APPARITIONS MULTIPLES ET SIBIULTANÉES
que d'ordinaire. Voici où le phénomène devient intéressant ;
Dans une séance ultérieure et par l'intermédiaire d'un médium du sexe masculin, le D'' Monck, on obtint les moules des deux mains de Bertie et celui d'uo pied ; les trois plâtres portent exactement les lignes et traits caractéristiques des mains et des pieds de Bertie, tels qu'on les avait observés quand les moules avaient été produits pendant les séances tenues avec M"' Firman. {Psychische Sludieriy 1877, page 540.) La substitution d'un homme à une femme — comme médium — est très importante, car on ne peut guère expliquer au moyen du dédoublement la production d'une image identique par deux médiums diflérents, tandis que Ton conçoit fort bien qu'un Esprit puise indifféremment dans un organisme féminin ou masculin les principes nécessaires à sa matérialisation, puisqu'ils sont les mêmes chez tous4es deux. Mais lorsque au lieu d'une apparition il s'en montre plusieurs simultanément, il devient impossible de les attribuer soit à un dédoublement, soit à une transfiguration du médium. Citons d'après Aksakof un de ces remarquables récits (séance du 11 avril 1876) (1). < L'image ci-contre (2) reproduit exactement le plâtre de la main de l'Esprit matérialisé, qui s'intitulait Lily (3) (c'est un autre esprit que Bertie, dont
(1) Aksakof, Aniniisnie, p. 146.
(2) Voir la reproduction de ce moulage à la fin de l'ouvrage du savant russe. Planche IX.
(3) L'Esprit Lily a donné aussi le masque de sa ligure. Voir Renne spiHte, 1880, p. 21, la gravure qui reproduit cette belle tête.
386 otMomnâTK» ixrtimifTÂUB i» i,*uaioiTAUTt
elle diffère beaucoup physiquement) et qui a été pris et coulé dans le moule laissé par cet Esprit à la séance du 11 avril 1876, et cela dans des conditions rendant toute supercherie impossible. Gomme médium nous avions le D' Monck; après que nou Teûmes fouillé, sur sa propre dt mande, il fut placé dans un cabinet improvisé en mettant un rideau à travers Tembrasure d'une fenêtre ; la chambre resta éclairée au gaz durant toute la séance. Nous approchâmes une table ronde du rideau même et y prîmes place au nombre de sept.
4c Bientôt deux figures de femmes que nous connaissions sous les noms de « Bertie » et « Lily » se montrèrent à l'endroit où les deux parties du rideau se touchaient, et, quand le ]y Monck passa sa tête à travers l'ouverture, ces deux figures appa* rurent au-dessus du rideau, tandis que deux figures d'hommes (« Milke » et « Richard ») l'écartaient des deux côtés et se faisaient également v©ir. Nous aperçûmes donc simultanément le médium et quatre figures matérialisées ^ dont chacune avait ses traits particuliers qui la distinguaient des autres figures, comme c'est le cas avec les personnes vivantes.
« 11 va de soi que toutes les mesures de précaution avaient été prises pour empêcher toute supercherie et que nous nous serions aperçus de la moindre tentative de fraude. »
Ici le doute n'est plus permis, puisque Ton voit le médium et les formes matérialisées simultané*ment. Si le dédoublement du médium est possible — et cela nous n'en doutons nullement -^ une
APPARTTIONS MULTIPLIS ET SIHtTLTAlftlS
division en quatre parties, dont deux d'un sexe et deux de l'autre, est absurde. Nous sommes obligés d'admettre comme seule explication logique Fexistence des Esprits, malgré toutes les préventions et les préjugés.
Il ne faudrait pas croire que le cas cité par MM. ReimersetOxleysoit unique, il estau contraire assez fréquent. Eglinton a très souvent servi de médium pour des apparitions collectives matérialisées. Miss Glyn affirme que, chez elle, sa mère et son frèra se sout matérialisés, et qu'en voyant ces deuxformes en même temps que le médium qui était près d'elle et dont on tenait les mains, il était impossible de n'être pas convaincu de la réalité du phénomène.
Le peintre Tissot a vu simultanément, assez bien et assez longtemps pour en faire un très beau tableau, deux formes, l'une masculine^ l'autre féminine, celle-ci qu'il reconnut parfaitement, et en même temps le dédoublement d'Eglinton dont le corps physique était assis dans un fauteuil auprès du peintre (1).
