Introduction, .'MO, .1i
nient introduites dans le raisonnement expérimental; autrement racciimulation indéfinie d'observations ne eonduirait à rien;
2° Ceux qui émettent des hypothèses à propos des oh.^ervations reeueillies par les autres ne sont utiles qu'autant que l'on cherchera à vérifier ces hypothèses en expérimentant ; autrement ces hypothèses non vérifiées ou non vérifîables par l'expérience n'engendre' raient que des systèmes et nous reporteraient à la ?cola5tique ;
3" Ceux qui expérimentent, malgré toute leur habileté, ne résoudront pas les questions s'ils ne sont inspirés par une hypothèse heureuse fondée sur des observations exactes et bien faites ;
4° Enfin ceux qui généralisent ne pourront faire des théories durables qu'autant qu'ils connaîtront par euxmêmes tous les détails scientifiques que ces théories sont destinées à représenter.
On voit donc que tous les termes de la méthode expérimentale sont solidaires les uns des autres K
i. Introduction, 46. — Physiologie opératoire, 52. « A l'aide des sens nous recueillons et amassons des faits; avec les sens nous reconnaissons les condilions de ces faits; mais ensuite par le jugement nous rattachons ces faits à ces conditions dites déterminantes, et nous en tirons une notion générale. Ce sont donc les constatations faites par nos sens qui sont la source première de nos connaissances, et l'observation simple ou expérimentale est d'autant plus rigoureuse que nous avons simplement recueilli les impressions faites sur nos sens, et non cherché à voir ce que des jugements antérieurs, des hypothèses préconçues, nous présentaient comme plus ou moins vraisemblables. »
SO 1/AMË EST LA FONCTION DU CErxVEAU