LUMIÈRE ET MOUVEMENT DEVANT LA SCIENCE
Qii est-ce que la linnière??
Comprise telle que la physique croit la posséder, la lumière est la perception oculaire d’un mouvement vibratoire spécial ; elle est donc absolument contingente de l’œil.
Cette vibration a pu être calculée dans son étendue variant de 60 à 80 millièmes de millimètre d’un mouvement expansif et contractif se produisant 500 à 800 trillions de fois dans la seconde.
Au-dessous et au-dessus, l’œil ne perçoit pas la lumière, il ne voit pas, mais la clarté n’en existe pas moins.
Quelque magnifique que soit cet organe récepteur chez l’homme, il n’est pas réellement un étalon de mensuration de la lumière, dans toute l’acception du mot.
Peut-on substituer un autre terme de comparaison définitif? je le crois, et l’expérience physique prouve que la plaque sensible perçoit, car elle traduit par le même résultat des phénomènes vibratoires lumineux que l’œil ne peut enregistrer; les plaques reçoivent aussi la lumière du mouvement dans une explosion de poudre que nous pourrions appeler la lumière du son, lequel ne
vibre que 75,000 fois à la seconde dans une étendue de
5 m. à 0,005 millimètres.
Elle enregistre surtout des vibrations, dites photochimiques, de 800 à 1600 trillions à la seconde.
SCIENCE DE LCMIÈRE ET DE VIE
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En attendant qu’on trouve un nouvel étalon lumineux, autre que l’œil, il est bon, dans les recherches actuelles, de considérer la plaque, comme offrant une gamme plus étendue au domaine du lumineux.
Or celle-ci que fait-elle?
Elle enregistre non seulement la lumière solaire, mais des lumières sur le compte desquelles nous devons revenir et qui demandent une classification, que je pense pouvoir tenter ; en lumière visible, lumière invisible, lumières iconographiables.
A côté de la lumière visible, physique et si je puis m’exprimer ainsi, il y a une lumière réputée métaphysique jusqu’alors, et qui cesse de l’étre, puisqu’elle peut rentrer dans le domaine de l’objet, de subjective devenir objective et iconographiable.
La plaque perçoit maintenant ce (jue l’esprit intellectuel concevait et affirmait.
Si l’on s’en rapporte exclusivement aux expériences tentées, embrassant la généralité du phénomène, on peut affirmer que le phénomène est visible, ou qu il n’est pas ; mais le phénomène invisible existe cependant, puisqu’on peut en tirer, en recueillir la lumière. D’oit deux conclusions qui s’imposent : 1*^ que l’objectivité n’emporte pas la réalité du phénomène ; 2“ qu’on ne peut plus croire seulement à ce qu’on voit, puisqu’il existe des choses qu’on ne voit pas et qui sont; enfin, d’autre part, qu’on ne peut refuser que ce qui est et n'est pas visible, ne soit pas lumineux, puisque l’étalon sensitif le décèle.
L’existence du visible et de l’invisible est donc liée au phénomène lumineux, objectif ou non pour l’œil.
En résultat définitif :
La lumière est... Tombre n’est point. C’est un rayon
visible en moins dans la lumière faite ; c’est une relation de clarté pour notre œil.
L’ombre n’existe pas en elle-même, c’est une négation antithétique de la lumière, qui est partout; l’ombre est du moins clair, par rapport à du plus clair.
Ce qui est lumineux, peut le paraître à tour de rôle moins ou plus, pour des gens différents et loyaux, dans leur interprétation de la même chose vue.
Que pourra-t-on désormais objecter, puisqu’il ne s’agit plus de la lumière oculaire externe, mais d’un mouvement vibratoire intime, invisible, occulte, qui pourtant est de la lumière et agit comme tel ; lumière vitale^ lumière mtelligente^ lumière morale,
La plaque a prouvé des degrés inconnus de lumineux, là où, pour l’œil, la lumière solaire seniblait éclairer le néant, tandis que la lumière existe de fait aux quatre plans de la création.
Puisque la lumière visuelle est du mouvement vibratoire, perçu par la rétine subissant une sensation d’intensité différente, et puisque le mouvement comporte sa lumière, on comprend que l’éclat d’une vibration puisse permettre de juger du mouvement de cette vibration ; comme la Vie est avant tout une rupture d’équilibre d’immobilité, son mouvement aura sa lumière, et sa lumière fera juger de son mouvement.
De même que l’on peut concevoir d’un mouvement, qui par sa vibration concrète sa matière, l’intelligence invisible qui préside à ce mouvement; de même on concevra la lumière par son éclat, et par sa forme l’esprit qui est voilé en elle ; de la forme du signe lumineux, on pourra juger le spiritus, le souffle qui l’anime ; l’intensité de la lumière invisible comme la pureté de son dessin permettront d’en déduire la somme
SCIE^CE DE Ll'MlÈHE ET DE VIE
(i’inlelligence qu’il voile, ou de moralité qu il comporte.
Ne dit-on pas d’une personne très intelligente qu’elle est très lumineuse, sans considérer si le soleil l’éclaire ou non ? Il y a donc une lumière invisible. Dans la nature, tout est lumière à des degrés différents, dont les uns sont compatibles et les autres ne le sont pas avec notre faculté visuelle. Mais comment s’y reconnaître si l’on ne tente une classification, en prenant l’œil et la plaque comme arbitres, l’un des mouvements lumineux visibles, et l’autre des mouvements lumineux invisibles?
PREMIÈRE LUMIÈRE