‹ L'âme est la fonction du cerveauChapitre 28 sur 170 · I.A M ET 11 OD H · texte numérisé non relu

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soient issus des mrmes coiulilions tjiio los autres. Le devoir de rexpérimeutalion est de chercher à démêler en quoi les (n)nditions déterminantes des uns diiïèrent (le celles des autres. Si malgré tous les efl'orts et toutes les recherches on ne peut trouvci" la raison matérielle de l'erreur, il faut suspendre son jugement et conserver les deux résultats en attendant que plus tard la lumière se fasse.

Claude Bernard a ilonné deux exemples remarquables de Tapplication de ce principe, corollaire du déterminisme; le premier, dans les résultats d'abord contradictoires qu'il obtint en essayant de rendre les lapins diabétiques; le second, dans la démonstration définitive de la sensibilité récurrente des racines antérieures des nerfs (nerfs du mouvement). Magendie et Longet avaient, en effet, obtenu des résultats tantôt négatifs, tantôt positifs \

IY° — LES FAITS IRRATIONNELS, ÉTANT INDÉTERMINABLES, DOIVENT ÊTRE ABSOLUMENT BANNIS

Un fait qui se présente n'acquiert de valeur qu'après que son déterminisme est connu. Tant que la détermination de ses conditions d'existence n'a pas été faite,

\. Phénomènes de la vie, tome I«'-, G2-2. Introduction, 302 et suivantes.

Physiologie opératoire, -JO. « L'expression de fait contradictoire doit disparaître; un fait ne peut pas être contradictoire d'un autre fait; chacun d'eux existe dans ses conditions déterminées, et l'affirmation de l'un ne saurait être la négation de l'autre. La nature ne 5e contredit pas; c'est l'observateur qui 86 trompe, soit qu'il ne détermine pas exactement les condition:*

il doit être tenu à l'écart de la science et gardé en réserve comme fait brut; un fait brut n'est pas scientifique.

Quant aux faits irrationnels, ils doivent être absolument bannis; c'est la conséquence nécessaire du principe fondamental du déterminisme. En effet, étant irrationnels, ils sont indéterminables; les admettre dans la science serait rien autre chose qu'admettre le merveilleux, l'occulte ou le surnaturel; ce serait la négation même de la science, laquelle est naturelle. En soumettant la raison à l'indéterminable, dit Claude Bernard, l'expérimentation éteindrait le flambeau de son seul critérium intérieur, la Raison. Le critérium extérieur, ce sont les sens. La première condition pour un expérimentateur, c'est d'avoir confiance dans ses sens; il ne doit douter que de ses interprétations *.

V" — LE PROGRÈS DE LA SCIENCE EXIGE LE CONCOURS DE TOUTES LES PARTIES DE LA MÉTHODE.

La science expérimentale ne saurait faire de progrès par un seul des côtés de la méthode pris séparément ; elle ne marche que par la réunion de toutes les parties de la méthode concourant vers un but commun :

1° Ceux qui recueillent des observations ne sont utiles que parce que ces observations sont ultérieure-

<hi fait, soiL qu'il substitue au fait un jugement qui alors pourra Aire eu coalradiction avec un autre jugement. Admettre des faits contradictoires, ce serait par cela môme nier absolument toute science. »

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