‹ L'ame et le systáeme nerveuxChapitre 49 sur 82 · ÉPUISEMENT · texte numérisé non relu

ÉPUISEMENT

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des délires et des psychoses qu'on peut désigner du terme d'asthénie. Ce sérail là la vraie « neurasthénie » ou « psychasthénie » qu’on voit parfois aussi se produire dans certains cas, à la suite de surmenage intellectuel, lorsque le sommeil est systématiquement empéehé. L’asthénie nerveuse occasionne parfois des symptômes analogues à ceux de l’hystérie. On voit aussi se produire des psychoses caractérisées par une perturbation mentale complète ou par une faiblesse irritative intense, compliquée d'hyperesthésie et de symptômes analogues à ceux de l’hypochondrie. Mais toutes ces affections, suites d’un simple épuisement nerveux, se guérissent bien plus facilement que celles, infiniment plus fréquentes, qui se développent sur la base dcjlispositions héréditaires pathologiques et (pie nous avons décrites dans notre second groupe. On a exagéré jusqu’à l’absurde l’importance de la neurasthénie ou psychasthénie prétendue acquise. Chez les natures saines, elle est d’une rareté extraordinaire, pour ne pas dire qu'elle ne puisse se produire. On se complaît à attribuer une importance infiniment exagérée aux causes acquises et épuisantes qui n’ont, dans la règle que la signification de la goutte d’eau qui fait déborder le verre, et l’on néglige ou lait les causes fondamentales: la prédisposition héréditaire, les intoxications, etc., qui agissent avec une puissance élémentaire. Accordons cependant que beaucoup de prédisposés aux affections nerveuses peuvent demeurer indemnes des affections dont nous parlons, s'ils sont extrêmement prudents et mènent une vie très saine. Voilà pourquoi il est nécessaire d'accorder précisément chez eux une grande attention à tout ce qui épuise le système nerveux. Nous y reviendrons à propos de l’hygiène. Chez l’homme normal, l'épuisement nerveux produit un sommeil irrésistible qui le répare.

l<)0 MALADIES 01 ANOMALIES MENTALES ET NERVEUSES

QLATIUfiMK GROUPE

Maladies mentales et nerveuses par évolution rétrograde

ou sénile.

Do même que les fonctions mentales et nerveuses se développent dans l'ontogénie de l’enfance, de même aussi elles se désagrègent dans l’atrophie de la vieillesse. Ce sont surtout les atrophies et les dégénérescences des parois des vaisseaux sanguins qui provoquent l’atrophie des neurones dans le cerveau qui vieillit. Lorsqu'elles sont plutôt diffuses, elles produisent la démence sénile ordinaire, accompagnée d’alïaiblissemont cl de dissociation organique. Klles commencent souvent par les symptômes de la mélancolie, quelquefois aussi avec une excitation gaie. Un égoïsme répugnant, un entêtement tenace, souvent aussi la brutalité, sont de fréquents symptômes concomitants, surtout du sénilisme très chronique et peu accentué, l'n symptôme caractéristique du sénilisme cérébral sont des excitations et des perversions fréquentes de l’appétit sexuel, qui poussent le vieillard à commettre des attentats sur des enfants ou à s’amouracher subitement de filles toutes jeunes. Lorsqu’il meurt peu de temps après, on attribue sa mort iï ses excès sexuels et aux vices dont on l’accuse, tandis qu’en réalité le tout, y compris la mort, n’est que le résultat de l’atrophie cérébrale sénile. Bien des hommes honnêtes et travailleurs ont ainsi perdu leur bonne réputation sur la fin «h 1 leur vie, à cause de la dégénérescence de quelques misérables artères cérébrales. L’âge n’est cependant pas seul la cause de l’atrophie sénile du cerveau. La syphilis, l’intoxication alcoolique, et certaines dispositions héréditaires individuelles, causent fort souvent une dégénérescence précoce (présénile des artères cérébrales et du tissu du cerveau. On peut l’observer déjà vers cinquante ans et fort souvent vers soixante ans, tandis que les personnes

MALADIES OU ANOMALIES MENTALES ET NERVEUSES l\)~

très saines, exemples de syphilis et abstinentes d’alcool ou du moins extrêmement sobres, peuvent arriver à quatre-vingtdix et même à cent ans avec une lucidité d’esprit complète. J'ai connu une dame morte à plus de cent ans et demi d’un érysipèle, et dont la clarté d’esprit, l’intelligence, la chaleur de sentiments, le sens moral et le jugement élevés ne laissèrent rien à désirer jusqu’à son dernier soupir et faisaient honte à bien des jeunesses; elle fut toujours d’une sobriété exemplaire et abstinente d’alcool par nature, à part quelques prescriptions insignifiantes de vin en cas de maladie ou d’indisposition.

Les nerfs périphériques et les centres nerveux subordonnés ont aussi une tendance à l’atrophie dans la vieillesse. C’est le cas, par exemple, du nerf optique et du nerf acoustique- Tous les organes du corps ont du reste celte tendance.

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