Nous croyons inutile d'insister plus longuement sur ces faits que le lecteur trouvera, nombreux, dans les ouvrages cités .
RÉSDMÉ.
Bien qu'il y ait eu des fraudes de la part de charlatans voulant se fair ^ passer pour médiums, il est
(l)]Erny, le Psychisme expérimental, p. 158.
RSTEATION BXPÉRIHEKTiLB DB L'IMMOSTAUTS
ïble que lorsque les expériences ont été des savants, les précaulîous prises ont iDtes pour écarter absolument cette cause Les récits de sources si diverses et qui nent les uns les autres, sont des preuves lits ont été bien observés et que ces rap< t véridiques.
bannir absolument l'bypothèse que le indormi serait un puissant magnétiseur serait, par suggestion, ses pensées aux exateurs plongés par.lui dans un somnamnconscient, — hypnotisme vigile, — car uvoir n'a jamais été observé, Aucune exn'a établi que des individus quelconques ns la même chambre — n'ayant jamais été éa ou hypnotisés — ont pu être hallucinés re à voir et à toucher un objet ou une imaginaires. Las assistants, nous en !S preuves nombreuses, sont dans leur lal; ils causent entre eux, prennent des icutent les phénomènes, doutent, toutes ui établissent qu'ils sont parfaitement N'oublions pas non plus que les photogra- I moulages, les objets que l'on garde alors arition a disparu, les preuves écrites qui .près que l'être s'est évanoui, sont des ibsolues qu'il n'y a pas eu illusion ou hal-
ODC, en somme, tous les cas qui peuvent ter. Tout d'abord, il est possible qu'il se une transfiguration du médium lui-même* faits, excessivement rares, sont toujours
RfiSUHÉ 389
un peu suspects, à moÎDs qu'ils ne se produisent spontanément et en pleine lumière. La transfiguration du double du médium est plus fréquente, bien que ce phénomène soit encore une exception. Nous avons vu — par des faits positifs — que rhypothèse de modifications plastiques du périsprit du médium, n^explique pas du tout remploi par la matérialisation d'une langue étrangère que ce médium ignore ; non plus que les cas de visions simultanées de plusieurs fantômes; pas davantage qu'elle ne peut rendre compte de ces formations de fantômes identiques, malgré les changements de médiums. Si l'on joint à ces observations celles où le sujet cause avec l'apparition ; ou celles dans lesquelles l'on constate la présence simultanée du double du médium et d'esprits matérialisés, il faut admettre que la théorie du dédoublement n*est pas générale et ne peut s'appliquer à la plupart des phénomènes.
L'hypothèse que les apparitions ne seraient que des images prises dans l'astral et projetées physiquement par la conscience somnambulique du médium n'est pas acceptable, car il faudrait faire comprendre comment ces effigies deviendraient des êtres vivants et manifesteraient une vie psychique dont les éléments n'existent pas chez le médium, ce qui n'a jamais été tenté.
La seule théorie qui explique tous les faits, sans exception, est celle du Spiritisme. L'âme inséparable de son enveloppe périspritale peut se matérialiser temporairement, soit en transformant le double du médium, ou, plus exactement, en le masquant
StHOirSTUnOX BXPlRIMtHTAlI SI l'IKKOBTALITS
sa propre apparence, soit ea prenant à ce um de la matière et de l'énergie pour l'accuir dans sa forme fluidique, qui apparaît alors ne elle était jadis sur la terre. Nous allons ter sur les caractères anatomiques des matèjations, pour bien établir l'individualité des ! qui SR manifestent dans ces merreilleuses ces. Mais auparavant, il n'est pas inutile de iter le degré de certitude que comporte la ve de l'identité des Esprits.
ÉTDDB SUE L'iDENTrrÉ DB8 E3PEIT3.
