‹ L'ame est immortelle: démonstration expérimentaleChapitre 9 sur 99 · S POÈTES · texte numérisé non relu

S POÈTES

;é de ces conceptions,comme ans le passage suivant de la inte :

place a été assignée à l'âme ilté formelle rayonne autour Ekut qu'elle le faisait dans ses

comme l'atmosphère, lors- !e de pluie et qut; les rayons :e morilre ornée de couleurs ; l'eiuoure prend cette forme ellement 1 âme en s'y arré-

la Hamme qui suit le feu i forme nouvelle suit l'âme Ue tire de là son apparence, , et ensuite ells organise tous .'e la vue. » (1) ligaliou pour l'infelligence itiéi'e, ([ue les plus grands îianqué, et ils ont toujours rporelles les êtres c'Iostes,

(PuryalPirc, XXV), Iraduction de

dont la pure essence ne peut être perçue par les organes des sens. Milton, dans la Gue^^re des Anges, n'a pas hésité à prêter un corps, quelque subtil et aérien qu'il Tait voulu d'^peindre, à ces êtres extra-humains qu'il concevait comme purement spirituels par leur nature propre. Voici comment il s'exprime, dans son poème du Paradis perdu^ au sujet des anges :

« Ils vivent tout cœur, toute tète, tout œil, toute oreille, toute intelligence, tout sens ; ils se donn nt à leur gré des membres, et ils prennent la couleur, la forme et la grosseur, dense ou rare, qu'ils aiment le mieux. »

Ossian a revêtu également de formes sensibles les esprits aériens qu'il croyait voir dans les vapeurs de la nuit et entendre dans les mugissements de la tempête.

Klopstock a représenté, dans sa Messiade, le corps du séraphin Elohé comme formé par un rayon du matin, et celui de l'ange de la Mort comme d'une vague de flamme dans un nuage ténébreux. Il précise son idée dans la dissertation qu'il a placée en tête du sixième livre de son épopée; il soutient « qu'il est bien vraisemblable que les Esprits, finis dont l'occupation habituelle est de méditer sur les corps dont le monde physique se compose, sont eux-mêmes revêtus d.i corps», et qu'on doit croire en particulier que les anges, « dont Dieu se sert si souvent pour conduire à la félicitéles mortels, auront reçu eux-mêmes quelque sorte de corps qui corresponde à ceux des élus, que Dieu appelle à cette suprême félicité. »

IV DE l'|]|]ioki;ai-ii Ë

Le pénét)-aiit génie de Leibnitz ne s'y est pas trompé :

« Je ci'ois, dit-il, avec la plupart des anciens, que tons les génies, toutes les âmes, toutes les substances simples créées, sont toujours jointes à un corps, et qu'il n'y a jamais des âmes qui on soient entièrement séparées... J'ajoute encori; qu'aucun dérangement des organes visibles n'est capable de perler les choses à une entière confusion dans l'animal, ou de détruire tous les organes et de priver l'âme de tout son corps organique et des restes ineffaçables de toutes les traces prècédenies. Mais la facilité qu'on a eue de quitter le.s corps subtils joints aux anges (qu'on confondait avec la corporalité des anges mêmes), et l'introduction de prétendues intelligences séparées dans les créatures (à quoi celles qui lont rouler les cieux d'Aristote ont contribué beaucoup), et enfin l'opinion mal entendue où l'on a été que l'on ne pouvait conserver les âmes des bêtes sans tomber dans la métempsycose, ont fait, à mon avis, qu'on a négligé la manière naturelle d'expliquer la conservation de l'fime. » (1)

Il faut arriver jusqu'il Cliarles Bonnet (2i pour avoir une théorie qui, bien qu'elle ne s'appuie pas sur les faits, se rapproche singulièrement de celle que le spiritisme nous a permis d'édifier en nous basant sur l'expérience. Nous allons citer librement les passages les plus importants de ses

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ouvrages, relatifs à notre sujet. On admirera la logique puissante de ce profond penseur qui a trouvé, il y a plus de cent cinquante an?, les véritables conditions de Timmortalité.

