A VICTOR HUGO
Tel un obscur ruisseau qu'un grand 0euve alimente.
Soulevant tout-à-coup une vague écumante r ■
S étonne de trouver un murmure à ses bords; » Telle l’âme se trouble à ces bouillants transports 7
A VICTOR IIDCO.
< ^ui changent en serpents les cordes de la lyre , Arment de dards sanglants la langue quelle inspire. Et vouant à l’oubli ces jours délicieux Où , dignes séraphins, ils montaient vers les cieux, Ne sont plus qu’un torrent dont le cours indomptable Roule les perles , l’or , dans l’écume et le sable ,
Et ne laisse en son lit et ses lianes déchirés,
Que des échos d’un jour dans la fange expirés.
evo m mvr.vi \ t
Écoute Quand un ange , à ta riante aurore.
Accorda sous tes doigts cette harpe sonore ,
Tu la sentis frémir au souffle inspirateur....
Qu’as-tu fait de ce bien, rare don du Seigneur? L’aigle perd quelquefois en des saisons nouvelles Les plumes que le vent arrache de ses ailes,
Et son cri cependant retentit dans les airs ; Plusgrandquel’aigleencore,... oùs’élancent tes vers? Il me-seihW©imt! pontife au sei» du sanetnaire un • ! Sur un morne* ùtHCuetldéroulaqk le suaire pv - * Quand U>pe* pte » .1 neliné de respect td’éffw» y ■ t ■>'< Retrouve. a« fond: du codur l’espéraaee et btifâtl, u 1 . i
A VICTOR MljfcO,
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Lui jeter tout-à-GOup un. effraya Lie rire. ,
Changer le verbe saint en un affreux délire, u
Et, d’un crime inouï profanant le saint lieu , , . Proclamer le néant à la place de Dibc. . . , )
Qu’attends-tu des vains bruits dont ton cœur s’environne? Un fleuron chaque jour tombe de ta couronne.
Une sombre Jueur perce en ton avenir;
On dirait que, craignant l’heure silencieuse
Tu chantes — Que nous fait la corde harmonieuse
Qui ne laisse vibrer qu’un amer souvenir?..'...
Qu’importe que le Pin , où les voix des tempêtes
Exhalent en passant des concerts sur nos têtes,
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Montre les creux d’un tronc que la foudre a frappé,
Si ses puissants rameaux , dépouillés par Forage ,
N’ont plus à prodiguer de fraîcheur ni d’ombrage,
Et laissent sans abri le voyageur trompe?
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Àh! s’il était versé data ma coupe fragile
Quelques gouttes aussi de ce neptw, fertile , ( , 1 ;
Qui coule sur ta lèvre en flots mélodieux,. ... ; „ i
A VICTOR Ht CiO
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Que d'élans inspirés, sources de poésie, Déborderaient sôudain entraînant arec eux Ces cœurs que Dieu pétrit d’une argile choisie , Ces regards , ces désirs , ces pensers vertueux ,
Qui, volant aussi purs que la sainte colombe .
Se reposent comme elle à l’autel, à la tombe,
Au toit hospitalier, loin des cris , des complots,
A l’olivier de paix que balancent les flots ;
Partout où règne encore un abri d’innocence , Partout où vient briller un reflet d'espérance. IVest-ce pas un bonheur de tenir eu sa main Au désert d’Israël la baguette d’airain?
De faire jaillir l’onde au rocher qui s'entr ouvre ;
De rendre à la nuée un éclat qui se couvre ;
Et, tandis que dans l’ombre, aux herbes du chemin
Le reptile hideux distille son venin ,
De sentir s’échapper quelque chose de l’âme Qui projette au lointain une brillante flamme , Phare consolateur au rivage inconnu,
Étoile tutélaire au pilote éperdu ,
Et qu 'après le naufrage une vague éternelle Porte an foyer divin dont elle est l'étincelle?
A VICTOR lit GU.