M. Goatejean, article cité
reste, il est une observation bien simple, et que je m’étonne de n’avoir pas vue faite plus souvent, c’est que si ces formes existaient, « les types spécifiques, noyés dans cette multitude d’intermédiaires, ne pourraient plus être distingués les uns des autres, ou, en d’autres termes, n’existeraient pas. Or, c’est le contraire qui a lieu \ » 3° En dépit du nombre incalculable de siècles écoulés, bien qu’ayant eu à traverser les périodes géologiques les plus tourmentées, malgré les conditions climatériques les plus opposées et les milieux les plus divers, nous voyons maintes espèces traverser tous les âges géologiques et arriver jusqu’à nous sans changer. C’est par milliers que l’on compte aujourd’hui ces exemples d’invariabilité et de constance spécifique absolue. « Sur les 46 espèces de mammifères de l’époque (jua ternaire et de la fameuse époque glaciaire, si féconde en causes de variations, 39 espèces sont arrivées jusqu’à nous sans aucun changement appréciable, pas même dans la taille, et vivent encore dans les diverses contrées des deux mondes. Sept espèces seulement se sont éteintes, plutôt que de changer. Telles sont, parmi les especes persistantes, le renne, la chauve-souris, le chamois, la marmotte, le castor, l’ours brun, le renard, la belette », etc.1 2. De même dans le règne végétal: « le chêne, le bouleau, l’érable, le pin sylvestre, l’if,