En étudiant avec quelque soin, dit-il, les facultés de l'homme, en observant leurs dépendances mutuelles ou cette subordination qui les assujettit les unes aux autres, et à leurs objets, nous parvenons facilement à découvrir quels sont les moyens naturels par lesquels elles se développent et se f)erfectionnent ici-bas. Nous pouvons donc concevoir des moyens analogues plus efficaces, qui porteraient ces facultés à un plus haut degré de perfection.

Le degré de perfection auquel riiorame [lent atteindre ici-bas est en rapport avec les moyens qui lui sont donnés de connaître et d'agir. Ces moyens sont eux-mêmes en rapport direct avec le monde qu'il habite actuellement.

Un état plus relevé des facultéshumaines n'aurait donc pas été en rapport avec ce monde dans lequel rhomme devait passer les premiers moments de son existence. Mais ses facultés sont indéfiniment perfectibles, et nous concevons fort bien que quelques-uns des moyens naturels qui les perfectionneront un jour peuvent exister dès à présent dans l'homme.

Ainsi, puisque l'homme était appelé à habiter successivement deux mondes difïérents, sa c institution originelle devait renfermer des choses îPJatives à ces deux mondes. Le coj'ps animal devait être en rapport direct avec le premier monde, le corps spirituel avec le second.

N EXPËRIUENTALE DE L'in»0RTAL1TË

principaux pourront perfectionner k venir toutes les facultés de lens plus exquis et do nouveaux nt la premier,' source de toutes nos *Jos idées les plus réflectives, les lérivent toujours de nos idées senîcrée rien , mais ilopère sans cesse :ude presque Infinie de percepu'ij acquiert par le ministère des

ons *ie l'esprit, qui sont toujours is, des combinaisons, des abstracpar une génération naturelle, es et tous les arts, linés k transmettre à l'esprit les

objets, sont en rapport avec les it en rapport avec la lumière, ion, etc. (I;

rts que les sens soutiennent avec arfaits, nombreux, divers, et plus -l'esprit de qualités des objets, et

perceptions de ces qualiiéssont

mplètes.

îstble que l'esprit acquiert d'un

omplète, et plus l'idée réfléchie

est distincte.

13 sans peine que nos sens actuels

s d'un degré de perfection fort

rolulion fait trfc bien coinppcnilro comment rgane. Voii' 0. Dclannc, I'Kvolution aniiieitt le pi'ri^prU a pu aniuprir des pi-o-

supérieur à celui que nous leur connaissons icibas, et qui nous étonne dans certains sujets. Nous pouvons même nous faire une idée assez nette de cet accroissement de perfection, par les effets prodigieux des instruments d'optique et d'acoustique.

Qu'on se figure Aristote observant une mite avec un microscope, ou contemplant avec un télescope Jupiter et ses lunes ; quels n'eussent point été sa surprise et son ravissement ! Quels ne seront point aussi les nôtres, lorsque, revêtus de notre corps spirituel, nos sens auront acquis toute la perfection qu'ils peuvent recevoir de l'auteur bienfaisant de notre être !

On imaginera, si l'on veut, que nos yeux réuniront alors les avantages des microscopes et des télescopes, et qu'ils se proportionneront exactement à toutes les distances. Et combien les verres de ces nouvelles lunettes seront-ils supérieurs à ceux dont l'art se glorifie ! On doit appliquer aux autres sens ce qui vient d'être dit de la vue. Quels ne seraient alors point les rapides progrès de nos sciences physico-mathématiques, s'il nous était donné de découvrir les premiers principes des corps soit fluides, soit solides! Nous verrions alors, par intuition, ce que nous tentons de deviner à l'aide de raisonnements et de calculs, d'autant plus incertains que noîre connaissance directe est plus imparfaite. Quelle multitude innombrable de rapports nous échappent, précisément parce que nous ne pouvons pas apercevoir la figure, les proportions, l'arrangement de ces corpuscules infi-

H DËMONSTRATrOR i;XPËRIni;>'TALE DE I.'lK MORTALITÉ

nitnent petits, surlesquelspourtantreposelegi'and édifice de la nature.

