‹ L'âme et la solitudeChapitre 41 sur 41 · A LA SORTIE DE VITRÉ · texte numérisé non relu

A LA SORTIE DE VITRÉ

Les émolions du retour ressemblent h celles de la coinalesceuce.

LE RETOUR

Courez, courez encor, volez, coursiers rapides, J'ai liate d'arriver au seuil où l'on m'attend ; J'ai hâte de presser de mes lèvres avides Une mère chérie, une femme, rm enfant!

2,16 m: BETOUR.

Oh! le bonlieur est là, s'il se trouve en ce inonde! La voix qui me le dit ne me trompa jamais; Je l'écoute en mon cœur... qu'elle est douce et profonde! Qu'elle est pleine d'amour, d'espérance et de paix!

0 mon Dieu! je rends grâce à cet œil tutélaire Qui dans ces nuits d'erreur semble veiller sur moi ; Qui, tandis que la foule ou se blesse ou s'altère, M'endort, calme et content, sous un abri de foi.

Je rends grâce, ô mon Dieu , de sentir en mon âme Quelque choire d'ardent, d'immense , d'immortel , Une soif de la vie, un feu pur dont la flamme Monte comme l'encens qui s'élève à l'autel ! Oh! je crois;... oui, je crois au bonheur, à la vie , A la mort, porte ouverte au sublime séjour; A ce charme inconnu que le cœur rêve, envie; A la vertu de l'homme, à la gloire, à l'amour! A tout ce qui n'est pas rampant dans la poussière. Glacé, sans avenir, ignoble, bas et creux; A tout ce (jiii décèle une âme noble et fièrc, A tout ce qui nous donne un élan vers les cieux !

LE RETOUR

Volez, volez, coursiers!... Et qu 'importe Torage Qui gronde en ce moment sur ma tête à grand bruit? Je connais cette main qui brise le nuage ; Allez , ne craignez rien , un ange nous conduit.

i4 Juin 18?)^).

Page 1