‹ L' âme et la solitude (volume 2)Chapitre 31 sur 46 · A MON PÈRE · texte numérisé non relu

A MON PÈRE

Le sapin s'élèvera au lien de la lavande; le myrte croîtra au lieu de l'orlie ; et le seigneur éclatera , comme un signe éteruel qui ne disparaîtra jamais.

Isaie.

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.- . Lorsque , las de marcher sans but et sans pensée, . '. -V

* Dun sort prodigue en vain maudissant les bienfaits . V O" .'

•*.' •• ; Le front blanc de sueur, la poitrine oppressée, . ^ r . -5

Je demandais au inonde 1 une ombre, un peu de frais ;

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Si quelque chose en moi, remords, amour, mystère. . ' ,’.Y D’un espoir presqu 'éteint ranima la lueur, ' v ‘

Si le doigt du Seigneur éveilla solitaire

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i\e doit-elle exhaler que plainte et que tristesse ?

' '•=.••• .; . Comme le frêle esquif sur le sable brisé,

Dont la haine ou l’injure irrita les transports;

Mais si . pure, elle voit un ange lui sourire. . .

Si la coupe en tombant a blessé notre main. Y iv. ’

;.V* ; 11 '• ;• Il est aussi des fleurs, au désert de la vie, . ’-S ? ivV‘ '

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Dont le partum se mêle aux ronces du chemin !

1! est des jours de paix, de bonheur, d’espérance ,

Et je n’ai point encore entonné mon cantique! El. tardif pèlerin sur la route des cieux,

Je n'ai point suspendu mon offrande au portique Et changé mes accents en des chants plus joyeux Mille dons ont prêté leur baume à ma misère ;

Je goûtai le repos à l’ombre de sa foi;

Que fallait-il de plus?... Il fallait, ô mon père, Partager ce bien avec toi !

'lu m avais tout donné,... le loisir, la richesse. Cet asile «le paix, ces guérets, ces troupeaux;

Et mon œil, et ma main folâtre de jeunesse Contemplait, caressait des charmes si nouveaux. Alors, sans doute, alors, le cœur en assurance .

Tu le dis maintes fois :« Lé voilà satisfait. »

Et cependant, hélas! j’attachais en silence l ne larme à chaque bienfait !

Oui, je pleurai souvent alors que la prière M’appelait vers le soir à l’abri du saint lieu;

Là, le cœur plein de toi,... le dirai-je, ô mon pèr<> 1 on nom cent fois béni me troubla devant Dieu,

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l . - * . Ouaod ta sollicitude accroissait mon domaine,

Quand sur tes pas féconds je recueillais «le l’or.

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accroissait mon domaine.

Qu’importait au bonheur cette abondance vaine?

. Ton âme était tout mon trésor.

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Si des éclairs «le joie ont passé sur îua vie, r-- . y -j Si Dieu versa sur moi sa consolation

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jjr . • ÿ ';' ' Et du pauvre

Si je sentis soudain une llamme inconnue,

Quand d’un premier baiser je pressai mon enfant. '

Si son souille au berceau fixa mon âme émue,...

ersa sur moi sa consolation. . :• -

ii la main d’une femme chérie, ivre reçus la bénédiction ;

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J’étais moins heureux cependant!

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Ces images toujours de noir étaient tachées:

• Pouvais-je sans frémir voir l’espoir de tes ans " • ■*

Tomber en imitant ces feuilles desséchées

Que le front du vieux chêne abandonne aux autans?

■ \>ue te iront au vieux cnene ananaonne aux autans?

• - Peut-être dans tes yeux je cherchais trop à lire ;

. > Mais si d’un zèle ardent je te vis attristé,

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