‹ L'âme et le système nerveux, hygiène et pathologieChapitre 49 sur 77 · ÉPILEPSIE · texte numérisé non relu

ÉPILEPSIE

font souvent transition. La différence fondamentale consiste

en ce i\\n\ chez les afTcrlions dorrites comme second fi^roupe, ce qui est morbide concerne la disposition héréditaire ellemême, tandis que les maladies que nous avons à décrire maintenant suivissent d*une façon aiguë dans le courant de la' vie, soit provoquées par des actions nocives venant du dehors, soil sur la base de l'activité cérébrale elle-même, mallraitée pai* les elTets do dispositions licréditaiies anormales. Dans ce dernier cas, ractioii sourde et répétée (Jcs dispositions morbides du cerveau a préparé la catastrophe de longue date, et Ton peut désigner cette dernière du terme do catach/sme neurocymique.

L'état actuel de nos connaissances ne nous permet en outre pas toujours de délimiter nettement et sûrement ce qui est fouctionnel de ce qui est organique.

A. fipilepsie. — L'épilepsie ou haut mal est connue de tous. Comme disposition, elle est extrêmement héréditaire, éclot

Irrs ordinairement dans la Jcnnesse, et se rapproclu' par- conscquenl beaucoup des deux groupes précédenls, Ontrc les attaques ordinaires de haut mal, dans lesquelles le malade tombe subitement en perdant connaissance et où il est pris de convulsions cloniques, on voit souvent arriver dans le cours de la maladie des accès de psychoses allant jusqu'à la folie furieuse, accès dont les inala<lcs perdent tout, ou à p«'u pi'ès tout souvenir (amnésie;. On entend i)ar * éj)ilepsie larvée» ou petit mal épileptique, des accès de vertige ou d absence qui ne durent que quelques secondes à peine, et dans lesquels le malade ne tombe pas et n'a pas de convulsions, mais où il perd un instant connaissance. Lorsqu'elle commence dans la jeunesse, l'épilepsie arrête ti'ès ordinairement le développement mental et conduit souvent à une défectuosité morale et à une démence plus ou moins accentuée. ( 'diez les vieux épileptiques, on trouve une sclérose ou durcissement de la couche la plus superficielle de Técorce du grand cerveau. On

l80 MALADIES OU ANOMALIES MENTALES ET NERVEUSES

ne sait encore si relie sclf^rosc est la cause ou l'effet de la maladie. D'autres l'ormcs spéciales d'épilepsie sont dues à des foyers inflammatoires ou à d'autres lésions du cerveau (épilepsie dite jacksonienne). L'abus et même Tusage de Talcool renforcent Tépilcpsie et provoquent ses accès. Ils peuvent parfois à eux seuls la produire chez les prédisposés. Traitée à tem|)s e( avec pcrs«'vérance, l'épilepsie peut (^trc cruérie plus souvent qu'on ne le croit par l'emploi rationnel el persévérant des sels de brome. L'insensibilité complète de la cornée de Toeil, Técume, la cyanose et les morsures que se fait le malade, distinguent l'attaque épileptique dite de haut mal, des crises hystériques, etc.

B. Psychoses fonctionnelles ou vésanies. Névroses fonctionnelles. — Sous le terme de folie maniaque dépressive, Kraepelin désigne les accès aigus d*excitatîon psycho-motrice avec fuite des idées et gaîté (manie aiguë), et inversement d*înhibition

générale avec tristesse et sonveni avec angoisse (mélancolie ou lypémanie). Les accès de manie aiguë et de mélancolie sont curables, mais ils ont, surtout les premiers, une grande tendance à se répéter ou à devenir périodiques. Lorsque des accès de manie alternent régulièrement avec des accès de mélancolie, on désigne le cas du terme de folie circulaire.

On enloiul par paranoïa nu délire st/sfémalise des persécutions el des grandeurs, une maladie prescjue incurable, composée d'idées délirantes de persécution et de grandeur, qui se développent peu à peu systématiquement et se combinent à une perte progressive du sens moral, ainsi qu'à une conservalion relative de la clarté intellectuelle et de Tenchaînement normal des idées. Les malades alleinls de paranoïa sont à la fois dangereux et capables de travail. Ceux qui ne les connaissent pas les croient souvent sains d'esprit, parce que leurs actes sont bien ordonnés et qu'ils s'entendent admirablement à dissimuler leurs idées délirantes. Les processifs sont des malades de cette catégorie chez lesquels le délire de la persé-

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