‹ L'ame est immortelle: démonstration expérimentaleChapitre 67 sur 99 · LE CAS DE M°»® LIVERMORE · texte numérisé non relu

LE CAS DE M°»® LIVERMORE

Les apparit'Ons de Katie King ont été si nombreuses et si souvent observées qu'il n'est pas pos-

(l) William Crookes, Recherches sur le Spiritualisme ^ fin.

PHOTOGRAPHIES, MOULAGES DE FORMES D'eSPRITS 385

sîble de clouter un instant que ce soit un Esprit qui se manifestait ainsi, mais comme elledéclarait . avoir vécu jadis sous le nom d'Annie Morgan, sous Charles P% il n'était pas possible de vérifier son identité. Nous avons constaté que Florence, la fille de Mme Marryat, s'est fait reconnaître grâce à un signe particulier de la lèvre; nous allons voir, d'après M. Aksakof (1), qu'il serait impossible de trouver un cas plus concluant, plus parfait comme preuve d'identi'é de l'apparition d'une forme matérialisée, que celui que nous présente le cas d' a Estelle », déc**^dée en 1860, à son mari, M Livermore, dont nous avons déjà cité le nom au sujet des matérialisations de Katie King.

Cette observation réunit toutesles conditions pour devenir classique; elle répond àtoutes les exigences de la critique. On peut en trouver le récit détaillé dans The Spiritual Magazine de 1861, dans des articles de M. B. Coleman, qui en tenait tous les détails directement de M. Livermore (ils ont été ensuite publiés sous forme d'une brochure intitulée : Spiritualism in America^ Londres, 1861) et enfin dans l'ouvrage de Dale Owen, Debetahle Land^ qui en a emprunté les détails au manuscrit de M. Livermore.

La matérialisation de la même figure a continué pendant cinq ans^ de 1861 à 1866, durant lesquels M. Livermore a eu 388 séances avec le médium Kate Fox et dont les détails ont été

(1) Animisme et Spiritism^ey p. 610 et suiv.

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enregistrés par M. Livermore dans un journal • Elles ont eu lieu dans une complète obscurité. M. Livermore était, le plus souvent, seul avec le médium dont il tenait les deux mains pendant toute la séance. Lemédiumétait tout le temps dans son état normal et témoin conscient de tout ce qui se passait,

La matérialisation visible de la figure d'Estelle fut graduelle ; ce n'e^t qu'à la quarahte-troisième séance que son mari put la reconnaître, au moyen d'un éclairage intense, de source mystérieuse, dépendant du phénomène, et généralement sous la direction d'une autre figure qui accompagnait Estelle et l'aidait dans ses manifestations. Cette deuxième apparition se donnait le nom de Franklin.

Depuis lors, l'apparition d'Estelle devint de plus en plus parfaite et put supporter même la lumière d'une lanterne apportée par M. Livermore. Heureusement pour l'appréciation du fait, la figure ne put parler, sauf quelques mots qu'elle prononça, et tout le côté Intel ectuel de la manifestation dut revêtir une forme qui laissa des traces à jamais persistantes. Il s'agit des communications excessivement nombreuses écrites par Estelle elle-même; elles furent toutes, au nombre d'une centaine, reçues sur des cartes que M. Livermore apportait et marquait lui-même ; pendant que cette apparition écrivait, M. Livermore, tenant les mains de Kate Fox, pouvait voir parfaitement la main et toute la figure de celle qui écrivait.

