Cl. Bernard, Chaleur anxm,ale, 17" et IS" It'çons
liire })lii8 ('levée que sa température normale et jusqu'à une limite qui variera avec les espèces animales, on trouvera que d'abord l'irritabilité musculaire est augmentée, mais on arrivera bientôt à un certain degré où elle disparaît entièrement. Pour les mammifères vivants, l'irritabilité semble disparaître de 50'' environ à 60° centigrades, dans un milieu sec; une chaleur humide la ferait disparaître avant d'atteindre ce degré d'élévation. Sous l'influence de la chaleur, tous les muscles ne perdent pas leurs propriétés égale • ment vite ; les extenseurs résistent moins que les fléchisseurs ^ ))
IV° Action de la chaleur sur le sang. — Chez les animaux tués par excès de température, le sang présente une coloration noirâtre particulière, comme si l'animal avait été asphyxié. Cette coloration noirâtre est due à ce que le sang, lorsque la température s'élève, jouit de la propriété de transformer l'oxygène en acide carbonique avec une très grande rapidité; il devient veineux. Mais ce sang noirâtre n'a, rien perdu de ses propriétés. Il est dans son état naturel, il possède toutes ses qualités vitales essentielles ; il est capable de réabsorber de l'oxygène et de reprendre sa couleur rutilante. La seule modification que nous reconnaissions en lui est due à une sorte d'exagération de ses propriétés physiologiques, laquelle se trouve liée à l'élévation de sa température et amène une consommation trop rapide de l'oxygène par ses globules.