CÉRÉBRAL
i^^ Cas. Vertige épileptique. — Un employé de bureau, sujet aux vertiges épileptiques, se retrouve à son pupitre, les idées un peu confuses, sans autre malaise. Il se souvient d'avoir commandé son dîner au restaurant ; à partir de ce moment, tout souvenir lui fait défaut. Il revient au restaurant; il apprend qu'il a mangé, qu'il a payé, qu'il n'a pas paru indisposé et qu'il s'est remis en marche vers son bureau. Cette absence avait duré trois quarts d'heure. Pendant ces trois quarts d'heure, l'accès de vertige épileptique avait enlevé à l'employé la conscience de ses actions, mais lui avait laissé l'automatisme cérébral.
2° Cas. Vertige épileptique. — Un magistrat siégeant à i'Hôtel-de-Ville de Paris comme membre d'une Société savante sortait nu-tête, allait jusqu'au quai et revenait prendre part aux discussions sans aucun souvenir de ce qu'il avait fait ^ J|
Le vertige épileptique influe sur les conditions d'intensité nécessaires pour qu'il y ait conscience ; le travail des cellules nerveuses n'en continue pas moins; seulement il reste inconscient ou automatique.