DIEU SEUL
lVt%'M'
Le$ précieux avj^ntage$ de la $olUud$.
ie me suis jéloigné » et je suis jeaié <jUuis la solitude*
ÇjMT auprès de Tons » ômon Dieu 1 que je vien» chercher le repos et la paix de mon âme ; je m'éloigne do l'agitation et du tumulte du mon* de » pour yenir vous trouver et m*entretenir avec ¥008 dans la solitude où tous ôtessisouTontsans ^orateurs dans yos temples. Hélas ! est-ce un si grand sacrifice de s'éloigner du monde , et même de le quitter entièrement, quand on le peut? Que trouve- t-on dans le monde ,r^urtout tel qu'il est à présent ? Que trouve-t-on bien souvent , que de faux amis » des parens indifiërens » des hommes avides , intéressés , qui ne pensent qu'à eux-mêmes 9 et sont tout occupa 4es choses fragiles et périssables? Mais ce qui est bien plus trbte encore et plus dangereux «
s4t i.\kb sbïïlb
tant de mauvais exemples , de maximes perverses , de discours séduisans , partout des pierres d'achoppement et de scandale ; à quels périls n'est-on pas exposé pour son salut au milieu de tant d'occasions de se perdre !
Que je suis donc heureux , o mon Dieu ! de pouvoir pour un temps m'éloigùet de ce monde si dangereux, de venir comme respirer.auprès de vous , et trouver dans cette sainte solitude quelques momens de repos et de paix ! Ah ! que ne puis-je y passer ma vie toute entière , me soustraire pour toujours au torrent de l'agitation et du tumulte dont on est entraîné dans le mon* de I Soutenez-moi , 6 mon Dieu I et donnez-moi des forces pour y résister , quand j'y serai de nouveau engagé. Je ne vous quitte pas que vous ne m'ayez accordé cette grâce : vous voyez , 6 Dieu saint , combien elle m'est nécessaire ! je connois ma foiblesse ; mais j'espère en votre bonté. Vous me permettrez, ô mon Dieu ! quand je sentirai que les tentations mè pressent , que les dangers du salut augmentent , que mes forces diminuent , de venir les renouveler auprès de vous , et ranimer mon courage et ma confiance si souvent altérés par la contagion des objets extérieurs , et par la séduction de ce monde pervers. Sainte solitude , que ae puis-jo te porter partout , et te conserver toujours dana mon cœur 1
AYEC DIEU SEUL. H^S
Le soin et le salut de notre âme.
ÇuidfffwUit iannini^ H mundutn universum luereiur^ UninuB vwà nuv d&irimcfUumpa$iahir F Mattb. i6.
De quoi sert à l'homme de gagner tout Itloivers , s'il vient à perdre son âme f
Que les hommes sont aveugles I qu'ils son!
insensés , ô mon Dieu ! Â les voir courir avidement après les biens de la terre , s'épuiser dq fatigues et de soins » former sans cesse de nouveaux projets 9 ne soupirer enfin que pour les biens périssables » jé^e diroit-on pas qu'ils doi* vent toujours vivre dans ce monde » et qu'ils n'ont rien ni à craindre ni à espérer pour l'autre? Ahl grand Dieu! s'ils écoutoient votre grâce , que ne leur <liroit-elle pas ? Hommei peu sensés ! quand votre dernière heure sera venue , de quoi vous serviront tous ces biens fra» giles ? A quoi aboutiront tous ces soins » tous ces désirs , tous ces travaux , tous ces vains projets? Vous aurez amass4 des trésors immenses , vous vous serez élevés aux plus grands honneurs , vous aurez goûté toutes les douceurs de la viei que vous en restera-t-il alors , et qu'en {>ense^ rez-vous? Vous n'aviez qu'une affaire en ce inonde , le salut , la sanctification de votre âme; et c'est la seule que vous a?ez négligée , que vous avez oubliée , que vous avez méprisée ; de quoi vous servira tout le reste? Quidprodest?
^44 l'avb sbvlb
Et si vous avez le malheur de perdre votre ime, qui pourra vous dédommager de sa perte? A ut quam dabit hamo cotMnutationefn pro anima suéL {Mattk. i6*) Le monde va disparottre pour toujours à vos yeux ; tous les biens que vous possède! vont vous être enlevés ; tous les vastes projets que vous formiez , vont être dissipés , toutes vos vaines espérances évanouies : il ne TOUS restera que vos œuvres » vos remords et votre désespoir; étoit-ce donc pour cela qu'il ialloit vivre?
