‹ L'âme humaineChapitre 103 sur 107 · SYNÏIIÈSE DE COMMUNION UNIVERSELLE · texte numérisé non relu

SYNÏIIÈSE DE COMMUNION UNIVERSELLE

Pour rester en dehors de toute philosophie systématique ou de toute religion, prenons comme type idéal, Pâme du pur et du juste, que les philosophies anciennes ou récentes et que les religions ne peuvent renier à cause de son esprit religieux, je veux dire l’âme de Socrate.

Pour cet homme il a existé trois besoins, trois attraits, trois désirs; la nécessité d absorber, d assimiler et de projeter trois substances matérielles, vitales et psychiques; comme tout le monde, son corps matériel consommait cinq cents grammes de substances alimentaires, pain ou viande par repas ; quinze cents grammes d’eau ou de liquide ; il respirait le nombre de mètres cubes d’air voulu dans les jardins où il professait la jeunesse ; le soleil lui donnait les deux mille calories dont il baignait son corps, et les transformations en milliampères chez lui comme chez nous présidaient aux échanges électrolytiques de son assimilation et de sa désassimilation corporelle. Mais quelle âme maîtresse d’elle-mème et du corps qu’elle habitait! elle le dominait au point de le rendre insensible aux effets du chaud et du froid, il pouvait supporter sans en être aveuglé l’éclat du soleil ; son esprit s’extasiait assez pour communiquer avec ce génie ou ange protecteur et recevoir son inspiration ;

son corps, dont il avait su maîtriser les instincts, était le iidèle serviteur de cette conscience, qui par respect des lois, même iniques à son égard, avait voulu sacrifier sa dépouille charnelle, en exemple à ses disciples, et mourir plus près de Dieu qué des hommes. « Platon, je ne te vois plus, je voudrais t’entendre encore ; je suis plus près de Dieu que des hommes ». (Paroles de Socrate mourant.)

Si nous n’envisageons, comme c’est surtout notre but, que la communion fluidique de notre âme avec l’âme du monde, nous verrons que l’âme vitale ou psychique, notre moi exerce son pouvoir respiratoire, aspiratif etexpiralif, sa communion avec les forces de la nature, le non moi, dans de nombreuses conditions, qu’il suffit d’énumérer pour attester la multiplicilé des échanges fluidiques invisibles mais réels.

Ce monde humain sublunaire, est mené par la loi de reproduction, ayant pour conséquence l’union de deux sexes, dont l’amour charnel comme la sympathie spirituelle attesté la fusion fluidique de ces deux âmes, se confondant momentanément en une seule, pour procréer et projeter au cycle des générations, à la vie matérielle un troisième terme, l’enfant issu des deux complémentaires.

Les états de contact fluidique, dont la science s’est occupée sous des noms différents, extérioration magnétique, rapport fluidique et sympathique, suggestion hypnotique, ne sont que des fusions momentanées de notre animisme et de notre psychisme fluidique avec l’âme et l’esprit du sujet, quelles que soient les discussions auxquelles les auteurs des méthodes se soient livrés, car la contre-épreuve de chacune de ces méthodes n’a jamais été faite par les apôtres de l’une d’elles.

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chacun d’eux voulant exclusivement rester dans son propre domaine, dans le champ qu’il avait ensemencé.

Mais actuellement, du jour où ces communications prétendues fausses et hallucinatoires ont fait preuve de leur entité, et que leur essence s’est montrée par une relation de lumière sans limite brusquement cessée, du moment que la biométrie a montré le mouvement de Tâme à distance, l’iconographie, la lumière de cette âme communiant avec la force de vie et l’esprit de runivers, ne semble-t-il pas démontré que le corps seul, par sa surface isolante, est une individualité matérielle nettement finie, tandis que l’âme par sa force vitale est en rapport direct avec l’esprit de vie, le zoéther, et que le rayon de l’esprit ici-bas, en instance de l’au-delà, ne cherche qu’à faire retour à son centre universel.

11 n’est pas douteux que sans le principe d’individualisation et d’égotisme humain, la vie ne soit en nous un mouvement plus près de ce que nous appelons la mort, que de ce que nous appelons la vie matérielle de chaque jour. C’est du moins ce que de grands penseurs avaient exprimé avant de s’en aller; nous retrouvons la même idée, sauf la notion du devoir et du pourquoi terrestre, chez tous ceux auxquels la vie matérielle fut amère, qui par le suicide, ont préféré injustement l’au-delà au présent. Parmi les occultistes, il existe aussi une phase où l’âme ayant communié trop souvent avec l’invisible, tend à se détacher du visible ; elle éprouve ce tædium vitae des repus psychiques et préfère mourir pour revivre à l’au-delà, comme TAxel de Villiers de l’Isle-Adam, Chez eux la notion incomplète du devoir et de la finalité de 1 âme, les jettent à l’attraction de l’au-delà, comme d’autres succombent à la concupiscence du deçà.

l’ame humaine

Pour ceux qui ont attendu l’heure dite de la délivrance, ils combattent le combat de la vie, vivent en hommes dont l’esprit sain est dans un corps sain, et ne voient dans le changement de leur dépouille matérielle qu’une phase nouvelle de l’évolution qu’ils continuent à parfaire.

