‹ L'âme humaineChapitre 101 sur 107 · EXPLICATION LIX · texte numérisé non relu

EXPLICATION LIX

Cette iconographie obtenue par appel courant d’aimantation, désir d’intelligence supérieure, en octobre 9i, par Mme R., par méthode électrique dans l’obscurité.

Cette boule piriforme de lumière et d’intelligence est une grosse olive lumineuse.

Elle se produit dans une aire de lumière plus obscure relativement, et ressemble tout à fait aux langues de feu décrites comme manifestations de l’Esprit-Saint, aux boules de feu de certaines manifestations spirites (Voir le spiritisme scientifique Delanne: spiritisme et animisme Aksakof).

L’obscurité est nette en avant; après elle, elle laisse une traînée; elle ne peut être comparée à la tache franche du contact de la plaque par le doigt (j’ai assez de fois provoqué réellement ce phénomène pour savoir le distinguer), et le doigt n’a pas ici porté sur la plaque.

Cette lumière présente un centre lumineux plus intense, une périphérie ou nimbe qui laisse une zone de clarté après elle.

gardant de la tristesse, cet écueil opposé de l’orgueil, éviter toute mélancolie comme une faiblesse du feu de l’âme sous l’influence de la terre extérieure, tuer l’homme de désir pour établir le nouvel homme, s’abandonner à l’union du divin, tel est le mariage de l’agneau.

Saint Jean avait déjà défini « Dieu est amour et celui qui demeure dans l’amour, demeure en Dieu, et Dieu en lui ».

Maxwell dit au paragraphe 7 de ses aphorismes. (( Traduction de R... : si tu veux produire de grands effets, enlève le plus que tu pourras de la corporéité aux choses, ou ajoute de l’esprit au corps, ou excite l’esprit assoupi. »

De Bodisco dans ses traits de lumière : « La sensation d’un souffle ou de frissons pendant la prière est la preuve matérielle accordée, que cette prière est entendue. Le souffle de l’esprit, senti sur le front, produit dans rhomme une augmentation de sa force vitale. »

On pourrait ajouter que la chute de l’Esprit ou de l’inspiration en plus de cette fraîcheur du front, se traduit les yeux fermés par un signe objectivable pour la vision intime; ce sont des languettes de feu d’or blanc, lumière claire en forme de traits, tombant perpendiculairement sur la tête et donnant le phénomène objectif de phosphènes psychiques^ sans contact mécanique, comme celles que produit la pression de l’œil en rapport comme grandeur et comme intensité avec l’intensité de l’entendement établi, ou de la vérité communiquée, très fortes, aveuglantes, les paupières baissées le jour, ou ouvertes pendant l’obscurité de la nuit.

C'est en petit l’auréole des saints, la lueur des Mahatmas, l’illuminisme de la prière, le coup de foudre de

l’aME HEMAINE

saiat Paul, suivant riiitensité de la communion psychodivine ; ce phénomène n’est pas une imagination, c’est-àdire, il existe bien, on peut même l’iconographier. Voir la graphie n"* 61 qui a été prise pendant un acle de prière pieusement faite.

L’esprit humain, l’âme psychique née du sein divin, animée puis corporisée, communique avec l’esprit universel, cette miséricorde providentielle, entretenant et renforçant son œuvre par la radiation de sa puissance. L^'Ame aspire par sa respiration fluido-pneumique Tesprit universel ou saint et le projette à son tour, lorsqu’elle est arrivée à sa communion ; elle crée ainsi l’auréole de sainteté.

Nous sommes ici au pôle supérieur de la vie où tout s’efface devant un seul mot : harmonie et amour; c’est la voie d’Amo, la pratique de l’amour universel, c’est le cri de saint Augustin « Ama et fac qiiodvis »; dès cette terre le divin peut donc nous être donné, c’est ce que Jean Raynaud écrivait à sa mère après l’avoir découvert en lui. « Plus de vide, plus de spleen, une immense joie inonde mon âme !... Hier l’idée de Dieu m’est apparue claire, sans nuage ! L’idée du Dieu présent, personnel ! Le monde est rempli pour moi d’un adorable ami !...»*

Tant il est vrai que la vie de l’esprit mystique purifié, est une respiration de lumière divine, un développement du soi divin.

COMMUMON DIVINE.

« Le signe exprime la chose, et la chose est la vertu du signe.

1. Tu portes en toi-même un ami sublime que tu ne connais pas, car Dieu réside dans l’intérieur de tout homme, mais peu savent le trouver. (Baghavadgita.)

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