L'écriture de ces communications est une par-

faite reproduction de l'écriture de M^^ Livermore vivante. Dans une lettre de M. Livermore à M. B. Goleman de Londres, dont il avait fait la connaissance en Amérique, nous lisons: «Nous vevons enfin d'obtenir des lettres datées. La première de ce genre, du vendredi 3 mai 1861, était écrite très soigneusement et très correctement; et Tidentité de récriture de ma femme a pu être établie d'une façon catégorique par des comparaisons minutieuses ; le style et l'écriture de « Tesprit » sont pour moi des preuves positives de Tidentité de l'auteur, même si on laisse de côté les autres preuves encore plus concluantes que j'ai obtenues. » Plus tard, dans une autre lettre, M. Livermore ajoute: <c Son identité a été établie de façon à ne laissersubsister aucun doute : d'abord par son apparence, ensuite par son écriture, et enfin par son individualité mentale, sans parler de nombreuses autres preuves qui seraient concluantes dans les cas ordinaires, mais dont je n'ai pas tenu compte, sauf comme preuve à l'appui . »

Le témoignage de M. Coleman confirme celui de M. Livermore et des spécimens de l'écriture d'Estelle de son vivant, et après sa mort, ont été publiés dans le Spiritual Magazine en 1861. L'écriture est certainement une preuve absolue et tout à fait concluante de l'identité del'être qui se matérialise, car c'est une sorte de photographie de la personnalité, dont elle a toujours été considérée comme l'expression fidèle et constante. Outre cette preuve matérielle et intellectuelle, nous en trouvons encore une autre dans plusieurs communications

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écrites par Estelle en français, langue complètement inconnue du méJium. Voici à ce sujet le témoignage décisif de M. Livermore: «Une carte que j'avais apportée moi-même tut enlevée de mamaiû et après quelques instants elle me fut vis blement rendue. J'y lus un message admirablement écrit en pur français. Ma femme connaissait très bien le français ; elle récrivait et le parlait co« rectrment, tandis que miss Fox n'en avait pas la moindre nation » (1).

M. Aksakof, si difficile en fait de preuves, écrit: « Nous trouvons ici une double p?*euve (TidentUéy elle est constatée non seuleme.it par l'écriture en tous points -emblable à celle «Ju défunt, mais encore dans une langue inconnue du médium Le cas est extrèmeme .i important et présente à nos yeux une preuve ^'identité absolue. »

Là c- ssation des manifestations d'Estelle par la voie de la matérialisation présente un rapprochement remarquable avec la fin des apparitions de Katie, Not»s lisons dans Owen : « C'est à la j^éance n* 388, le 2 avril 1806, que la forme d'Estelle apparut pour la dernière lois. D.e ce jour, M. Livermore n'a plus revu la figure bien conniie de ui, quoiqu'il eïj ail reçu jusqu'au moment où j'tcris (1871), de nombreux messages pleins de sympathie et d'aflection.

Il nous paraît bien établi que l'immortalité ressort avec ^ ne complète évidence de ces manitestations suggestives. Les iheoi ies les plus osées ne

(1) Le Spiritualisme en Amérique^ p. 34.

PfiOTOGRAPHlESy MOUUGIS DK FORHfiS D*ESPRITS 88^

pourront lutter contre des faits de cotte nature, qui nous assurent à eux seuls cette vie d'Outre-tombe dont l'existence était rendue plus que probable par tous les autres genres de communications entre les hommes et les Esprits.

RÉSUMÉ

Dans le trop court exposé que nous venons de mettre sous les yeux du lecteur, nous n'avons pu reproduire qu'un seul récit concernant chacun des cas typiques, que nous aurions voulu énumérer en plus grand nombre. Il est d*,allleurs facile de consulter les ouvrages cités, et de se convaincre que la quantité de témoignages authentiques, relatant des cas d'apparitions de vivants ou de morts, est considérable. La plupart émanent de personnes absolument dignes de foi, n'ayant aucun intérêt à tromper, et la véracité de ces affirmations a de plus été contrôlée, avec tout le soin possible, par des hommes savants, prudents et impartiaux; mais en supposant même que quelques-uns de ces rapports soient faux:, d'autres inexactement reproduits, il en reste un nombre suffisant pour établir la certitude du

DÉDOUBLEMENT DE L'ÊTRE HUMAIN ET DE LA SUR- VIVANCE DE t/aME APRÈS LA MORT.

Il nous a été facile de constater, dans presque toutes les narrations, que le corps dormait pendant que l'esprit manifestait au loin sa présence» La réalité de l'âme, c'est-à-dire du moi pensant

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et volontaire, en même temps que son individualité distincte du corps, s'affirment comme des corol* laires obligés du phénomène de dédoublement.