ns le savant et consciencieux ouvrage qae k,ksakof a consacré à la réfutation des théodu philosophe Hartmann, on peut lire la cooon suivante :
Tout en ayant acquis par une voie laborieuse mviction que le principe individuel survit à ssolution du corps et peut, sous certaines corïns, se manifester de nouveau par un corps ain accessible à des influences de ce genre, la vè absolue de Videntité de l'individu guî se ifeste revient à une impossibilité, n lus avons une sincère admiration et un prorespect pour le savant russe qui il montré son œuvre un esprit aussi sagace que peint. Son livre est un des plus précieux res de phénomènes bien étudiés, dans lequel les tes trouvent des armes décisives pour soutea lutte contre leurs adversaires; mais nous ne
l'iMlfTITÉ 1118 S8PIIT8 S91
pouvons adopter toutes ses idées, car il nous semble que son désir de rester strictement dans les limites imposées par sa discussion avec Hartmann lui faitresti-eindre par trop le caractère de certitude qui ressort des expériences spirites. N*y a-t-il pas contradiction entre la première et la seconde partiede lacitation précédente? Gomment acquérir « la cowoiction que le principe individuel survit » si on ne peut établir l'identité des êtres qui se manifestent? Pourquoi si, collectivement, tous les humains survivent, ne peut-on avoir de certitude particulière pour l'un d'entre eux? Nous allons examiner les arguments sur lesquels s'appuie M. Aksakof pour arriver à cette désolante conclusion.
Suivant l'auteur (1), la présence d'une forme matérialisée,constatéepar la photographie ou dans les séances de matérialisation, ne serait pas suffisante pour affirmer son identiié, pas plus d'ailleurs que le contenu intellectuel des communications; voici pourquoi :
ce II ne me reste plus qu'à formuler le dernier desideratum, relativement à la preuve d'identité fournie par la matérialisation, c'est que cette preuve — de môme que nous l'avons exigé pour les communications intellectuelles et la photographie transcendantale, — soit donnée en V absence de toute personne pouvant reconnaître la figure matértalisée. Je crois qu'on pourrait trouver plusieurs exemples de ce genre dans les annales des maté-
(1) Animisme et Spiritisme, p. 622 et suir.
STUITIOK BXPeBIMBNTALB DE L'iMUORTiUrS
S. Mais la question essentielle est celleétanT donné, pourraît-il servir de preuTe SviiJemment non. Car, étant admis qu'un peut se manifester de telle sorte, il peut ■0 ipso se prévaloir des attributs de perd'un autre esprit et le personnifier eo de qui que ce soit qui pùtle reconnmtre.
mascarade serait parfaitement insipide,.
e n'aurait absolument aucune raison lis au point de vue de !a critique, sa pos-
saurait être illogique, »
akof parait admettre comme démontré )rit peut se montrer sous une forme quel- ;eUe qu'il lui plaira de prendre, afin de er un personnage qu'il n'est pas; or, ament ce qu'il faudrait établir par des breux et précis. Si nous consultons les e cas où l'Esprit d'un vivant se fait voir, itatons que le double est toujours la rein rigoureusement exacte du corps. Cette tteint toutes les parties de l'oi^anisme, 'établit irréfutablement le mpulage du ique d'Eglinton, dont nous avons parlé.
e le double entier d'Eglinton se matériat à ce point semblable au corps physique
voir le médium endormi sur sa chaise \ persuadé qu'il n'est pas à la place où se 'apparition. Lorsque Mme Fay semone les rideaux avec son costume et son irfaitement semblable à celui du corps , comme traits, couleur des yeux, des
L'lDBirriT& DES ESPRIT^ 393
cheveux, de la peau, il est nécessaire que le courant électrique traverse son organisme charnel pour être sûr que ce n'est pas lui qui se montre.
« J'ai vu, dit M. Brackett (1), — expérimentateur très sceptique et très prudent, — des centaines de formes matérialisées, et, dans bien des cas, le double âuidique du médium, si ressemblant que j'aurais juré que c'était le médium lui-même, si je n'avais pas vu ce double se dématérialiser devant moi et, immédiatement après, constaté que le mé* dium était endormi. »
Nous Jie croyons pas qu'on puisse citer un seul exemple de double de vivant qui ait changé son type par sa seule volonté. Il résulte, au contraire, de l'observation des faits spontanés d'apparition, aussi bien que de ceux obtenus par l'expérience, que si aucune influence extérieure n'intervient, l'Esprit se montre toujours sous la forme corporelle qui est la caractéristique de sa personnalité. Aurail^il donc après la mort un pouvoir qui lui manquait de son vivant? L'Esprit pourraitil donner à son corps spirituel une forme identique à celle d'un autre esprit, de manière à en être le sosie? C'est ce que nous allons examiner.
Le phénomène de la transfiguration semble, au premier abord, confirmer l'opinion que l'Esprit peut changer sa forme, mais en e$t-il bien ainsi? Dans la réalité, le sujet est tout à fait passif. Ce n'est pas consciemment et volontairement qu'il modifie son aspect. Il subit une influence étran-
(1) Erny, le Psychisme expèrimentaly p. 153.
