‹ L'ame humaineChapitre 7 sur 203 · T raduct.' Moulinié, 2e é'cl i t . , p · texte numérisé non relu

T raduct.' Moulinié, 2e é'cl i t . , p

de Munich (un autre philosophe), la fasse reposer sur la conscience de soi-même. »

Voilà au moins une déclaration franche. M. lv. Yogt, donc, voulant, comme il le dit en propres termes, « établir quelle est la situation de l’homme vis-à-vis des autres animaux l, » ne regardera que le corps, et les phénomènes qui en relèvent manifestement.

M. Matlii as Duval, 1 habile professeur de l’Ecole des beaux-arts à Paris, tient absolument le même langage et suit le même procédé : « O11 a eu tort, dit-il, au point de vue de la méthode scientifique , d’aller chercher, pour établir cette distinction (du règne humain et du règne animal), des caractères empruntés à des ordres d’idées plus ou moins métaphysiques... C’est aux notions bien définies de l’anatomie et de la physiologie qu’il faut en revenir pour établir toute classification sérieuse2. » Ce procédé de M. K. Vogt et de M. Mathias Duval me fait pensera celui d’un homme qui, voulant comparer un nain et un géant, dirait : Nous allons les mettre l'un à côté de l’autre, puis nous les mesurerons tous les deux. . . mais en ne prenant pas la mesure du géant plus haut que la ceinture.

En tout cas, voilà bien le matérialisme convaincu. par ses propres aveux, de se fonder sur une observation partielle, incomplète, et de recommencer, à sa façon, la faute de Descartes.

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