Ah I n'eût-il pas mieux valu pour vous , penser sérieusement au salut de cette fime » travailla è acquérir des biens solides et permanens » vous rendre digne de l'éternité bienheureuse , pour laquelle l'auteur de votre être vous avoit créé? Quelle consolation n'auriez-vous pas à présent , et avec quelle confiance n'iriez-vous pas paroUre devant lui ? Ayez donc pitié de voire âme; et puisqu'il est encore temps» travaillez à la sauver et à la sanctifier : tniser^re aninue tuas. Donnez tous vos soins à l'unique chose qui vous accompagnera après votre mort; détachez-vous de ce monde qui va vous quitter; eonnoissez-^en le néant et le vide » et par une vie toute nouvelle , mettez-vous en état d'aspirer à une vie immortelle. Peut-être » hélas I n'avez-'Vous que bien peu de jours pour vous y préparer : ne les perdez pas; le saint emploi que vous ferez de ce temps , pourra encore yous va* loir une éternité.
ATEC DIEU 8£tL. %^
C'est à moi-même que votre grâce parle » 6 mon Dieu I elle ne parlera pas en vain. Dès ce moment je vais travailler uniquement au salut de mon âme. Tout le reste est Tafiaire du temps; le salut est celle de rétemité ; c'est à elle que je consacrerai désormais tous mes soins.
Chercher le Seigneur pendant qu'il est temps.'
Çuœrite Dominumj diun ihvtmri ffotest* Ita!. 55. Cherchez le Seîgaeur tandis qu'on peut le trourer*
Il est donc vrai » 6 mon Dieu I que comme il y a un temps où l'on vous trouve , il y aura aussi un temps où l'on ne pourra plus vous trouver» Temps de nuages et d'obscurité , temps de vengeance et de punition , où une âme infidèle s'é» tant obstinée à s'éloigner de vous » malgré tour tes les avances que vous faisiez pour la rappe* 1er, vous vous éloignerez à votre tour d'elle , et vous l'abandonnerez à son obstination et à ses résistances. Les grâces ordinaires ne lui manqueront jamais ; mais la divine lueur de ces grâces spéciales et de choix se sera éclipsée » et ne brillera plus à ses yeux , parce que vous aurez retiré de dessus elle vos favorables regards.
J'ai le bonheur de vous trouver encore » ô le Dieu des miséricordes ! Yous êtes ici présent « vous me voyez , vous m^entendez , vous daignez même jetor encore aur moi des regards propi*
%^^ l'amb setjlb
ces de bonté et de compassion : soyez béni à jamais des faveurs dont vous me comblez ; elles sont d*autant plus grandes » que j'en étois plus indigne. Mais , mon Dieu , puisque j'ai eu le iMnheur de yous trouver , ah ! ne permettez pas que je vous quitte et que je m'éloigne jamais de vous , de peur qu'en quittant le Dieu de bonté» le Dieu des miséricordes , je ne trouve dans la fuite que le Dieu des Tengeances et des puni* lions. Non » mon Dieu , je ne vous quitterai ja* mais ; et à qui irois-je , et que pourrois-je trouver qui me dédommageât de votre présence et de votre grâce ? Soyez avec moi , et mot avec Vous jusqu'au dernier soupir de ma vie.
Tout nous avertit de chercher Dieu tandis qu'il est temps y et que ce temps finfra pour nous. Celui qui ne cherche pas Dieu durant sa vie , s'expose à ne pas le trouver à la mort; et celui qui ne le trouve pas à la mort, l'a perdu pour toute l'éternité.
Quel est mon bonheur d'étré venu vous chercher ici » ô mon Dieu! pour écouter les paroles de vie que vous avez daigné me faire entendre I Pénétré de ces grandes vérités , j'entrerai dans les sentimens del'Epouse des Cantiques , et vous dirai de tout mon cœur avec elle : J'ai trouvé mon bien-aimé , inveni quetn diligii anima mea, ( Cant. 3. ) Je m'unirai tellement à lui , que jamais je ne le quitterai. Tet^ui cura , ncù dimittam^
▲T£C BIBU SB^L. S47
âS^ tenir toujours prêt.
