ÉTUDES SUR LES APPARITIONS
applicable de tout point aune transfiguration du corps fluidique du médium. Le phénomène serait même plus probant encore, puisqu'on pourrait pho tographier ou mouler l'être en apparence rappelé des profondeurs de la tombe. Cette explication, quelque ingénieuse qu'elle soit, ne peut rendre compte de tous ies cas. Il est de toute évidence que si c'est le double du médium qui cherche à se faire passer pour un défunt^ il ne pourra parler dans la langue employée par le mort durant sa vie, s'il ignore cette langue et s'il est même tout à fait impossible qu'il la connaisse. Voici quelques faits qui mettent cette vérité en évidence.
M. James, M. N. Scherman, de Rumford, Rhode Island, a décrit dans the Light de 1885, page 235, plusieurs séances auxquelles il assista chez M">* Allens, demeurant à Providence, Rhode Island.
Voici celle du 15 septembre 1883 : « Je fus appelé avec ma femme près du cabinet, et, pendant que je me tenais devant, je vis apparaître sur le plancher une tache blanche qui se transforma insensiblement en une forme matérialisée que je reconnus pour ma sœur et qui m'envoya des baisers. Puis se présenta la forme de ma première femme . Après quoi, les deux moitiés du rideau s'écartèrent ; dans l'écartement se tenait une forme féminine, avec le costume des insulaires du Pacifique, tel qu'il était quarante-cinq ans auparavant et que je me rappelais bien. Elle me pa^^la dans sa langue ma^ terneUe » (1).
(1) Àksakof, Animisme et Spiritisme, p. 619.
^â DÉMONSTRATION KXPAaiMBNTAUt DE L^IMMORTAUTÉ
Il est manifeste, daas cet exemple, que M"** AU lens ne connaissait pas les dialectes polynésiens. On pourrait joindre d'autres témoignages à celuici, mais nous croyons devoir rappeler immédiatement le récit des recherches de M. Livermore qui vit le fantôme de sa femme et qui put conserver des lettres écrites sous ses yeux par l'apparition. Ces messages étaient en français, langue ignorée de Kate Fox, le médium, absolument à l'état normal pendant toute la durée du phénomène. (Voir page 286). La forme matérialisée d'Estelle était si bien un être indépendant du médium qu'elle put se manifester par la photographie, trois années après qu'elle eut cessé d'apparaître, et en l'absence du médium Kate Fox. Nous avons à ce sujet la déposition de M. Livermore devant le tribunal, lors du procès intenté au photographe spiriie Mumler {Spiritual Magazine, 1869). Il fit deux essais avec Mumler ; « Au premier apparut une figure sur le négatif à côté de M. Livermore, figure qui fut reconnue ensuite par le Dr Gray comme un de ses parents ; à la seconde fois, il y eut cinq expositions de suite et pour chacune M, Livermore avait pris une pose différente. Sur les deux premières plaques il n'y eut que des brouillards sur le fond ; sur les trois dernières, apparut Estelle, de plus en plus reconnaissable^^ dans trois poses différentes. > 4c Elle fut très bien reconnue, dit M. Livermore, non seulement par moi mais par tous mes amis. » Sur une question du juge, il déclara ^qu'il possé« dait chez lui plusieurs portraits de sa feOime, mais pas sous cettô forme.
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Nou? acquérons ici la certitude qu'Estelle vit dans l'espace et a conservé sa torme terrestre, puisqu'elle en a donné des preuves par la matérialisation et la photographie. Les messages prouvent que sa capacité intellectuelle n'a pas subi de diminution, témoins ses messages en pur français. Les faits confirment donc absolument renseignement spirite, à l'exclusion de toute autre théorie. Il ne laut jamais oublier qu'une hypothèse est nécessairement fausse ou incomplète, si elle ne rend pas compte de tous les faits; c'est le cas de ces explications qui ont voulu ne voir dans les raatériahsations qu'un dédoublement du médium ou une transfiguration de son double.
La seconde hypothèse — leotuke dans l'astral — n'est pas plus justifiable que la précédente. Les faits cités en dernier lieu suffisent pour écarter la supposition que la conscience somnambulique du médium puiserait le modèle de la figure matérialisée dans l'astral, car en supposant qu'il existe dans l'espace de semblables empreintes, ce ne seraient évidemment que des images inertes, des sortes de clichés fluidiques, lesquels ne pourraient témoigner aucune activité intellectuelle, pas plus que les personnages d'un tableau ou d'une photographie ne peuvent s'animer ou discuter entre eux. Si on suppose que ces apparences sont capables d'écrire et de témoigner d'une existence psychique, c'est revenir à la théorie spirite, puisque de semblables images intelligentes seraient indiscernables de véritables Esprits. Mais on ne peut même pas admettre cette explication du dédouble-
i DÉKONSTSATION EXPÉHUUNTALE DB l'iHMOBTâUTÉ
iQt transfiguré, caril est des cas où ce n'est plus seul Esprit matérialisé qui se montre, mais isieurs en même temps, parfois de sexes diflëits, et chacun prouve qu'il est un être réel, !c un orgauisme volumineux, anatomique, qui permet de se déplacer, de causer, en un mot de (firmer vivant. Voici quelques exemples de ces- Is remarquables.
UATËBIALISATIONS MULTIPLES ET SIMCLTANAbS.
dU. Oxley et Reimers sont des expérimentateurs liles, très familiarisés avHC les matérialisations,
leur est redevable d'observations du plus haut X. M. Reimers, chez lui, apu obtenir le moulage la main droite d'une apparition qu'il vit un insit à calé du médium. Pour savoir si ce moule tait pas produit par le médium, il le pria de mper sa main dans le seau contenant de la paraf ' 9, afin d'en prendre un moulage. La main de aprit difière complètement par sa forme, sa esse et ses dimensions de celle du médium, ' Firman, qui était une femme âgée appartenant n classe ouvrière. On peut voir k la fin du voaa: Animisme et Spiritisme d'A.k3ako(, les photo- )ies qui reproduisent ces moulages et permettent comparaison. Dans une autre séance, en préice de M. Oxley, on exprima le désir d'obtenir
main gauche du même Esprit, ce qui fut ;. Ce second plâtre est tout à (ait le pendant
celui de la main droite, obtenu auparavant, pparition se nommait Bertie. Jusqu'alors, rien