394 DÉMONSTRATION EXPÉRIMBNTALB BB t*IMMORTALITÉ
gère qui substitue son apparence à celle du médium, puisque, généralemeat, celui-ci ne connaît pas Tesprit qui agit sur lui. On ne peut donc prét-indre que l'esprit d'un médium soit capable — eo ipso — de se transformer, en tous cas, cela n'est nullemeat démontré et la substitution de forme peut être logiquement attribuée à un autre Esprit, puisque lorsque le dédoublement est spontané, c'est la forme du corps qui est toujours celle de TEspric.
Etudions maintenant les cas où l'apparition est manifestement différente du médium et tîe son double.
A-t-on jamais constaté qu'un Esprit se montrant sous une forme bien définie en ait changé devant les spectateurs, en en revêtant une seconde tout à fait différente de la première? Jamais unsemblable phénomène ne s'est produit. La seule observation, à notre connaissance, qui ait quelque rapport avec ce sujet est celle rapportée par M. Donald Mac- Nab. Il a pu photographier et toucher, ainsi que six de ses amis, une matérialisation de jeune fi»le qui reproduisait absolument un vieux dessin datant de plusieurs siècles, lequel avait beaucoup frappé le médium. Rien ne prouve, dans cet exemple, quecette apparitionne soit pas celledelajeune fîlJe représentée sur le dessin; la pensée sympathique du médium suflasant parfaitement pour l'attirer. Il n'est donc nullement établi que ce soit une transformation du double du médium, pas plus qu'une création fluidique objectivée par son cerveau. Ce que Ton a constaté^ parfois, ce sont
t'nMDITlTt Dtt BSPRIÎg à9ft
des modifications dans la taille, la coloration des traits, l'expression de la physionomie de l'apparition ; son degré de matérialité peut varier beaucoup, et lorsqu'il est faible, ne pas accentuer autant tous les détails de la ressemblance ; mais le type général ne change pas : les modifications sont celles d'un même modèle et ne sont pas suffît santés pour représenter un autre être.
Prenons l'exemple de Katie King. Il est certain qu'elle n'est pas un dédoublement de Florence Cook puisque celle-ci, éveillée, cause pendant quelques minutes avec Katie et M. Crookes qui les voit toutes les deux. L'indépendance intellectuelle de l'Esprit matérialisé se montre là avec ^ dat, car pour le corps physique, elle n'est pas douteuse, M. Crookes a signalé les différences de taille, de teint, de chevelure et, ce qui est plus important, des caractères physiologiques entre les deux jeunes filles. « Un soir, je comptais les pulsations de Katie : son pouls battait régulièrement 75, tandis que celui de M"' Gook, peu d'instants après, atteignait 90, son chiffre habituel. En appuyant mon oreille sur la poitrine de Katie, je pouvais entendre son cœur battre à l'intérieur, et ses pulsations étaient encore plus régulières que celles du cœur de M"* Cook, lorsque après la séance elle me permettait la même expérience. Eprouvés de la même manière, les poumons de Katie se montrèrent plus sains que ceux de son médium, car au moment ou je fis mon expérience. M"® Cook suivait un traitement médical pour un gros rhume. »
Uest évident d'après cela que ce n'estnile corps,
DÉlIOIfSTBATION EXPËHUIBNTALB DE L'IIUORTALITÉ
double du médium qui figure Katie ; celle-ci le îadîviduaitté distincte, bien qu'elle n'ap- ■isse pas toujours eu entier. Dans une séance . Varley, ingénieur en chef des lignes télégraues d'Angleterre, le médium étant contrôlé :riquement, Katie ne parut qu'à moitié matésée, jusqu'à la taille seuleœ.ent, le reste du 3 manquait ou était invisible.*: Je serrai la main îtêtre étrange, dit le célèbre électricien, et à 1 de la séance, Katie me dit d'aller réveiller édium. Je trouvai miss Cook eniransée (c'est- [■e endormie) comme je l'avais laissée et tous ,1s de platine intacts. Je réveillai miss Cook. > .ns les premiers temps, d'après Epes Sargent, e voyait que la âgure seule, mais sans cheveux ns rien derrière le front. Cela semblait un jue animé. Après cinq ou six mois de séances, rme complète apparut. Ces êtres se conden-
alors plus facilement et changent decheveux, ètements, de couleur de flgure comme ils le >ent. Mats notons bien que c'est toujours le .e type, et jamais une autre forme.