Anima mea in manii>%u mei$ temfter. Psal. lOQ* Mon âme est toujours cntre.mes mains*
Gomme je suis încertaÎD de mon sort , et que chaque jour peut être le dernier de ma vie » il est nécessaire pour moi de tenir toujours mon âme comme entre mes mains , afin de la remettre entre les vôtres , o mon Dieu ! quand vous me la demanderez ; c'est un dépôt que vous ne m'avez confié que pour un temps , et que je dois vous rendre un jour. Je viens en ce moment vous l'offrir au pied de vos autels , pour vous la remettre quand vous la voudrez. Que je serois heureux , si je pouvois vous la remettre telle qu'elle étoit en sortant des fonts sacrés du baptême ! Mais, hélas I que j'en ai bien altéré la beau* té et l'éclat par tant de péchés qui l'ont défigurée à vos yeux ! Après tout , adorable Jésus I vous pouvez la guérir : vous êtes son Sauveur ; vous l'avez rachetée par votre sang précieux , et souvent nourrie de votre sacré corps : faites donc qu'elle soit en état de paroUre un jour de<vant vous , et que si je ne puis pas vous la ren« drç avec le précieux trésor de son innocence , je vous la remette du moins dans les sentimens d'une vraie pénitence.
i."" Je regarderai ma vie comme une foible
S4S l'AIR SEITLB
lumière qoi diminue chaque jour , et qui est %xst le point de s'éteindre*.
s.* Je tâcherai de me tenir toujours prêf , comme pouTant aller paroltre à chaque instant devant Dieu.
5.* Je recommanderai souvent mon ftme au Seigneur , le conjurant d'en avonr pitié selon sa grande miséricorde.
4*^ J^offrirai souvent au Seigneur te sacrifice de ma vie , incertain si je serai en état de le faiie à ma dernière heure.
Ouvrir son cœur devant Dieu
MffMHkdiU 90ram iUb eorda vesêra, Psal. di • Tcoes répandre TOt cœurs deyant Dîeif.'
Il 7 a' bien des occasions dans la vie où Fotr auroit besoin d'ouvrir son cœur à quelqu'ami fidèle et sincère , et de trouver dans cette ou*verture quelque consolation dans son affliction» Tantôt l'embarras et l'agitation des affaires j:etle dans un tel accablement , qu'on n'est phis à soi; tantôt des événemens tristes et des revers imprévus plongent le cœur dans un torrent d'amer* fume ; tantôt même des peines secrètes et intérieures qu'on ne peut presque confier qu'à sotmême , dévorent l'âme et la mettent comme hors d'elle-même.
C'ebt alors qu'un ami de confiance , à qui on
àVbc dibtt sÈirt. fi49
peut faire part dé ses peines , seroit d'une grande ressource pour un cœur livré à son affliction. Mais y hélas I cet ami fidèle, sincère et prudent^ où le trouver ? En est-il beaucoup dans le monde à qui on puisse ouvrir son cœur avec une entière assurance?
Venez, âme affligée; c'est auprès de votre Dieu que vous trouverez cette ressource et cette consolation : ouvrez-lui votre cœur tout entier, feites-lui part de vos pefines ; représentez-lui le triste*état où vous gémissez , et les flots d'amertumes où vous êtes noyée. Effundite c&rara illo corda vestra. Il y sera sensible , il y prendra part : il s'intéresse à tout ce qui vous touche » et rien de ce qui vous regarde ne lui est étranger. Dieu de bonté , et père des miséricordes par excellence , il ne se contentera pas d'écouter vos gémissemens et vos peines; il lea jidoucira » il vous consolera , il vous sanctifiera par vos peines mêmes. Vous étiez venue à lui plongée dans la douleur et dans Tamertume; et en vous retirant d'auprès de lui , vous porterez avec vous et dans vous la consolation , la force et la paix que vous auriez cherchées inutilement •illeurs. Ame affligée » qui que vous soyez , faites-eo réprouve, et une douce expérience voua apprendra que votre Dieu est le véritable ami de votre cœur , et qae ce n'est qu'auprè» dé lui que vous trouverez une solide consobtioB dani^ vos peines.
lÛUe fois je l'ai éprouvé , & mon Dieu f et je
S$0 L*AKB 6£ULB
l 'éproaye encore dans ce moment même; c'est une nouvelle grâce que je reçois de votre inûnîe bonté » et un nouveau mblit de reconnoissance* que je graverai à jamais dans mon eœur.>
Pleurer ses péchés.