Hermès mourant exprime le même sentiment que Socrate, en disant : « Jus([irà ce jour, j’ai vécu exilé de ma véritable patrie, j’y retourne; ne me pleurez pas; je regagne la céleste demeure, où chacun de vous se rendra à son tour. Là est Dieu, cette vie n’est qu’une mort. »

N’est-ce pas la paraphrase de saint Paul invectivant cette prétendue mort, et lui demandant où était sa victoire, où était son aiguillon? L’àme, ce foyer de force, ce centre de vibrations personnelles, persiste donc après.

Que de nos morts ont répondu de l’au-delà: que leurs vies extra-corporelles étaient en raison de leurs facultés décuplées, de la rapidité du mouvement et de l’acuité de leur intelligence dans l'au-delà, en répétant que la mort réelle pour l’ame était le temps où elle se trouvait emprisonnée dans un corps caduc et sujet à la vieillesse. « J ai quitté la vie malheureuse, je suis da?is la vie heureuse , j' attends la vie bienheureuse, >>

Tout vient à l’horloge de l’éternité, la naissance, la croissance et la mort corporelle ; si nous sommes ici-bas, il y a un motif pour ce faire, et, partant, un devoir à remplir, que nous nous sommes, ou qui nous a été tracé; ce devoir ne peut être mieux compris, dans sa synthèse d’une immense portée, que par la juste interprétation qu’Eliphas-Levi a léguée à l’âme humaine : « Etre avec la Provideiice divine, lumière, mouvement, création^ ».

1. Sublime communion quotidiennement enseignée par l’Eglise sous le nom de communion des saints.

La charité chrétienne, Tamour pur des philosophes, raltruisme moderne, est contenu tout entier dans celte reconnaissance de noire essence divine et dans les applications, que nous pouvons en faire dans ce monde au point de vue du bon et du vrai, dans le temps dans Tespace et en vue de tous.

L’homme, ce Déicule inconscient, se pose en face de Dieu pour le nier, l’injurier ou l’adorer, sans se douter qu’il communie avec lui d’une façon constante par ses différentes manifestations.

Avec le corps Divin de la nature par son corps humain qui vit tout entier de l’univers naturé : le pain est vraiment le corps, le vin, le sang, du Verbe vie pour les hommes ; pain et vin matériels créés par la lumière de vie.

Avec Vesprit de lumière qui illumine déjà quelques esprits et s’annonce par ce formidable mouvement spiritualiste, que l’âme humaine pressent et dont elle a

besoin ; après avoir consommé le corps divin de la nature, le plan matériel, Thomme se met en quête de 1 esprit qui l’agite, pour se l’assimiler.

Avec l esprit de vie le Verbe qui, en principe, i?ip?d?icipio^ dès le commencement était l’ânie, la lumière, la vie des hommes pour permettre l’évolution de l’esprit humain, le retour du i*ayon à sa source, au Père.

Il est le pain de vie spirituelle, la lumière d’amour et d’intelligence, le Verbe fait Christ.

Avec Dieu te Père, Parabrahm lod. L’être un et tout, l’absolu non manifesté et manifesté par le fini qui ne peut contenir l’infini, mais qui est contenu en lui; il a tiré les esprits de son sein, les a, par projection, personnifiés dans l’âme forme, et individualisés dans les corps humains.

l’ame humaine

Athées, blasphémateurs, sceptiques, fous, croyants et saints, nous ne pouvons pas ne pas être en Dieu, qui seul est.

Sous-multiples de la divinité, nous lui appartenons, soit à son corps tiinivers natw'éy soit à son âme le monde invisible de la vie, soit h son esprit de lumière, d amour et de vérité.

Supposer un instant une seule existence en dehors d’une des trois manifestations divines, c’est supposer deux êtres à régner, la grande illusion de perversité ,, le dualisme manichéen.

Ecoutez saint Paul : « In Deo vivimus et movemur et sumus ».

En dehors de Dieu, il n'y a rien. Il est l’être non manifesté et manifesté.

Le nom de Jévé doit se lire surtout dans le sens involutif de la manifestation divine.

lod. Être Un absolu tout non manifesté. Père-Pensée universelle en potentialité.

UE. — Dieu manifeslé, Verbe d’amour; vie et lumière des hommes, fils Incarné-Christ.

Vau. — Esprit de lumière et d’intelligence. Saint- Esprit. Mère Providence.

HE. — Univers matériel naturel. Dieu dans la nature.

La Kabbale écrit ainsi, et tout est compris dans le nom de Dieu dont le nombre est 10, c’est-à-dire 1 avec tous les sous-multiples possibles représentés par des 0 ajoutés à l’unilé dont l'essence reste identique, comme un est toujours un, qu’il soit suivi ou précédé, multiplié ou divisé par des millions de 0.

