‹ L'âme et la solitudeChapitre 13 sur 41 · LA VIE · texte numérisé non relu

LA VIE

J'attendis tout de toi , vain espoir de la terre , Mais je te dis adieu.... JNon ! d'un pesant fardeau Soulage encor mon cœur!... Une faveur dernière ! Six pieds pour un tombeau !

Je verrai de mes ans la course si rapide , Comuie le jour qui fuit , pencher vers son déclir» ; Nulle plainte n'ira de ma lèvre livide Accuser le destin.

Mon œil a mesuré l'abîme de la vie ; Partout j'ai promené mon regard scrutateur; Partout il a trouvé les pleurs ou la folie, Nulle part le bonheur.

Et cepentlani . toujours amoureux du mensonge l/homme luit ellVayé de l'aspect du cercueil; Bientôt sur cette mer, où son erreur le plonge, Apparaîtra l'écueil.

Déjà 1 onde soulève une écume de rage , Elle pousse la barque au rocher inconnu : Soudain l'on voit flotter les débris du naufrage Mais l'homme a disparu.

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