SUGGESTION
sions artificielles, cultivées par Texemple et Thabitude, et qui
n'ont même plus rien de commun avec les appétits naturels. Telles SDul les passions du jeu, des sports, etc. .J'ai à j)eiue . besoin de nommer lagourinandise, la culture artiiicielte de la soif et deTappétit sexuel, etc. Mais il existe en outre des passions spootanéeSf héréditaires, qui reposetat sur ujae hypertrophie plus ou moins pathologique des appétits. Elles 8e tcombinent, du reste, à Tinfini avec celles dont nous parlions d'abord, j)ar Tintermédiaire de ce ([u'uii appelle les prédispositions héréditaires plus ou moins prouoncces.
i3. Suggestion. — Par suggestion on entend uhe forme particulière de réaction psychique, ou pour mieux dire psycho-
physiolotrique, dans laquelle une représentation ou idée, associée en général à une perception ou à un sentiment, agit d'une façon à la fois si intense et si concentrée (monoidéiste), qu'elle en perd ses associations ordinaires avec les représentations de contraste qui la corrigent, surmonte ou brise violemment les inhibitions qui la restreignaient d*habitude, et déclanche des activités cérébrales qui daiis la vie de tous les jours sont intlépendantes d'elle et ont lieu plus ou moins constamment d'une façon subconsciente.. La sug^e^tion* dissocie ce qui d'ordinaire est associé, et associe, par contre, souvent ce qui ne Tétait pas. Donc les cerveaux facilement dissociables sont en mdme temps les cerveaux suggestibles* La suggestion déclanche les activités qui sont symboli*sées par son contenu. Klle le fait de telle façon que la personne à lacjuelle on la donne n'a aucune conscience du mécanisme de l'action (|ui déclauche la perception, tic sorte qu'elle s'èn étonne. Parfois au contraire une idée déclanche le contraire de ce qui est suggéré ou autre chose (autosuggestion). Je dis à un homme : « Vous avez sommeil, vous bâillez. r> Il bftille involontairement ; la suggestion a réussi et il est déjà hypnotisé. Je place alors son bras sui- sa téte et je lui dis: « Vutre bras est raide, vous ne pouvez l'abaisser. »
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U w peut le faire. J ajoule: « Vous voyez, d-vanl vous un oiseau bleu qui vole. . U le voit (I hallucmo). Pu.s: Vous .H,-s aveugle, vous ne voyez plus rien. . H ne vo.l plus r.en, quoique ouvrant les yeux. Tout cela sont des suggesUons «.nsibles ou niolrH os.posiUvesounégaUves.
luggesUons négatives éleignent et if bent (eeUe de ta cécité. exemple). Mai. s, je dis à quelqu un : « Votre «te devi^nlfralche. vos pieds sonl chauds .., et si au conlra.re il prend mal à ta t*te et troid aux pieds, on parle d auto sugffeslion contradictoire.
^ La nol.ou .e suggesUonest idenUqueà ceUedY»» c'esl-à-dire .,ue 1 hypnose n esl qu'un sommeil «««duéel su^ Kéré. En so.mncle sommeil augmente la suggest.b.l,té parce Lu dissocie 1-acUvilé cérébrale. N. auu.oins les résullaU el î" mécanisme d'une suggesUon à l éUl de ve.ll- sonl absoluiTidentiques à ceux d'une suggesUon à l étal de somme,! Ta seule différence est qu'à l'état de sommeil ta dissoeialion Ïr e est plus générale, tandis r'V«•*"^rtî^t^' «lus ou moins partielle et cireonscrite. La foi, l'mstmcl d imw Sret t:ut qui entratne . activité c.rébrata de l'homme et ta pousse à l'obéissance avengl-, so . oml.mont plus ou Lins à des effcta de suggesUon. Ou peut «Ire suggesLonno en crémière ligne par d'autres hommes, mais aussi par des Tvre "robiL. îesémoUons. etc. Je ne puis m'étendre 1 au long sur cette inléres«mte question et ,e renvoie 4 •mon Uvre allemand sur l'Hypnotisme (.) ou à celui de Bem-
>B"u::;'i.^C""ciicot s est eompiaement trompé e.
orSînt que l'hypnoUsme était de l'hystérie. Ce qu, est prétendant q yp ^ ^^^^.^ ^^^^^^^
r d -Shôlogiqu'e'à ta dissociation. On peut dire rh ine repose s,„- une suggestibilité et surtout une au osuigesUbiUlé palhologiquemenl dévoyée, comme toute. 1«
ù) BBBNHEiM, La SuggesUon, Part», 0. Doin.
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