PSYCHOSES ET AUTRES AFFECTIONS NERVEUSES
portion circonscrite dont il s’agit. Ou’on se reporte aux localisations cérébrales décrites dans les chapitres 11 et IV, ainsi qu’aux ligures y cl 10. Une lésion ou destruction de la portion BB* de la ligure 9, i« gauche, aura par exemple pour conséquence une paralysie des mouvements volontaires du bras droit; une destruction de la corne antérieure droite de la moelle épinière lombaire tuera les neurones musculaires de la jambe droite et fera atrophier ses muscles, tandis qu'un névrome lépreux d’un nerf sensible le tuera et rendra toute la portion de la peau desservie par lui absolument insensible;, non seulement pour le grand cerveau, mais aussi pour la subconscience subordonnée de la moelle épinière qui transmet ses impressions aux simples rétlexes. Lorsque, chez un malade atteint d’endocardite (maladie des parois des cavités du cœur), une parcelle de sang caillé dans le cœur ou défibriné se détache et, lancée dans les artères (on appelle cela embolie), vient se ficher dans une petite artère cérébrale qu'elle oblitère ainsi, la partie du cerveau que celle artère pourvoyait de sang s’en trouve tout à coup privée et meurt, faute de nutrition. La partie morte ou nécrosée se ramollit, et il s'ensuit, selon la localité atteinte, des paralysies du langage (aphasies), de la face, du bras, des troubles visuels, etc. 11 en est de même à la suite des apoplexies ou épanchements de sang dans le cerveau, épanchements qui se produisent lorsqu’une artère malade se rompt. Citons en outre les tumeurs cérébrales, toute sorte d’atrophies dans divers domaines des centres nerveux, telles que les scléroses localisées ou multiples, les abcès du cerveau, les ramollissements dus à l’obturation des vaisseaux sanguins, les inflammations du cerveau ou de la moelle épinière (encéphalites ou myélites), tous accompagnés de symptômes correspondants, la plupart du temps chroniques. Lorsqu’une grande portion du cerveau est détruite, les facultés mentales en souffrent plus considérablement, cela va sans dire. Très souvent aussi, les tiraillements et la pression exercés par le foyer morbide sur le tissu cérébral
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lt)$ MALADIES OU ANOMALIES MENTALES ET NERVEUSES
environnant, déterminent des phénomènes généraux d'irritation ou au contraire d'arrêt, et provoquent des psychoses généralisées, des convulsions, des paralysies, des douleurs, des troubles du langage, etc., ou même une perte complète de connaissance. Les méningites ou inflammations des membranes qui entourent le cerveau et sont contiguës à son écorce, à l'organe de notre ème, provoquent des troubles mentaux divers qui se généralisent très vite. Il m’est impossible d’entrer dans le détail de ce domaine immense et compliqué. Rappelons seulement que les symptômes secondaires dépréssion et.de tiraillement peuvent se guérir lorsque le foyer se localise et se circonscrit, surtout lorsqu’ils étaient dus è la pression de l’œdème (hydropisie momentanée du tissu cérébral). Comme exemple d'une affection nerveuse locale et périphérique, nous citons encore l’éruption cutanée en vésicules appelés zona, qui repose sur l’inflammation d'un nerf et cause souvent de fortes doideurs névralgiques. Il est évident (pie chaque foyer organique nerveux a ses causes spéciales. Les tumeurs sont probablement produites par une infection due à des organismes très inférieurs encore incon nus. D’autres foyers proviennent de blessures (fractures ou enfoncement du crène), contusions des nerfs, déchirures du cerveau par suite d’ébranlement violent, etc. ; les microbes de la tuberculose et les streptocoques provoquent des abcès et des tubercules dans le cerveau, les méninges, etc.
F. Maladies générales de la nutrition. — Certaines psychoses sont dues à des affections générales de la nutrition des tissus, telles que la goutte (intoxication par l'acide urique), l’urémie (intoxication par l’urée), l’anémie, le diabète, le myxœdème (voir ci-dessus : Crétinisme), etc. Mais c^s psychoses sont en somme rares, sauf le crétinisme.
G. Épuisement. — L’inanition aiguô, la faim chronique, et tout épuisement du système nerveux occasionnent parfois