‹ L'âme est la fonction du cerveauChapitre 36 sur 170 · CONDITIONS VITALES DES ORGANES CORPORELS ET DE LEURS FONCTIONS · texte numérisé non relu

CONDITIONS VITALES DES ORGANES CORPORELS ET DE LEURS FONCTIONS

Les conditions de la vie du cerveau sont les mêmes que les conditions vitales des autres organes corporels ; les rapports réciproques du cerveau et de sa fonction sont les mêmes que les rapports entre les autres organes corporels et leurs fonctions respectives. Cette identité de conditions vitales dans tous les organes du corps sans exception constitue Vunité substantielle de Cindividu.

C'est en vain que se fondant sur l'ignorance où Ton fut jusqu'au milieu du xix'' siècle de la structure intime du cerveau et des effets consécutifs produits sur ses r()n('li(m>^ pnr l'altération do toile ou telle région, on

s'est obstiné, dans dos vues d'utilité théologique ou même soeiale, à faire du cerveau une exception physiologique entn^ les autres organes corporels; dans la -econde moitié de ce siècle, les études (matomiques et histologiques, j)oussées ù un haut degré de précision, grâce à l'invention de microscopes puissants et de réactifs délicats, les observations cliniques et les autopsies multipliées, entin les expérimentations méthodiques et rigoureuses faites durant ces quinze dernières années, si elles sont loin d'avoir soulevé tous les voiles et donné l'explication de tous les phénomènes, ont du moins à jamais ruiné l'hypothèse du cerveau, organe qui doit rester en dehors de la physiologie. « La vérité scientifique, dit Claude Bernard, ne peut pas se fractionner. Gomment comprendre, en cfTet, qu'il soit donné au physiologiste de pouvoir expliquer les phénomènes qui s'accomplissent dans tous les organes du corps, excepté une partie de ceux qui se passent dans le cerveau? De semblables distinctions ne peuvent exister dans les phénomènes de la vie. Ces phénomènes présentent sans doute des degrés de complexité très différents; mais ils sont tous, au même titre, accessibles ou inaccessibles à nos investigations; et le cerveau, quelque merveilleuses que nous paraissent les manifestations métaphysiques dont il est le siège, ne saurait constituer une exception parmi les autres organes du corps* . »

Un examen comparatif entre les conditions de la

Page 1