, nous avons besoin de bien préciser ce que
entendons par le mot type. Lorsque l'on com-
des photographies d'un individu faites à diâéi âges de sa vie, on constate de grandes [■ences entre celles prises à l'âge de 15 ans et s qui le représentent 30 ans plus tard. Tout profondément modifié . Les cheveux ont blanu se font rares; les traits se sont accentués ou idus ; des rides se montrent où l'on ne voyait le plénitude juvénile et cependant on par-
L*iuiiiTiTt sts fesnun Mnf
^îont, avec un peu d'attention, à voir que CGS divergences ne sont pas fondamentales, elles sont contenues dans des limites définies, dans ce qui est pendant toute la vie la caractéristique de Tîn- <livi(lualité : dans le type. Nous pouvons très bien concevoir que le périsprit puisse reproduire une de ces formes, puisqu'il les a évoluées ici-bas. Ce pouvoir de faire revivre une image de lui-même est semblable à un rappel de souvenirs lequel évoque une époque disparue et la rend présente pour la mémoire. Si rien ne se perd dans Tenveloppe fluidique, les formes de l'être sont fixées en elle et peuvent reparaître sous l'influence de la volonté. C'est ce qui se démontre par quelques exemples.
Revenons au témoignage de M. Brackett, cité par M. Emy. « J'ai vu dans une séance de matérialisation un grand jeune homme, se disant le frère de la dame qui m'accompagnait, et à qui cette dame disait: «Gomment pourrais-je vous reconnaître puisque je ne vous ai vu qu'enfant? » Aussitôt la figure diminua de taille peu à peu, jusqu'à ce qu'elle eût celle du petit garçon que la dame avait connu. J'ai constaté, ajoute Brackett, d'autres cas du même genre. » Voici une autre attestation du même auteur. « Une des formes qui parut chez M"*« F. dit être Bertha, nièce par alliance de Brackett, et comme ce dernier semblait en douter, la forme disparut et revint avec la voix et la taille d'un enfant de quatre ans, âge auquel elle était morte. Ce n'était pas un dédoublement, car le médium a un accent allemand, Bertha ne Ta pas.
Quanta être une figurante payée par M~F.,j#
[STBATION BXFiBlKBNTALB DE l'uIIIOBTALITÉ
^ue ce soit de se dématërialiser devaiit le l'a fait Bertha. >
ici une remarque importante. X^es deux lî se reportent k leur jeunesse ont une ine apparence diftérentes de celles sous
on les a connus ici-bas . On peut admettre elles d'une vie antérieure àla précédente^ us conduit à ce'.te loi générale enseignée [£ardec:qu'uQ Esprit sufSsammeQtavancé itir, à sa volonté, I'ud quelconque des t a éroluès pendant ses vies successives.
I question n'a pas à nous occuper au point I l'identité, puisque ce n'est que la der- Ue que nous avons connue, qui nous
drait pas conclure de ce qui précède qu'un ;eur n'ait pas le pouvoir de se déguiser,
simuler un personnage historique d'une lus ou moins fidèle. Il est clair qu'il est ossible h un loustic de se créer âuidila redingote grise et le petit chapeau de
aussi bien qu'une auréole et une paire n qu'on le prenne pour un ange. Si, ), il a une vague ressemblance avec
ou les images traditionnelles de saint pourra tromper les gens inexpérimentés.
pourvus de sens critique. Ce genre de su-
peut même être employé par des Esprits jleuxsurle choix des moyens, pour souins cultes; mais il y a loin de eescaricatuaxpériences scientiâquement conduites.
Iles que nous avons citées dans ce livre.
L'U)BIfTIT£ DES K8PR1TS
Une autre remarque aussi très importante se dégage de rétude des matérialisations et semble bien montrer que ce n'est pas Tesprit qui crée la forme sous laquelle on le voit ; c'est le fait que iei moulages sont de véritables modèles anatomiques .