Nous avons observé, en effet, par des témoignages précis comme ceux de Varley, du jeune graveurcité par le D' Gibier et par les casdeNewnham et de Sophie, quependant le sommeil, l'âme humaine peutse dégager et manifester son autonomie ; elle est donc distincte de l'organisme matériel et il est impossible d'expliquer ces phénomènes psychologiques par une action du cerveau, puisque le sommeil est, suivant le science, caractérisé par la disparition de l'activité psychique (1).

Ce moi qui se déplace n'est pas une substance incorporelle, c'est un être bien défini, qui a une enveloppe reproduisant les traits du corps ; et lorsqu'il se fait voir, c'est grâce â cette identité absolue avec l'enveloppe charnelle, qu'on peut le reconnaître.

Le degré de matérialité du périspritest variable: tantôtc'estunsimple brouillard blanc qui dessineles traits en les atténuant; d'autres fois, il a des contours très nets et semble un portrait animé; enfin il arrive aussi qu'il se montre avec tous les caractères de la réalité, etron constate qu'ilasuffisamment de tangibilitépourexercerdesactionsphysiquessurlamatière inerte, et pour déceler l'existence d'un organisme interne semb lable à celui d'un individu vivant.

(1) Voir la thèse du D»' Pupin : le Neurone et les Hypothèses histologiques sur son mode de fonctionnement. Théorie histolo" gique du sommeil (cité par le D»" Gyel dans son livre : VEtre subconscient).

RÉSUMÉ 294

La distance qui sépare le corps de son âme a*iii* flueenrieasurrintensité des manifestations. Nous en avons vu plusieurs exemples tout à fait probants.

Cette enveloppe de Tâme, qui n'accuse son existence distincte du corps que dans des circonstances assez rares, s'y trouve cependant à i*ètat normal, comme l'indiquent les expériences sur l'extériorisation de la sensibilité, et Taction des 'médicaments à distance. D'ailleurs, la certitude de la coexistence du corps et du périsprit résulte de la survivance de ce dernier à la destruction de l'enveloppe charnelle. Cette immortalité est établie par des expériences variées, offrant toutes des caractères qui imposent la conviction.

Les apparitions de morts ou de vivants sont identiques ; elles agissent de la même façon, elles produisent les mêmes effets, donc la cause à laquelle elles sont dues est la même : c'est l'âme dégagée du corps. Il faut noter qu'il ne pourrait en être autrement, puisque, dans les deux cas, elle est libérée de sa prison charnelle.

Si donc nous découvrons, dans les apparitions des morts, des caractères qui n'avaient pas été mis en évidence dans les apparitions de personnes vivantes, nous pourrons conclure légitimement que le double humain les possède aussi.

La continuité qui existe entre tous les phénomènes de la nature nous permettra de saisir la liaison qui existe entre les manifestations de l'âme produites par son action à distance et celles qui sont dues à sa sortie du corps. Transmission de pensée ;

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télépathie ; extériorisation partielle ; dédoublement sont des phénomènes qui forment une chaîne ininterrompue, une gradation des pouvoirs animiques*

Les circonstances qui accompagnent les apparitions de vrivants sont, en général, suffisamment démonstratives par elles-mêmes, pour établir l'objectivité du fantôme. Nous avons mis en évidence ce caractère dans tous les cas cités, mais il n'a pas été possible d'en donner des preuves absolues, cea phénomènes,* par leur rareté, leur spontanéité^ s'opposant à toute enquête méthodique. Il n'en va pas de même lorsque ces apparitions se produisent dans des séances spirites, où elles sont sollicitées. Là on s'attend à les voir se produire, et toutes les précautions sont prises pour en vérifier soigneusement l'objectivité.

