‹ L'ame humaineChapitre 164 sur 203 · Barrandes, Trilobites, p · texte numérisé non relu

Barrandes, Trilobites, p

2. M. Faivre, la Variabilité des espèces et de ses limites. V. tout le dernier chapitre.

la tiiéorie. Si la théorie Darwinienne dit ce qui aurait pu être, elle ne dit donc point ce qui a été. S’il est prouvé qu’elle est possible, il n’est pas moins prouvé qu’elle est fausse.

Mais est-elle même possible? Je n’hésite pas à répondre que non. La genèse des espèces, telle queDarwin l’a conçue, n’est pas possible. En disant cela, je vais paraître téméraire. Mais qu’importe? si je suis en mesure de prouver ce que j’avance. Or, j’en puis apporter deux raisons : c’est, que la théorie , d’une part, implique la négation d’un des premiers principes; et que, d’autre part, elle aboutit fatalement à une conséquence qui est sa propre négation à elle-même.

Je vais essayer de m’expliquer en peu de mots.

Darwin écrivait dans son livre de l’Origine des espèces 1 : « Onpeutdire, par métaphore, que la sélection naturelle scrute journellement, à toute heure et à travers le monde entier, chaque variation, même la plus imperceptible, pour rejeter ce qui est mauvais, conserver et ajouter tout ce qui est bon, et qu’elle travaille ainsi partout et toujours, dès que V opportunité s’ en présente, au perfectionnement de chaque êtreorganisé, par rapporté ses conditions d’existence organiques et inorganiques. »

Ces mots que j’ai soulignés, « dès que l’opportunité s’en présente, » mots qui n’ontl’air de rien,

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