LHOMME
Escorté par les maux, rhoinnic entrant dans la vie Pousse pour premiers cris des accents douloureux On dirait, par l'effroi dont son aine est saisie, Que tout son avenir se dévoile à ses yeux.
76 L'HOUMË.
Hélas ! vicliine de souflraiice
Ouo menace un pesant fardeau , Demande par les pleurs une éleiiielle enfance, Demande que le berceau
Embelli par ton innocence Se change en un tombeau.
Alors, enfant chéri d'un destin lutélaire ,
Exempt du tribut des douleurs.
Nous irons essuver les larmes de ta mèie
Et sur toi ié|)andre des fleurs.
Mais si du temps qui fuit tu n'entendais la iam«-
Sur ces flots un jour balancés; Si déjà tu sentais dans le fond de ton âme Le désir imprudent des biens qu'ils t'ont laissés. Alors nous frémirions.... Une pitié sincère
De larmes remplirait nos ^eux , l'-l l'écho redirait cette voix solitaire : Encore un malheureux!
.liinvier 18^7.
LA TRISTESSE
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.lou, lu.
LA TRISTESSE
O Nuit, confidente céleste De mes solitaires soupirs!
En vain lu cherches des désirs :
La mort.... voilà celui qui reste.
80 L\ TRISTESSE
J'aimais à contempler tes magiques splendeurs ; Autrefois sous ton aile errant sur la montagne , J'aimais, ô fidèle compagne, Ton silence et mes pleurs.
Ils n'avaient rien d'amer; imitant l'influence De ceux, qui tombent de ton sein ,
Comme eux sur la verdure, ils tombaient. ..et soudain jMon cœur s'animait d'espérance.
Hélas! quel cbangement étonne ma raison!
Le présent, l'avenir me glace; Jusqu'à mes souvenirs qui ne laissent do trace
Que celle que laisse un poison.
i\e crains pas cependant, ô nuit, que je réclame Ta mélancolique clarté ; Non , non , c'est ton obscurité Oui convient le mieux à mon âme.
LA TRISTESSE
Du moins en s'entourant de deuil Ma pensée, hélas! pourra plaire A ce fantôme solitaire Qui m'incline sur un cercueil.
.liinvicr IiS-^t.