La photographie est un des plus sûrs garants que nous puissions fournir. Si, à la rigueur, il est possible d'admettre, pour expliquer les apparitions^ une hallucination agissant sur des cerveaux faibles, cette explication tombe à plat devant la réalité brutale qui s'inscrit sur la couche collodionnée; ici, pas d'illusion possible ; le phénomène accuse sa réalité en laissant une trace indéniable sur la couche sensible. Or nous avons photographié le corps fluidique pendant la vie et après la mort, ce qui nous donne cette certUiuie absolue que l'âme existe toujours, aussi bien sur la terre que dans Tespace.

D'ailleurs, la continuité de l'être se décèle bien clairement par ce fait des apparitions suivant la mort de quelques heures. Tout se passe comme si^

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l'individu qui apparaît était encore vivant ; le périsprit qui vient de quitter le corps en retrace fidèlement, non seulement Timage, mais encore la configuration physique qui se décèle par les empreintes laissées sur du papier noirci et par des moulages ! Quelle découverte merveilleuse que cette possibilité de se convaincre, par des témoignages matériels, de la survivance intégrale de l'être pensant î

Nous voyons enfin, dans les expériences de Crookes, que l'esprit matérialisé est en tout point un être qui vit, temporairement, comme s*il était né sur la terre. Son cœur bat, ses poumons fonctionnent, il va et vient, cause, donne une mèche de ses cheveux. Son périsprit a donc en lui tout ce qu'il faut pour créer t(»us ces organes, avec la force et la matière empruntées au médiuin ; c'est l'épanouissement complet du phénomène, que nous avons vu ébauché seulement par les apparitions parlantes (1).

Que les savants officiels ferment les yeux, que la presse fasse obstinément le silence sur ces faits remarquables, cela n'empêchera pas la vérité d'éclater aux yeux des gens non^ prévenus. Cette démonstration matérielle de la survivance a une ijûportance capitale pour l'avenir de Thumanité. Personne ne pourra détruire le faisceau de preuves qne nous apportons. Tôt ou tard, il faudra que les

\j) Voir Un cas de dématérialisation partielle du corps d'un ^dium, par Aksakof. On pourra se convaincre par cette lec- ^^ que la matière dont le corps- temporaire de l'Esprit est ®fnié est puisée- dans le corps matériel du médium.

294 DÉMONSTRATION EXPÉRIMENTALE DE l'iMMORTALITÉ

plus orgueilleux s'inclinent devant l'évidence, et reconnaissent que les spirites, si raillés, ont cependant doté la science de la plus grande et de la plus féconde découverte qui ait jamais été feite sur la terre .

CONCLUSION

Il nous paraît donc établi par l'observation et l'expérience que :

1* L'être humain peut se dédoubler en deux parties : le corps et l'âme ;

2® L'âme, en se séparant du corps, en reproduit identiquement l'image ;

3° Les manfestations animiques sont indépendantes" du corps physique pendant le dégage-nent. Quand l'âme est totalement extériorisée, le corps n'est plus qu'une masse inerte ;

4* L'apparition peut présenter tous les degrés de matérialité, depuis une simple apparence jusqu'à une réalité concrète qui lui permet de marcher, de parler, et d'agir sur la matière brute ;

5® La forme fluidique de l'âme peut être photographiée ;

6° La forme fluidique de l'âme peut laisser des empreintes ou des moulages ;

7® Pendant la vie, l'âme peut percevoir des sensations, en dehors des organes des sens ;

8** La forme fluidique reproduit non seulement l'extérieur, mais aussi toute la constitution interne de l'être ;

Q*" La mort n'a pas détruit l'âme ; elle persiste avec

RÉSUMÉ

toutes ses facultés psychiques et avec un organisme physique, invisible et impondérable, qui possède toutes les lois biologiques de Têtre humain.

LES CONSÉQUBNCBS.

Que faut-il conclure de tous ces faits ? En premier lieu, nous sommes contraints d*admettre que le corps et l'&me sont deux entités absolument distinctes, pouvant se séparer, chacune, d'elles offrant des caractères non équivoques de substantialité. Nous devons observer également que l'organisme physique n'est qu'une enveloppe quidevient inerte, aussitôt que le principe pensant s'en sépare. La partie sensible, intelligente, volontaire de l'homme réside dans le double et se montre comme la cause de la vie psychique. Dès lors, est-il rationnel d'imaginer, pour expliquer les phénomènes spirites, d'autres tacteurs que l'âme humaine?

