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Cl, Berxaîid, PaUiologic expérimentale

2. Liquides de Vorganisme, I, 50. — Voir comptes-rendus, 13 novembre 1882, page 932, les expériences de Ch. Richet.

JOi L'AME EST LA FONCTION DU CERVEAU

G'est-à-cUre, en général, à une température de 4 à 5 degrés plus élevée que la température normale de l'animal.

On peut remarquer ce fait singulier que la température de 45° environ, qui est normale pour les oiseaux, représente précisément la température mortelle d'un mammifère.

Par une chaleur humide, la mort survient dans un temps beaucoup y)1us court que par une chaleur sèche; elle survient en outre à une température plus basse, pourvu que cette température soit plus élevée que celle du corps de l'animal.

1° Un lapin, mis dans une étuve sèche à 100°, meurt en 10 minutes;

Dans une étuve humide à 80°, il meurt en 2 minutes.

20 Un lapin, mis dans une étuve sèche à 65°, meurt en 25 minutes.

Dans une étuve humide à 45°, il meurt en 10 minutes.

11° Effets toxiques de la chaleur. — Lorsqu'un animal éprouve les effets toxiques de la chaleur, il présente une série de symptômes caractéristiques.- Il est d'abord un peu agité; bientôt la respiration et la circulation s'accélèrent; l'animal ouvre la bouche, il est haletant; et bientôt il devient impossible de compter les mouvements respiratoires; enfin l'animal tombe en convulsions; il meurt, le plus souvent, subitement, en poussant un cri. La rigidité cadavérique survient avec une très grande rapidité, comme cela arrive dans l'emploi des poisons dits poisons musculaires ou poisons du cœur.

conditions vitales du cerveau loo

111° Effets sur les muscles de la \ie organique ou VÉGÉTATIVE. — La clialcur est très évidemment un excitant pour le système musculaire de la vie organique *. Prenons pour exemple les battements du cœur. Lorsque la lompôrature d'un animal s'abaisse, ils diminuent d'»''neri;ie et de nombre. Engourdissez une grenouille parle froid, les battements du cœur deviendront de plus en plus rares; ils se réduiront jusqu'à cinq ou six par minute. Rendez-lui la chaleur, vous verrez bientôt le cœur battre plus vite à mesure que vous élevez fa température.

Mais ce n'est pas le cœur seul, parmi les muscles de la vie végétative, qui est sensible à l'action de la chaleur; les fibres musculaires de l'intestin, de l'estomac, des uretères, etc., sont dans le même cas. Dans un vase, placez à côté d'un thermomètre les intestins d'un lapin récemment mort, mais dont les mouvements péristaltiques ont cessé à la température ambiante; dès qu'on fait arriver de l'air chaud dans le vase, on voit qu'à une température déterminée les mouvements péristaltiques réapparaissent avant que le thermomètre ait indiqué la variation de la température; ce qui

I. Les muscles de la vie organique ou végétative sont ceux qui donnent leur concours aux fonctions végétatives, digestion, respiration, circulation, nutrition, sécrétions, extialation, absorption, calorification. Ils dépendent particulièrement du Grand sympathique. Comme ils sont soustraits à l'action de la volonté, on les appelle aussi muscles involontaires.

Les muscles de la vie animale ou extérieure ou vie de relation concourent à la locomotion, à la préhension, à la voix, etc. Ils dépendeut particuhèrcment du système cérébro-spinal. Comme iU obéissent à l'action de la volonté, on les appelle aussi imisclec volontaires.

revient à dire que les muscles de l'intestin sont plus sensibles à l'action de lu chaleur que le thermomètre lui-même ^

La chaleur agit donc comme un excitant sur les fibres musculaires de la vie végétative; et de plus, cette action est directe, c'est-à-dire qu'elle ne s'exerce pas par l'intermédiaire du système nerveux, mais qu'elle peut se produire immédiatement par le sang.

Il n'en est point de même pour le système musculaire de la vie animale. Jamais on n'a observé que la chaleur eût la propriété de mettre en contraction les muscles des membres.

Cette action excitante de la chaleur sur l'élément musculaire a nécessairement une limite. Ici, comme toujours, ce qui est un agent physiologique vital devient agent toxique lorsqu'on pousse son action à l'extrême. C'est ainsi que si la température s'élève trop, les battements du cœur, après être devenus de plus en plus rapides, finissent par cesser subitement. De même, les mouvements péristaltiques de l'intestin cessent complètement si l'on dépasse certaines limites de température. Dans ce cas-là, c'est la mort, la mort complète, absolue, inévitable, qui saisit le tissu musculaire; la rigidité cadavérique s'établit avec une prodigieuse rapidité ^.

« En soumettant le tissu musculaire à une tempéra-

1. Expérience instructive, qui explique l'extrême impressionnabilité de l'intestiu aux variations de température, et qui par cela en même temps nous avertit des précautions hygiéniques que Ton doit prendre.

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