‹ L'âme humaineChapitre 41 sur 107 · EXPLICATION XVII · texte numérisé non relu

EXPLICATION XVII

Cette iconographie produite par moi par la méthode de projection psychique, montre une condensation de fluide vital entourée de zones noires subtilisées, c. à-d. dont les sels d’argent ont disparu, tandis qu’ils sont réduits dans l’ovale tendant à produire une forme.

Dans cette forme, il y a équilibre entre la contraction et l’expansion sous l’influence de la manifestation équilibrante de mon esprit qui avait tenté de former, d’y fixer une forme tout en la projetant par le vent électrique.

Méthode électrique de projection avec tentative de psychicone. L’équilibre entre la projection et l’attraction adonné cette face curieuse à peine distincte.

Il est avant tout question pour la volonté et Tâme sensible, d’entraînement.

On est étonné de l’endurance du corps matériel ; on ne doit donc pas s’étonner des résultats que l’esprit résolu peut obtenir, en modulant la force vitale de notre corps, le somod, c’est-à-dire VOd^ la force vitale cosmique, emmagasinée en nous.

Pour m’expliquer, je ne sais pas si j’ai créé de fantômes extrinsèques à ma vitalité, mais j’ai cru moduler ma propre force vitale au point d’en extériorer mon propre icône; ceci revient à dire que pour obtenir les deux premières lumières, l’affinité chimique et la vitalité électro-calorique doivent être diminuées, le corps matériel décorporisé, selon l’expression de Maxwell, de façon à ce que le corps fiuidique puisse se jouer plus facilement, soit plus expansif ; l’expiration doit prendre le type Yogui, c’est-à-dire se ralentir le plus possible, de façon à condenser en soi la somme de fluide cosmique la plus grande

C’est alors que l’imagination doit être active, bien créer son image, la voir avec les yeux de Tesprit; lorsque la pensée s’est voilée dans une forme lumineuse odique, vivante, bien formée, en exerçant une certaine pression sur elle, on l’expire doucement comme une bulle de sa-

1. Suivant le colonel Olcott, duquel je tiens ces détails: les Yogui s’isolent de terre sur une herbe spéciale Soma-couya, se concentrent en méditation, se livrent ensuite à des menthrams ou prières, noms divins AUM, d’esprits protecteurs dont la cadence finit par les entourer de forces invisibles et élémentaires qui leur obéissent. Ils soumettent ainsi et s’emparent des forces semi-conscientes de la nature, qui leur permettent de se livrer à des phénomènes prodigieux. L’entraînement consiste en la respiration Yogui, c’est-à-dire en une expiration très lente une fois par minute, en diminuant toujours. Certains Yoguis mettraient un 1/4 d’heure pour une respiration, au dire du savant théosophe, qui est en Inde le seul étranger, brahmane à dix cordes.

LUMIÈRES DE l’a3IE VITALE

von qu’on ne voudrait pas crever; Textérioralion a lieu par la main, portée dans un souffle d'électricité positive, qui doit compléter la forme (Exp. des boulets éleclrovitaux).

Ce vent électrique, vecteur de Ticone psychiconique, doit rester inférieur comme action à la force cohésive de l’image fantôme qu’il supporte, sinon l’électricité positive expansive vient seule donner sa signature ; elle a dispersé la force vitale, et dissipé l’image odique. La réunion des forces psychique, odique et électrocosmique amène l’image créée dans des proportions particulières de transformation de ces forces entre elles.

Un cliché m’a permis de suivre de visu le travail de cette lumière psychodique, impressionnant la plaque. J’ai pu me convaincre que l’icone pouvait se produire en agissant sur la plaque verre, c’est-à-dire d’arrière en avant, au lieu d’agir sur la plaque sensible.

Avec ou sans électricité, on peut donc projeter sur une plaque dans l’obscurité une image bien imaginée, façonnée, modulée par l’esprit. Celui-ci doit donc concevoir mentalement, avec force et netteté, l’image à laquelle il va donner un corps fluidique, et sous une douce pression de la volonté, cette image s’évacue par la main et vient se graphier sur la plaque.

Pour aider son extériorisation, une faible tension, comme le souffle ou le vent électrique, peut être employée, intermédiairement entre la main et la plaque située en dehors à l’état neutre (le corps se trouvant dans un bain d’électricité statique positive).

Si l’électricité est trop intense, la plaque recueille les fragments épars de l’image et les éclats de la signature électro-neurique.

11 faut donc, durant l’opération, apercevoir à peine

dans Tobscurité, la gerbe électrique qui sort des doigls.

L'électricité n’est pas nécessaire pour les personnes dont l’imagination et la volonté sont puissantes.

Ces personnes, dans l’obscurité complète, projettent les images qu'elles créent et souvent leurs propres formes, ou celles des personnes auxquelles elles pensent.

La plaque reçoit et garde l’image produite.

Le mode opératoire se fait par des traînées ou lignes de force subtile et cohésive qui résolvent ou réduisent les sels d’argent d’une façon plus ou moins intense, suivant les points qui produiront sur l’épreuve les parties moins ou plus blanches. Ces bandes forment une sorte d’estompe, démontrant le dispositif opératoire de l’esprit créateur.

Quant à la vibration lumineuse en elle-même, c’est de la force vitale-animique dont la graphie est nettement différente des forces voisines électrique, électroneurique, et que l’on peut obtenir indépendamment d’elles.

En résumé : L’esprit imagine une image, la module avec la force vitale humaine, se voile dans une forme qui l’exprime et s’extériore sous cette forme, qui se graphie sur la plaque.

Il faut donc 1° un état d’âme spécial, une vibration intérieure intime particulière ; 2° l’issue spontanée ou ' aidée par l’électricité de cette forme imaginée ; 3° sa réception sur une plaque, pour que le phénomène de ces images de l’esprit [Psychicones)^ ces projections d’états d’âme, puissent avoir lieu.

La démonstration de la réalité objective du psychisme est la solution d’une grande question qui en entraîne une foule d’autres à sa suite *.

Dans une iconographie j’ai pu suivre de visu l’elTet de la volonté projetant sur la plaque tenue par les doigts, dans l’obscurité, des pe-

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