Les Esprits qui se manifestent de la sorte avouent assez facilement qu'ils sont encore peu avancés dans la hiérarchie spirituelle. Le plus généralement, leurs connaissances sont bornées ; et ce n'est pas faire une supposition injustifiée que d'avancer qu'ils sont très ignorants en fait de sciences naturelles. Dans ces conditions, il nous paraît établi qu'ils ne sauraient, d'aucune manière, construire une forme assez parfaite pour présenter le degré de réalité que les moulages nous font connaître . Ces pièces ne sont pas des ébauches plus ou moins réussies d'un membre^ c'est la nature elle-même se montrant jusque dans ses plus petits détails. Nous avons donc la preuve que c'est un organisme véritable qui s'imprime sur les substances plastiques et non une simple image, qui serait nécessairement rudimentaire, si elle était produite par l'esprit. Quel est donc cet organisme? C*est celui qui existe déjà pendant la vie, celui qui donne des moulages identiques pendant les dédoublements, en un mot, c'est le périsprit que la mort n'a pas détruit et qui persiste avec toutes ses virtualités, prêt à les manifester lorsque l'occasion sera favorable.
Il n'est peut-être pas superflu d'insister fortement sur les preuves nombreuses qui appuient notre manière de voir.
Zœllner, l'astronome allemand, affirme que pen-
éOO DÉMOIfSTftATIOH llPtlIMIlftALS DB L*IMMOâTAUTÉ
dant une de ses expériences avec Slade(l), l'impression d'une main invisible fut produite dans un vase plein de fleur de farine avec toutes les sinuosités de répiderme distinctement visibles, l'observateur n'ayant pas perdu de vue les mains du médium qui restèrent sur la table pendant toutle temps. Cette main était plus grande que celle de Slade. Une autre fois, une empreinte durable fut obtenue sur un papier noirci à la lumière d'une lampe de pétrole. Slade se déchaussa immédiatement et montra qu'il n'y avait aucune trace de noir de fumée sur ses pieds. Uempreinte avait quatre centimètres de plus que le pied du médium et l'impression est celle d'un pied comprimé par une botte, car un doigt est si complètement recouvert par l'autre qu'il n'est pas visible.
Le D' Wolf (2), avec le médium M"*" Mollis vit une main faire des évolutions rapides, se poser sur un plat contenant de la farine, puis se retirer après avoir secoué les particules adhérentes. « L'empreinte représentait la main d'un homme adulte avec tous les détails anatomïques. » Les doigts marqués dans la farine étaient plus longs d'un pouce que ceux de M""* Hollis.
Le professeur Denton (3), inventeur du procédé de moulage à la paraffine, obtint dans la première séance avec M. Hardy, quinze à vingt moules de doigts de toutes les grandeurs, depuis des doigts d'enfant, jusqu*à des doigts gigantesques. Sur la
(1) Zœllner, Wissenschaftliche AbhancUungên, vol. II «
(2) Dr Wolf, Startlings facts, p. 481.
(3> Spiritualist, 1876, t. 1, p. 146.
L'iMHTITt BIS BSnUTS iOI
plapart de ces formes, notamment sur les plus grandes ou sur celles q.ui se rapprochaient par leurs dimensions des doigts du médium, toutes les lignes, les creuœ et les reliefs que Ton voit sur des doigts humains ressortaient avec netteté. Une commission de sept membres a signé un procèsverbal où il était consigné : que le mouleexact d'une tnain humaine de grandeur naturelle s'est produit dans une caisse fermée, par Faction intelligente d'une force inconnue. Le sculpteur O'Brien, expert en moulages, a examiné sept des modèles en plâtre; il les trouve d^une merveilleuse exécution^ reproduisant tous les détails anatomiques ainsi que les inégalités de la peau, avec une finesse aussi grande que celle qu'on obtient par un moulage sur un membre, mais il faut wnmoule à pièces, tandis que les modèles soumis à son examen ne portaient aucune trace de soudure et lui paraissaient sortir d'un moule sans assemblage .
Ce rapport signale qu'un de ces moulages de mains « ressemblesingulièrement, comme forme et comme grandeur » à un moulage de la main d'an M. Henri Wilson que M. O'Brien avait examiné, peu de temps après le décès, en venant prendre le moulage en plâtre du visage. Ici la conservation de la forme fluidique se montre matériellement et c'est encore une bonne preuve de l'immortalité.
Dans une séance chez le D' Nichols avecEglinton, un moule de main d'enfant fut reconnu grâce à une légère diflformité caractéristique.
