardez-moi sourire, regardez-moi parler » ; alors elle s'écria : « Gook, augmentez la lumière. » On s'empressa de lui obéir, et chacun put voir la figure de Katie King, brillamment éclairée; elle avait une figure jeune, jolie, heureuse, des yeux vifs quelque peu malicieux. Son visage n'était plus mat et indéterminé, comme lors de sa première apparition, le 22 avril, parce que, disait Katie, « je sais mieux comment il faut faire. » Lorsqu'on vit apparaître la figure de Katie, en pleine lumière, ses joues semblaient colorées naturellement ; tous les assistants s'écrièrent : « Nous vous voyons parfaitement à présent. » Katie témoigna sa joie, en avançant son bras hors du rideau et en frappant contre le mur avec un éventail qu'elle avait trouvé à sa portée. »

Les séances continuèrent avec succès. Les forces de Katie King s'augmentèrent de plus en plus, mais pendant longtemps elle ne permit qu'une faible lumière pendant qu'elle se matérialisait. Sa tète était toujours entourée de voiles blancs, parce qu'elle ne la formait pas d'une manière complète, afin d'user moins de fluide et de ne pas fatiguer le médium. Après un bon nombre de

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séances, Katie réussit à montrer, en pleine lumière, sa figure découverte, ses bras et ses mains.

A cette époque, miss Cook était presque toujours éveillée pendant la présence de l'Esprit ; mais quelquefois, quand le temps était mauvais, ou que d'autres conditions étaient dé^'avorables, miss Cook s'endormait sous l'influence spirite, ce qui augmentait le pouvoir, et empêchait l'activité mentale du médium de troubler l'action des forces magnétiques. Dans la suite, Katie ne parut plus sans que le médium fût enircmsé. Quelques séances eurent lieu pour obtenir l'apparition d'autres Esprits ; mais on dut faire ces séances avec très peu de lumière et elles furent moins parfaites que celles où Katie se montrait ; cependant on constata l'apparition de figures connues dont l'authenticité fut bien prouvée. Nous verrons tout à l'heure le témoignage de M"»^' Florence Marryat, l'écrivain bien connu.

Dans une séance, qui eut lieu le 20 janvier 1873, à Hackney, sa figure se transforma, et de blanche elle devint noire, en quelques secondes; cela eut lieu plusieurs fois de suite ; pour montrer que ses mains n'étaient pas mues mécaniquement, elle fit une couture au rideau qui s'était déchiré. Dans une autre séance, le 12 mars et au même endroit, les mains de miss Cook furent attachées avec des liens sur lesquels on apposait des cachets de cir(». Katie King se montra alors, à une certaine distance, en avant du rideau, les mains complètement libres.

On le voit, ce n'est ({u'à la suite de longues expériences, très imparfaites d'abord, et se complétant successivement, que l'esprit de Katie King acquit le développement qui lui permit de se manifester libre, en pleine lumière, sous une forme humaine, en dehors et en avant du cabinet noir, devant un cercle de spectateurs émerveillés.

A partir de ce moment, des contrôles très sévères

furent organisés et c'est après avoir étudié avec toute la rigueur possible que M. Benjamin Goleman, le docteur Gully, le docteur Sexton, proclamèrent la réalité de ces manifestations transcendantes. Plusieurs photographies de Katie King furent prises à la lumière du magnésium, elle était complètement matérialisée, debout, dans la salle, dans des conditions de contrôle très sévères. Dès les débuts de la médiumnité de miss Cook,M. Gh.Blackburn, de Manchester, avec une sage Ubéralité, lui fit une donation importante qui assura son existence ; il agit ainsi pour l'avancement de la science. Toutes les séances deniisi} Cook furent données gratuitement.

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