‹ L'âme est la fonction du cerveauChapitre 38 sur 170 · IIabutlau, Tojuicoloi/lc, oUl · texte numérisé non relu

IIabutlau, Tojuicoloi/lc, oUl

OO.NDITIONS VITALES DU CERVEAU U.i

>OMt ; à l'état de repos, ils n'en dégagent i)as sensiblement ou peut-être mémo en absorbent-ils dans certains ras.

1" Muscles. — Le lonclionnement da^ muscles produit de la chaleur; c'est un fait d'observation vulgaire que l'on s'échauffe par le mouvement et l'exercice musculaires. L'élévation de la température se manifeste dans l'appareil des muscles et elle s'étend ensuite ilans les autres parties de l'organisme ^

A l'aide d'aiguilles thermo-électriques, MM. Bec- ({uerel et Breschet, expérimentant sur l'homme, ont constaté que pendant le repos et l'activité les muscles ne présentent pas la niême température. Ils ont trouvé que la température du muscle biceps du bras, qui au repos est de 36^,5, s'élevait par la flexion répétée du bras de 0°,5 est même de 1° après des efforts énergiques. Dans le bras soumis à un violent exercice tel que celui de scier du bois, la température s'est même élevée, après quelques minutes, de 1° et plusieurs dixièmes. Ces faits ont été confirmés par les expériences de Helniholtz, de J. Béclard et de Claude Bernard»

IP Nerfs. — A l'aide des aiguilles thermo^électrit|ues, on a constaté que la mise en activité d'un nerf produit de la chaleur; la déviation de l'aiguille du galvanomètre traduit le développement calorifique qui correspond à l'activité du nerf.

L L'augmenlation de température générale par le mouvement a été observée chez un grand nombre d'animaux; les expériences sur les insectes ont été faites par Réaumur, Newjjort, Hubert, Dutrocliet, Lecoq, Maurice Girard.

IIP Glandes. — Le tissu glandulaire est une source constante, mais inégale, de chaleur ; source constante, car il y a un certain nombre de sécrétions dont le travail n'est jamais interrompu; mais source inégale, car beaucoup de sécrétions sont intermittentes, et parmi celles qui sont continues beaucoup éprouvent des alternatives de renforcement et d'affaiblissement. L'activité du rein ne subit pour ainsi dire jamais d'arrêt; mais elle s'exagère au moment des digestions. Les oscillations sont encore plus considérables pour la sécrétion salivaire qui est presque exclusivement limitée au moment de l'excitation sensorielle de la gustation. On peut même la regarder comme franchement intermittente. De même pour les sécrétions intestinales. Aussi la chaleur baisse-t-elle pendant l'abstinence, c'est-à-dire pendant le non-tra\ail ou repos.

Le système musculaire est également une source à la fois constante et intermittente de chaleur. Pendant l'immobilité, à l'état de demi-contraction ou de tonus de la fibre musculaire correspond une production constante de chaleur. Pendant le mouvement, qui est intermittent comme l'action de la volonté, il y a suractivité de la fonction calorifique. C'est pourquoi pendant le sommeil la température baisse, et pendant la marche ou tout autre mouvement actif, elle s'élève ^

En résumé, tout organe qui travaille produit de la chaleur; telle est la loi.

l. Cl- Bernard, la Chaleur animale^ pages 140, 141, 163, 183.

111° — IM Lri'XCK ])!•: J.A FONCTION SL'U L'ÉTAT DK LOIUIANK

A. G'c>t un fait d'expérience universelle que l'exercice bien réglé de la fonction, non seulement maintient la santé de Torgane, mais encore l'accroît et le fortifie.

B. C'est un fait d'expérience universelle que Tabo- Ution de la fonction amène l'atrophie de l'organe. Telle est généralement la cause productrice des organes rudimentaires chez un grand nombre d'animaux. Un des faits les plus saisissants est l'atrophie de l'œil chez certains poissons et chez des crabes qui vivent constamment dans l'obscurité. Darwin, dans ï origine des espèces, chapitre V, en donne de nombreux exemples.

« Chez quelques crabes, dit-il pittoresquement, le pédoncule oculaire demeure, quoique l'œil soit enlevé. Le support du télescope est encore là, mais le télescope avec ses verres est perdu. »

Dans ses draguages sous-marins, à 1 ou 2 kilomètres de profondeur, M. Alphonse Milne-Edwards a trouvé des crustacés, les Galathodes, qui sont aveugles : l'œil existe, mais il manque de pigment.

IV» - IXrLUEXCE DE L'ÉTAT DE L'ORGANE SUR LA

A. C'est un fait d'expérience universelle que plus un organe est sain et vigoureux, mieux la fonction s'accomplit.

B. C'est un fait d'expérience universelle que les perturbations de l'organe , œuvre de lésions ou de maladies, produisent des perturbations dans la fonction ; entin que la destruction de Torgane entraîne fatalement la destruction de la fonction.

V° - ACTlOiN DE LA TEMPÉRATURE SUR L'ORGANE ET SA FONCTION

§ 1° Le froid. 1° Effets du froid sur l'ensemble des ORGANES. — (( Le froid engourdit les animaux à sang froid ; si pendant l'hiver ils ne peuvent être soustraits à son influence, la vie s'atténue, la respiration se ralentit, la digestion se suspend, les mouvements deviennent faibles ou nuls. Chez les mammifères, cet état est appelé état (ï hibernation ;\û. marmotte, le loir nous en fournissent des exemples.

« Lorsque le milieu intérieur (sang, lymphe, etc.), c'est-à-dire l'ensemble des liquides circulants se refroidit, chaque élément en contact avec le sang s'engourdit pour son propre compte, révélant ainsi son autonomie elles conditions de son activité propre. En un mot, chaque système organique, chaque élément est de lui-même influencé parle froid comme l'individu tout entier; il a les mêmes conditions d'activité ou d'inactivité que l'ensemble.

« Les animaux engourdis ne font plus de mouve* ments; leurs muscles ne subissent plus qu'une légère combustion; ils ont le sang vehieux aussi rutilant que le sang artériel; rie même les combustions sontconsi--

ilérablement réduites dans les autre^^ tissus ; la chaleur produite est faible; l'acide carbonique est excrété en petite quantité. C'est donc la manifestation vitale fonctionnelle (destruction organique) qui est atténuée en premier lieu. La vie créatrice subit une réduction parallèle ; on peut même dire qu'elle est entièrement -uspendue quant à la formation des principes immédiats qui constituent les réserves '. »

11^ Effets nu froid sur le sang. — « L'iniluence de la température sur la dépense que fait le sang en oxygène et par suite sur sa couleur est très remarquable. Le froid ralentit la propriété physiologique du globule sanguin. Les animaux hibernants dépensent très peu d'oxygène et par conséquent produisent peu d'acide carbonique ^. »

« En abaissant la température d'un animal au moyen de la glace, on agit sur le sang comme si on le défibrinait, c'est-à-dire qu'il se coagule très difficilement et contient très peu de fibrine ; il est d'ailleurs rutilant ^ »

IIP Effets du froid sur les muscles de la vie VÉGÉTATIVE. — « Lorsque la température d'un animal s'abaisse, les battements du cœur diminuent d'énergie et de nombre. Ce phénomène est frappant chez les animaux hibernants pendant les froids de l'hiver; le cœur bat à peine de loin en loin. Quand le printemps renaît; quand la chaleur revient, le cœur se réveille

1. Cl. Bernard, Phénomènes de la vie, I, pages 103, 106, 109.

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