Evidemment non, ettoutes les théories quifontintervenir des êtres imaginaires : démons, élémentals, élémentaires, eggrégores, idées collectives, ne peuvent soutenir l'examen des faits, ni rendre compte des phénomènes observés.Dans le cas où l'esprit d'un vivantse manifeste d'une manière quelconque, il nous est possible de remonter de l'effet à la cause et d'en découvrir la raison eflaciente ; c'est bien la psyché humaine^ en sortie temporaire hors des limites de son organisme.

Nous savons qu'elle puise dans le corps matériel la force nécessaire à ses manifestations ; que cette âme vienne à quitter définitivement

296 DÉMONSTRATION EXPftRÏMBNTAT.E DE L*IMM0RTAL1TÉ

son corps itiatériel, elle sera obligée de recourir à un médium pour trouver chez lui cette énergie indispensable. Ainsi s'expliquent nettement toutes les manifestations. Il y a dans ces faits qui se déroulent en séries parallèles, non seulement une évidente parenté, mais une si grande ressemblance qu'elle atteint à l'identité ; donc la cause» en bonne logique, est nécessairement la même : dans tous les cas c'est l'âme.

On a si bien senti cette continuité que des incrédules, comme Hartmann, ont tenté de vouloir expliquer tous les faits spirites par l'action incorporelle et inconsciente du médium. Mais les phénomènes, en très grand nombre, ont répondu victorieusement. à cette assertion inexacte. 1-es Esprits ont révélé, par des preuves irrécusables, qu'ils avaient une personnalité tout à fait autonome, et indépendante de celle des assistants. Ils ont démontré péremptoirement leur survivance par une quantité prodigieuse de communications en dehors des connaissances de tous les expérimentateurs(l). Il leur a été possible d'établir leur identité par leur signature authentique, par des récits qu'eux seuls pouvaient connaître, par des prédictions concernant l'avenir, lesquelles ont été minu^ tieusement accomplies ; en un mot, l'immortalité a été prouvée scientiliquement.

C'est certainement la plus importante et la plus féconde découverte du xix* siècle. Arriver à des

(1) Aksakof, Animisme et Spiritisme, 3" partie. Voir tous les {ïonres de preuves que l'on possède, relativement aux manifestations. Consulter aussi notre ouvrage : le Phénomène spirite.

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connaissances positives sur le lendemain de la mort, c'est révolutionner l'humanité tout entière, en donnant à la morale une base scientifique et une sanction naturelle, en dehors de tout credo dogmatique et arbitraire.

Certes, alors même que ces consolantes certitudes auront pénétré dans les masses, l'humanité ne sera pas brusquement changée, elle ne deviendra pas subitement meilleure, mais elle possédera le plus puissant levier qui existe, pour soulever le monceau d'erreurs accumulées depuis six mille ans. Ses instituteurs pourront parler avec autorité des devoirs qui incombent à tout hemme venant ici-bas. Us exposeront devant les yeux des plus récalcitrants les destinées futures, et cette vie d'outre-tombe, à laquelle la majorité ne croit plus, deviendra aussi évidente que la clarté du soleil. Alors, on comprendra que le séjour terrestre n'est qu'une étape dans les destinées de l'homme ; qu'il y a quelque chose de plus utile que la satisfaction des appétits- matériels, et qu'il faudra, quand même, arriver à réfréner ses passions et à dompter ses vices. Voilà les bienfaits certains que Je spiritisme porte dans ses flancs.

Doctrine bénie et émancipatrice, puisse ton rayonnement s'étendre bientôt sur toute la terre pour apporter la certitude à ceux qui doutent, apaiser les douleurs des cœurs brisés par le départ d'êtres tendrement chéris, et donner, à ceux qui luttent contre les âpretés de la vie, le courage de surmonter les dures nécessités de ce monde encore si barbare.

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