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CHAPITRE V

GENLSt: INDIVIDUELLE ET DESCENDANCE DU SYSTÈME NEHVEUX

a) Genèse individuelle ou ontogénie. — On entend par onlogénie ioriyine et U développement de C individu. Comme la plupari (i) des êtres vivants, Thomme sort, on le sait, de TunioD ou conjugaison de deux cellules germinaUves microscopiques, une cellule mftle (spermatozoïde) et une cellule femelle (ovule). C'est, surtout le noyau de la cellule qui sert à la conjugaison, tandis que le proloplasma de Tœiif ne sert ^uère que de matière alimentaire à la substance des noyaux qui se conjuguent. La conception est, par conséquent, 8ynon3rme de la conjugaison. En réalité la Vie des parents ne fait donc que se continuer à l'aide de deux germes dans celle de leurs descendants et ne crée pas une vie nouvelle.

Les deux j>^ermes conjugués qui se nouî rissent du vitellus (protoj>lasina) de Tœuf, se partagent en un nombre considérable de cellules dites embryonnaires, qui se disposent finalement en divers feuillets pour former petit à petit Tembryon. Dans le phénomène de la cotijug-aison, retenons surtout celui de la mitose, par lequel la substance héréditaire des noyaux

(i) Nous laissons de côté ici la reproduclion par partage et la par* thénogenèse des animaux inférieurs et des plantes, car elles n'existent plus chez les manmiifères. Mémè chez les êtres les plus inférienrsi il faut néanmoins que la conjugaison vienne renforcer de temps en temps l'espèce qui, sans cela, s'éteint.

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