‹ L'âme et la solitudeChapitre 34 sur 41 · A MON FILS · texte numérisé non relu

A MON FILS

Toujours au même ciel brille la même étoile.

Et la brise pourtant s'assoupit à la voile

Du précieux esquif ballotté par le Nil.

i/heurc <|ui sonne au loin, dernier flot de l'année,

21A A MOn FILS.

A poussé vers son bord sa nacelle entraînée, Qui flottait riante au péril.

Jusqu'ici le zéphir a bercé ta couronne,

11 se glace aujourd'hui sous la main de l'automne ;

Voyons s'il a lerni l'éclat de sa fraîcheur

Oh! non, non, mon enfant, elle est encore plus belle! Je le vois maintenant, chaque saison nouvelle Doit y déposer une fleur !

Souvent, quand le sommeil plane sur ton berceau, D'une tremblante main j'écarte le rideau ; Et dans ton sein d'enfant, où ta vie esl la mienne, Jaime à voir s'épurer mon âme à ton haleine, Comme au fond du creuset s'épure le métal ; J'aime à la voir sourire à ta lèvre candide, Briller en ton regard, comme en une eau limpide Jaillit en perles d'or le grain de sable aride Sous le clair r»'seau de cristal.

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