A LA SORTIE DE VITRÉ
!.«'> «'millions du retour ressemblent à celles de la convalescence.
LE RETOUR
Courez, courez encor, volez, coursiers rapid J’ai hâte d’arriver au seuil où l’on m’attend; J’ai hâte de presser de mes lèvres avides Une mère chérie, une femme, un enfant !
LE RETOUR
Oh! ie bonheur est là, s’il se trouve en ce monde!
La voix qui me le dit ne me trompa jamais;
Je l’écoute en mon cœur... qu’elle est douce et profonde Qu’elle est pleine d’amour, d’espérance et de paix!
0 mon Dieu! je rends grâce à cet œil tutélaire Qui dans ces nuits d’erreur semble veiller sur moi ; Qui, tandis que la foule ou se blesse ou s’altère , M’endort, calme et content, sous un abri de foi.
Je rends grâce , ô mon Dieu , de sentir en mon âme Quelque chose d’ardent, d’immense , d’iuunortel ,
Une soif de la vie, un feu pur dont la flamme Monte comme l’encens qui s’élève à l’autel !
Oh! je crois;... oui, je crois au bonheur, à la vie ,
A la mort, porte ouverte au sublime séjour;
A ce charme inconnu que le cœur rêve , envie ;
A la vertu de l’homme, à la gloire, à l’amour!
A tout ce qui n’est pas rampant dans la poussière , Glacé, sans avenir, ignoble, bas et creux;
A tout ce qui décèle une âme noble et fière,
A tout ce qui nous donne un élan vers lescieux!