‹ L'ame humaineChapitre 18 sur 203 · Il, p · texte numérisé non relu

Il, p

Moleschott vient de l’établir par un raisonnement a priori. Il va vous le montrer par des faits, et faire parler l’expérience. Voici, en substance, le nouveau raisonnement qu’il nous apporte.

L’on accordera, sans doute, que la pensée est un phénomène matériel, et a pour cause le cerveau, si, d’une part, les altérations matérielles qui surviennent dans le cerveau « exercent une influence sur la pensée », et si, d’autre part, « la pensée se reflète dans les états matériels du corps L »

Or, justement les deux choses arrivent et sont absolument constantes.

Et d’abord, les altérations matérielles du cerveau exercent une influence sur la pensée. Mille faits le prouvent, et plusieurs d’unefaçon frappante :

Qu’une dégénérescence se produise dans les deux hémisphères cérébraux, et l’on en verra résulter la somnolence, la faiblesse d’esprit, peutêtre l’idiotie complète.

L’on sait que le cerveau est enveloppé d'une triple membrane; que la quantité du liquide appelé encephalo-rachidien, qui est contenu entre la piemère et l’arachnoïde, s’accroisse d’une façon excessive, vite survient la stupeur, et l’activité intellectuelle est supcnduc.

Tout le monde sait que, si les vaisseaux sanguins se déchirent, une quantité considérable de

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