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INFECTIONS DU SYSTÈME NERVEUX I9I

Ires en bâtiment) qui détermine des intoxications chroniques dn cerveau, de la moelle épinière et même des nerfs périphériques, intoxications qui provoquent des atrophies du tissu

nerveux, puis des paralysies graves et même raliénalion mentale chronique. En somme, ces ras ne sont pas exlr(>mement fréquents. Plus rares encore sont les inloxicalions par le mercure et l'argent. Les poisons métalliques ne provoquent aucune passion. Ils affectent les personnes occupées dans certains métiers, lorsqu'on ne prend pas les précautions nécessaires.

D. Infections du système nerveux. — Les bactéries et d'autres microbes provoquent, on le sait, beaucoup de graves maladies, et le système nerveux peut aussi souffrir de leurs atteintes. On observe des psychoses, dont le pronostic est en général

mauvais, après la tièvre typhoïde, à la suite de riiivasion <lu cerveau par le bacille typhoïde ; il en est de môme après la vraie grippe infectieuse, la malaria, la fièvre jaune, le choléra, la variole, etc. La plus grave des infections du système nerveux central est due à la syphilis. Cette maladie peut déterminer directement toute sorte d'inflammations, de néoplasmes, d'ulc«''rations, d'atrophies, etc., dans le cerveau, la moelle épinière et les nerfs, atfections qui donnent lieu à des paralysies, des douleurs, des convulsions, des psychoses, etc. D*autre part, et c'est là de beaucoup le pire, on voit éclore de cinq à vingt-cinq ans après Tinfection syphilitique, sur le terrain morbide qu'elle crée dans le corps humain, mais à une ('pocpie où on la croit généralement guérie, la perfide et mortelle aiaxie locomotrice [tabès liorsatis) et la parali/sie progressive des aliénés^ maladie plus terrible encore. Toutes deux (nous ne parlons pas de maladies plus ou moins analogues qu*on a souvent confondues avec elles) ne se produisent que chez les syphilitiques, mais elles paraissent être plutôt (les etléls secondaire^ d'atrophie (pie des produits diiects de la syphilis. Le cerveau des paralytiques généraux s atrophie

iga MAIADIBS ou ANOMALIES MENTALES ET NERVEUSES

à un lel point que toutes les fonctions nerveuses et mentales tombent petit à petit dans un état complet de désagrégation oi^anîque et que les malades présentent finalement Timage la plus affreuse de la décomposition de Tétre humain. Il est curieux d'observer que chez les peuplades abstinentes, en particulier chez les islamiles, la syphilis ne produit presque jamais la paralysie générale, mais bien plutôt la destruction de la peau et des os, tandis que chez les peuplades qui boivent, l'ataxie locomotrice et la paralysie générale sont très fréquentes. Le fait vient probablement de ce que la syphilis s'attaque surtout aux organes malmenés et affaiblis; l'Européen malmène et alcoolise son cerveau; l'Arabe et le Turc, au contraire, le laissent dans un doux repos et malmènent d'autant plus leur peau et leurs os. C'est dans la paralysie générale qu'on peut le mieux observer les dissociations organiques de tout genre, de la pensée, des sentiments, de la volonté et du mouvement; c'est aussi là que Ton peut le mieux loucher du doigt le monisme psychophysiologique et observer pas à pas Tidentité de l'àme et du neurocyme,

La lèpre développe particulièrement des tumeurs des nerfs périphériques, tumeurs appelées neuromes, et qui provoquent des anesthésies et des paralysies locales. £n Italie, l'usage exclusif d'un maïs gAté détermine souvent l'explosion de la pellagre, maladie menlale grave, accompagnée d'un dépérissemenl de tout le corps. Dans les pays tropicaux, il existe encore diverses infections, dont plusieurs s'attaquent aussi au système nerveux. Citons la maladie africaine du sommeil, due à une larve de mouche, la fièvre dengue de l'Extrême- Orient, etc.

£. Psychoses et autres affections nerveuses accompagnant les fojrors cérébraux. — - Toute affection organique circonscrite du tissu cérébral, spinal et nerveux en général, détermine d'abord des symptômes dits locaux, dépendant de It lésion, c'est-à-dire de l'irritation ou de la destruction de la

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