La main de la fille du ïf Nichols obtenue par le même procédé est reconnue sans hésitation par
.|^j-j^-^\<:]Hifr^:'
403 DfiMOlVSTlATION nFtUmffTALI DV L'tMMOHTAUTfi
son père. « Cette main, dit-il, n'a rien de la forme convenue que créent Içs statuaires. CTest une main purement naturelle, anatomiquement correctO; montrant chaque os et chaque veine et tes moindres sinuosités de la peau . C'est bien la main que je connaissais si bien pendant son existence mortelle, que j'ai si souvent palpée quand elle se présentait matérialisée. »
Dans les expériences de MM. Reimers et Oxley, la matérialisation appelée Bertie a donné deux mains droites et trois mains gauches — toutes dans des poses différentes, — ce qui n'empêche pas que les lignes et les plis soient identiques dans tous les exemplaires; c'est indubitablement à la même personne que les mains appartiennent. Les moulages des mains du médium diffèrent totale^ ment, et comme forme et comme dimensions, de celles de Bertie. Avec le médium Monck, la même Bertie a donné aussi les moulages de ses deux mains, qui sont identiques à ceux obtenus avec le premier médium, W^ Firman. ce qui établit l'individualité de l'Esprit d'une manière parfaite. L'Esprit Lily variait en grai^deur; tantôt sa taille ne dépassait pas celle d'un enfant bien formé, d'autres fois, elle présentait les dimensions d'une jeune femme. « Je crois bien, dit M. Oxley, qu'elle n'a pas paru deux fois sous une forme absolument identique; mais je la reconnaissais toujours et ne l'ai jamais confondue avec les autres apparitions. »
Nous pourrions multiplier ces témoignages qui établissent que TEsprit a un organisme, qu'il ne le forme pas sur place et pour les besoins de l'ex-
l'idbntité des esprits
périence, maïs nous allons en voir encore d'autres preuves. Nous savons que l'apparition de Katie King est tout à fait semblable à une personne naturelle, nous avons sur ce point le témoignage formel de William Crookes. Dans les matérialisations complètes, c'est ce qui se produit toujours. Alfred Russel Wallace, dans une lettre à M. Erny, écrit : « Quelquefois, la forme matérialisée ne semble qu'un masque, incapable de parler et de se rendre tangible à un être humain. Dans d'autres circonstances, la forme a toits les côtés caracté- Hstiques d'un corps vivant et réel, pouvant se mouvoir, parler, écrire même et chaude au toucher. Elle a surtout une individualité et des qualités physiques et mentales tout à fait difiérentes de celles du médium. »
Dans une séance à Liverpool, chez un médium non professionnel, M. Burns vit un Esprit avec lequel il avait été longtemps en rapport s'approcher de lui. d II me serra la main chaleureusement, dit-il, et avec tant de force ({Me j'entendis' craquer une des articulations de ses doigts, ainsi que cela arrive quand on se presse la main avec force. Ce fait anatomique était corroboré par le sentiment que j'éprouvais de tenirune main parfaitement naturelle. >
Le D' Hitchman, auteur d'ouvrages de médecine, faisait partie de ce cercle . Il dit, dans une lettre adressée à M. Aksakof (1) : « Parle fait, je crois avoir acquis la certitude la plus scientifique qu'il soit possible d'obtenir, que chacune de ces formes ap-
(1) Aninismeet Spiritisme, p. 228.
lATIOK HPtlDmfTlU H L'imOlTAUTt
t une individualité distincte de l'enérielle du médium, car je les ai exaide de divers instruments; fai cons— 'es l'existence de la respiration, de la
j'ai mesuré leur taille, la circonfé— orps, pris leur poids, etc. » L'auteur >a êtres possèdent une réalité objective, jr apparence corporelle est d'une naûte de la « forme matérielle » qui caitre vie tprrestre. Depuis cette époque hénomènes si nombreux de la télépa- Dus apporter la lumière sur ces appa- : les caractères semblaient véritabletorels, mais qui, mieux conoas, peus'expliquer complètement, du moins se iglquement.
réàéchisBe un instant que le double , lorsqu'il est sorti de sou corps est, dès
un Esprit comme i! le sera après sa
ses manifestations physiques et intelsout identiques à celles que l'Esprit
peut produire, et l'on verra que les int une preuve absolue de l'immortalité, is l'état actuel de nos connaissances, ns que l'identité d'un Esprit est parfaislie lorsqu'il se montre, agissant et ma- ,ns une forme identique à celle qu'avait hysique .
is d'Estelle Livermore et de bien d'au-
qui ont été identifiés de manière k ne ister aucun doute.
lat minutie asemeat, daas les ouvrage