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l4<> PSYCHOPATHOI.OGIE ET NEUROPATHOI.OGIE GÉNÉRALES
certaines phrases ou tournures de pensées, ou de certains gestes. Par obsession , on entend des représentations qui s’imposent avec puissance et persévérance à l'attention, et poursuivent le malade nuit et jour, sans qu’il puisse les écarter, c’est-à-dire les oublier ou s’en détourner. 11 existe des troubles de l’association qui se rapportent plutôt aux mots qu'aux pensées. Alors il se forme un galimatias, un bavardage. dénué de sens, même des langues inventées par l’aliéné, composées d’allitérations absurdes et ne répondant à aucune pensée, sans pourtant que les idées elles-mêmes du malade soient nécessairement confuses ; le langage seul constitue en ce cas un chaos de mots.
Dans les degrés les plus intenses des troubles de l’association des idées, la pensée de l'aliéné devient complètement confuse, ce qui se trahit alors par tous ses actes, ses gestes, ses regards, et non pas seulement par une salade de mots comme dans le cas précédent. Dans la perturbation mentale ou dissociation complète , ce ne sont pas seulement les idées, mais aussi les sentiments et les voûtions, qui forment un chaos, et le malade erre avec des yeux hagards, comme un esprit perdu dans ses rêves. Cet état de dissociation mentale plus ou moins complète est effectivement, au point de vue psychologique, fort voisin du rêve, quoique sa signification soit tout autre, c’est-à-dire pathologique, et qu’il soit impossible d’en secouer le malade.
Il est avant tout très important de distinguer la dissociation mentale qui repose sur des troubles anatomiques ou organiques du cerveau, de la perturbation purement fonctionnelle, chez laquelle la dissociation ne porte que sur le dynamisme neurocymique. La dissociation organique est en effet quelque chose de tout différent. Tandis que dans la dissociation fonctionnelle ( perturbation mentale) c’est principalement et presque uniquement le contenu de la superconscience qui constitue un chaos, et que tous les automatismes subconscients demeurent normaux, bien associés, et conti-
AUTOSUGGESTION OBSESSIONNELLE 1 4/
nuent à fonctionner sans trouble, nous trouvons inversement dans la dissociation organique un état chaotique de la vie cérébrale subconsciente, tandis que les associations supérieures (superconscientes) offrent encore une coordination relativement supportable. Le dissocié organique (ainsi le paralytique général) sera par exemple capable de suivre une conversation lente et de parler avec une certaine logique plus ou moins pesante. Mais en môme temps il oubliera où il se trouve, où est la porte de la chambre, ou bien qu’il se trouve par exemple en bonne société, dans un salon. Il sera capable alors de se déshabiller et de faire ses besoins devant les personnes présentes, ou de trahir un secret qu’il avait tenu profondément caché jusqu'ici, ou encore de conclure une atlaire absurde, qui lui parait très avantageuse, parce qu'il n'a pas l'intuition instinctive de ses dessous principaux, etc. Inversement, le dissocié fonctionnel évitera instinctivement toutes ccs sottises, de môme que le somnambule ne se laisse pas choir du bord d’un toit, que nous nous recouvrons sans erreur pendant le sommeil, etc. Toute la machinerie instinctive, y compris une partie des habitudes ou automatismes secondaires, n’est pas ou est beaucoup moins dérangée chez lui. Par contre, il ne fera attention à rien de ce qu'on lui dit et divaguera avec un regard fixe, sans donner une seule réponse juste. Chez le dissocié organique, on peut mettre pour ainsi dire le doigt sur les lacunes des associations «les neurones. Le travail cérébral se fait, il est vrai, sommairement d’après les règles ordinaires, comme à l'état de veille, mais il trébuche à chaque instant sur les lacunes des associations subconscientes qui, chez l’homme normal et chez le dissocié fonctionnel, marchent au contraire automatiquement d'ellesmêmes. Ce sont partout des déchirures et des cahots ; le malade ne voit pas ou oublie précisément ce qui n'échappe à personne d’autre que lui, parce qu’il s'agit d’automatismes qui vont sans dire. En outré, la dissociation organique se combine ordinairement avec des incertitudes et des troubles «je la