Il ne nous est pas fort difficile non plus de concevoir que le germe du corps spirituel peut contenir, dès à présent, les éléments organiques de nouveaux, sens, qui ne se développeront qu'à la résurrection (1),

Ces nouveaux sens nous manifesteront dans les corps des propriétés qui nous seront toujours inconnues ici-bas. Combien de qualités sensibles que nous ignorons encore, et que nous ne découvririons point sans étonnement. Nous ne connaissons les difïérentes forces répandues dans la nature que dans le rapport aux difi'éronts sens sur lesquels elles déploient leur action. Combien de (orces dont nous ne soupçonnons pas même l'existence, parce qu'il n'est aucun rapport entre les idées que nous acquérons par nos cinq sens et celles que nous pourrons acquérir par d'autres sens !

Elevons nos regards vers la voûte étoilée : contemplons cette collection immense de soleils et de mondes disséminés dans l'espace, et admii'ons que ce vermisseau qui porte le nom d'homme ait une raison capable de pénétrer l'existence de ces

fnl, ili's il pivsi'iil, lOLis los sens. Le corps iHU'uinciilK []ui Kci'vcnt à IVxei'cice ili>s i>il qui ïuil, i-*onI l'àiiir: l'oroilli; n'cnlend piiti, Me. n'est 'luo l'insLi'iiiiient it<' l'nudilion, rm* kj )n coinmu— niciilioii l'iili'u le l'i'i'vi-.iii el Vn-W oii riiri'illf i^l inlPiToiiipue, bien que l'Hiipai'eil soil iiilacl, l;i peiveplion n'a pas lii'U. D'ailleurs, lii vision ou raiidilion peut se liiirc sans la pai'ticipalion lie l'ceiL ou Ue l'oi'uillf, comme <l»ns la lucidiU^ somnambu-

IIEVIE HISTORIQUE 45

mondes et de s'élancer ainsi jusqu'aux extrémités de la création (1).

Poursuivant logiquement ce qui était pour lui une hypothèse, et pour nous une certitude expérimentale, Tauteur ajoute :

Si notre connaissance réfléchie dérive essentiellement de notre connaissance intuitive ; si nos richesses intellectuelles s'accroissent par les comparaisons que nous formons entre nos idées sensibles de tout genre ; si nous comparons d'autant plus que nous connaissons davantage ; si enfin notre intelligence se développe et se perfectionne à proportion que nos comparaisons s'étendent, se diversifient, se multiplient, quels ne seront point Taccroissement et le perfectionnement de nos connaissances naturelles, lorsque nous ne serons plus bornés à comparer les individus aux individus, les» espèces aux espèces, les règnes aux règnes, et qu'il nous seradonnédecomparer les mondes aux mondes!

Si la suprême intelligence avarié ici-bas toutes ses œuvres ; si elle n'a rien créé d'identique : si une progression harmonique règne entre tous les êtres terrestres; si une même chaîne les embrasse tous, combien est-il probable que cette chaîne merveilleuse se prolonge dans tous les mondes planétaires, qu'elle les unit tous et qu'ils ne sont que les parties consécutives et infinitésimales de la même série (2).

(1) La matière radiante, les rayons X et le spectroscope justifient pleinement ces intuitions de génie.

(2) Les études sur les Canaux de Mars permettent aujourd'hui de croire que ce monde est habité. Ceci conlirme pleine-

t'iHHORTALITË

le ne sera-t-elle ;s avoir étudié à us volerons vers ns entre elles ces ■a point alors la

Quels ne seront dite denosprinte et ia justesse ière rejaillira de

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philosophique, ,i, mais toujours icientiflque, qui

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