‹ L'ame et le systáeme nerveuxChapitre 41 sur 82 · IMBÉCILLITÉ OU FAIBLESSE OESFRIT · texte numérisé non relu

IMBÉCILLITÉ OU FAIBLESSE OESFRIT

môme avec des excès de certains appétits qu’ils veulent réfréner, en particulier de l’appétit sexuel.

On désigne du terme de déséquilibrées les mentalités pathologiques auxquelles l’équilibre de l'Ame fait défaut à certains égards ou à tous les égards, et qui sont incohérentes et inconstantes dans leur manière de penser, de sentir et de vouloir. On peut leur appliquer aussi le néologisme de « psychasthénie » (faiblesse irritable de l'Ame).

Les anomalies sexuelles ne dépendent que dans les cas les plus rares de troubles des organes sexuels eux-mêmes (spécialement des glandes sexuelles). Leur siège ordinaire est le cerveau, avec ses dispositions héréditaires sexuelles plus ou moins normales eL plus ou moins fortes, et avec scs habitudes acquises dans l’accomplissement de l’acte sexuel. Sans doute, quand on enlève les glandes sexuelles du nouveau-né (castration), le développement de l’appétit sexuel corrélatif dans le cerveau en est entièrement arrêté ; mais ce n'est plus le cas quand la castration a lieu après la puberté. Les individus chAtrés comme enfants prennent dans leur développement un caractère féminin, conservent une voix haute d’enfant, ne deviennent que peu ou pas barbus, etc. Il existe un grand nombre de dispositions sexuelles anormales héritées ; en voici les groupes principaux :

a) Exaltation el précocité île i appétit sexuel ( chez l'homme el la femme). — En cas pareil, on voit se développer très têt, même chez des enfants de sept à neuf ans, des représentations sexuelles intenses et un appétit sexuel correspondant.

h) Absence ou faiblesse de l'appétit sexuel ( anesthésie sexuelle). — Malgré l’existence d’organes sexuels entièrement normaux, il arrive qu’aucun appétit correspondant ne se développe. En pareil cas, il ne se produit pas de représentations (d’engrammes) correspondantes dans le cerveau. Chez l’homme, le fait est rare. Chez la femme, naturellement passive dans l'acte sexuel, le cas est fréquent el peut à peine être taxé d’anormal.

On désigne du terme de perversions sexuelles les cas dans lesquels l’objet de l’appétit sexuel est anormal. C.itons en première ligne l’amour homosexuel (l’amour d’un individu d’un sexe pour un autre du même sexe), puis l’appétit dirigé sur toute sorte de fétiches (tresses de femmes, mouchoirs de poche, bottines, etc.), puis les anomalies dans la manière de satisfaire l’appétit sexuel, comme par exemple celle de se satisfaire en se faisant maltraiter et humilier, ou au contraire en humiliant et maltraitant les autres (masochisme et sadisme) ; puis l’appétit dirigé sur des enfants, sur des animaux, celui qui pousse à l’exhibition des organes sexuels, etc.

La masturbation ou onanisme 11e repose pas toujours sur une anomalie ; elle n’est le plus souvent qu’une compensation à l’appétit sexuel, compensation provoquée par l'imitation ou par une mauvaise habitude, lorsque l'occasion de satisfaire normalement cet appétit fait défaut. Bien plus rarement elle repose sur des instincts pathologiques héréditaires, surtout homosexuels.

Toutes les anomalies et tous les faibles dans l’accomplissement de l’acte sexuel (par exemple les érections incomplètes) ont une forte tendance à se renforcer par l’habitude et la répétition. Ils peuvent même naître sous l’influence de l’usage et de la séduction, par l’excitation de l’érotisme. L’irritation sexuelle exagérée a des suites bien plus néfastes que la faiblesse ou l’absence de l’appétit sexuel. Il s’ensuit qu’il est de bonne règle hygiénique de réprimer autant que possible l’appétit sexuel, de le satisfaire avec modération et d’en détourner autant que possible son activité cérébrale, en la dirigeant sur des objets plus utiles.

Il va sans dire que nous ne nions pas l’action concomitante de certaines lésions du mécanisme des centres nerveux inférieurs des organes sexuels et de ceux-ci eux-mêmes ; mais il s’agit là de cas exceptionnels, sauf les lésions des glandes sexuelles.

h' hypocondrie se greffe sur une tendance héréditaire

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