TR^»ussEAll, cité par Ribot, ;j
H" — AMNKSIE DES ÉVÉNEMENTS p'UNE CERTAINE PÉRIODE DE TEMPS
1" Cas. Sy)icope durant un accouchement. — Une jeune femme mariée à un homme qu'elle aimait passionnément fut prise, en couches, d'une longue syncope. A son réveil, elle avait perdu la mémoire du temps qui s'était écoulé à partir de son mariage inclusivement. Elle se rappelait très exactement tout le reste de sa vie jusque-là. Elle repoussa avec effroi, dans les premiers instants son mari et son enfant qu'on lui présentait. Depuis, elle n'a jamais pu recouvrer la mémoire de cette période de la vie ni des événements ({ui l'ont accompagnée. Ses parents et ses amis sont j)arvenus, par raison et par l'autorité de leur témoi- .unage, à lui persuader qu'elle est mariée et qu'elle a un fils. Elle les croit, parce qu'elle aime mieux penser qu'elle a perdu le souvenir d'une année que de les croire tous des imposteurs. Mais sa conviction, sa conscience intime n'y est pour rien. Elle voit là son mari et son enfant sans pouvoir s'imaginer par quelle magie elle a épousé l'un et donné le jour à l'autre ^
Ce cas s'explique de la manière suivante :
A. Tous les faits à partir du mariage étaient locali>és dans un certain nombre de cellules déterminées :
B. Le mal qui s'est traduit au dehors par une syncope a détruit ou endurci (peu importe le mot, la chose