Chaque être a donc sa place dans la hiérarchie du manifesté suivant le degré de puissance du rayon atmi-

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que, dans le Manas pour l’homme par exemple, ou suivant le chiffre de la divisibilité, de la sous-multiplication de la manifestalion divine dans TUnivers matériels

L’effort du sous-multiple est le retour vers le centre ; il remonte les séries parcourues par Je faisceau d’explosion, de projection de la Manifestation ; d’où la loi de consommation matérielle sélective sur le plan matériel de la manifestation, celle de communion fluidique sur le plan animique de la vie cosmique, celle de l’amour ou solidarité réciproque sur le plan spirituel; d’où enfin la loi de pureté physique, mentale^ morale^ celle de détachement physique et animique, pour arriver à la fusion suprême, à ne faire qu’un en Dieu.

Pour persister toujours, il faut évidemment renoncer à l’illusion terrestre, à la transformation perpétuelle de la forme et de la matière, être en constante communion avec le Verbe de vie, réalité manifestée et permanente de r absolu ; s’unifier avec ce tissu d’amour et de lumière selon les Pères, prendre le vêtement de gloire, qu’lsaïe décrivait dans son ravissement prophétique, et dont la plaque nous révèle Tactuelle signature.

1. Dieu est l’un unique qui existe par essence, le seul qui vive en substance, le seul générateur dans le ciel et sur terre qui n’ait pas été engendré ; à la fois père, mère et fils, il engendre et enfanle, il est perpétuellement, et en trois personnes, qui bien loin de diviser l’Unité de la nature divine concourent à son infinie perfection ; ses attributs sont l’immensité, l’éternité, l’indépendance, la volonté toute-puissante, la bonté sans limites; il crée ses propres membres qui sont des dieux; chacun de ces dieux considérés comme identiques au Dieu, peut former un type nouveau, d’où naissent à leur tour, et par le même procédé, d’autres types inférieurs (résumé de la doctrine hermétique, histoire ancienne des peuples d’Orient, Egypte) Maspero.

Celui qui crée sans cesse les mondes est triple, il est Brahma le père ; il est Maya la mère ; il est Vichnou le fils : Essence, substance Vie. Chacun renferme les deux autres et tous trois sont un dans l’InefTable. Oupanishads (tiré des grands initiés de l’admirable livre de Schuré).

COMMUNION DE l’aME HUMAINE

L'àme inslincUve animale j Avecrinstinct de vie. \

f Avec Tesprit de vie, f L’âme humaine volontaire j le Verbe-vie et lu-i

V mière des hommes. '

[ Avec l’Esprit saint universel. \ L’âme spirituelle] Inlelligence illuminalrice. v lE

( Providence. }

L’esprit pur, rayon divin \ Avec l’Absolu manifesté.

( cohésive, astringente

IL Communion ENTRE les2fobces g^^lilisante, expansive.

par la pondération intermédiaire de l’esprit d’intelligence.

Je dresse ici le tableau du complémentarisme antagonique entre les deux forces invisibles par 1 intervention du troisième principe : Intelligence, équilibrant et pondérant les deux forces astringente et subtilisante dans les trois plans matériel, animique, spirituel.

I (1) expansion calorique subtilisation Huidique feu consompteur ; dont l’ullime dissipation aboutit au néant, à rien de manifesté.

(2) attraction terrestre astringence vitale matérialisation dont l’ultime concrétion est un \ point.

sont pondérées, équilibrées par l’Intelligence pondératrice, harmonisatrice, transformatrice, c’est-à-dire créatrice.

Les 2 forces antagonistes

L AME 1IU3IAINE

Synsoma

III. La hiérarchie des créatures dépend du degré de pondération spirituelle.

Lelernaire: expansion | Esprit-intelligence | Attraction donne pour l’homme

V Sîü' le plan matériel

f L’union des corps différentiés et complémentaires, harmonisés par l’amour, Verbe de vie entre l’élément mâle et femelle.

2° Sur le plan animique

L’union de deux âmes fusionnées, équili- , \ brées par le principe providence pondéra-

SyMPNEUMA . • X 1'- • Il • ^

j trice entre 1 ame passionnelle expansive ; mâle et l’âme égoïste attractive femelle.

3® Sur le plan intellectuel

^ L’union de deux intelligences équilibrées Sympsyt.hée par l’Esprit de Vérité entre la raison déductive mâle et inductive femelle.

3 X 3 9 manifestations

^ harmonisées, l 9 — le chiffre de la hiérar- \ chie de la sagesse, le grand nombre de l’inilé répondant : à la formule agir en raison de la foi aveugle en ïéquilibre du corps modifiable par la pondération.

Trois forces sur trois plans

COMMUNION . DE l’aME HUMAINE

TABLEAU SYNTHÉTIQUE DE LA COMMUNION DE l’aME HUMAINE SPIRITUELLE AVEC LA MANIFESTATION UNIVERSELLE.

Hé

Dieu, Univers.

Sagesse.

Instinct.

Attraction Universelle.

Magnétisme.

Terre.

Froid.

•ouiuibijI

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