BœUui a^uarum dêtUuurmnt ocuJii mêi y ^utirnoA tuêtodiUf Tuni Ugem tu^nt, Psal. 118.
Mes jeux ont ^Mné des torreos de larmes , parce que je n'ai pai ol»seryé Totre sainte Loi.
Quel plus juste sujet pourrois-je avofr. déverser des larmes , ô mon Dieu I que le souvenir du mépris que j^ai fait de voire loi sabte ?. Que les autres soient afBigés et versent- des pleurs sur les tristes événemens de la vie ^ sur le renversement de leur fortune , la perte des biens de ce monde; pour moi , ô mon Dieul je ne conuois d'autre perte que celle de votre grâce, et d'dutre sujet de douleur que celui de vous avoir oQenrà. C'est devant vous , c'est au pied de yos autels que je viens répandre mes larmes; que ne puis-je en venger a?ec tant d'abondance qu'elles puissent laver toutes mes iniquités ! Mais non f mon divin Rédempteur , ce n'est que dans voire sang qu'elles peuvent être lavées; elles sont, si grandes , si multipliées , ces iniquités , que je serois accablé sous leur poid», si je n'avois confiance en votre bonté , et si vos miséri* cordes n'étoient au-dessus de toutes mes misé-
Ar«G DIBU 8BtL. %St
tes. Ce que je puis faire à présent , c'est de déplorer mes péchés dansTamertume de mon âme; c'est de vous demander un cœur contrit et humilié ; c'est de vous promettre , avec le secours de votre sainte grâce , de mourir plutôt mille fois que de retomber jamais dans les égarement que je déplore : ayez donc pitié de moi » ô moa Dieu ! et accordez- moi le pardon de mes pé-^ chés f dont je ne cesserai de gémir qu'en cessant de vivre ; mes gémissemens mêmes et mes lar-* mes seront ma consolation ; et pourrois-je en goûter d'autres, après le malheur que j'ai eu de vous offenser ?
O Yierge sainte I nous soupirons , nous gémissons dans cette vallée de larmes ; c!est la juste punition de nos péchés. Daignez inAercé* der pour nous , et nous en obtenir le jfiirdon ; k ce prix nos larmes mêmes nous devf^dront précieuses, nous deviendront salutaires, nousi deviendront consolantes.
Prier Dieu de ne pas nous rejeter.
Ne ffTojicias me d facie tuâ, et spiritum taneium tuum ne au fer as d me, P&al. âo.
JHe me rejetez pas de Totre présence » et ne m« prirex pas de TOlre espriU
Quand je rappelle tous les crimes que j'aî commis contre vous, ô mon Dieu ! ô Dieu infiniment juste et infiniment saint , hélas! que j'ai de sujets de craindre que vous ne me reje-
«5» 1.*A1B UMIM
tiei de Totre prAsenee » et que tous ne m^dtiés rasMUoce de Tolre divin esprîl 1 A k vue et au triste souTenir de tant de péché» accamuiés , de tant de grâces méprisées^ de tant de promeasea Tiolées» de tant de chutes réitérées , quels justes sujets n'ai-)e pas de trembler t
Oui 9 mon Dieu , )'ai péché , grièTemenf péché. Je suis indigoe de pardon , et digne de toute Totre colère; je dob être puni , je le reconnois : pnnisses^mol donc , je k mérite ; mais ne me punisses pas de cette puniti<»i si terribk. Otez^ ■soi ks biens, k liberté » k santé , k vie même;; mais ne me privez pus de Fassistance dé votre divin esprit. Utf as 1 que devîendrob-Je si vous me livriez à Tespritdu monde» qjoin^estqu'ilïusien et que séduction » eu si vous m'àbandon-> nies à mon propre esprit, qui n'est qu'igneran* ce, tendres et obseurité2 Ah L je vous k dis ,. 6 mon Dku, avec tous les s^itimens dont moa Sme est capable : ne projicias me à faeie tuâ: êi spiritum sanetum laum ne auproê à me :
toute autre punition, quelque gran&, quelque sévère qu'elle soit , pourra m*ètre salutaire r mais Véloignement de votre présence , et k soustrac* tion des Tumi&res de votre divin esprit , secpkot peur moi k plus grand des malheurs , etne pournuent me conduire qu'iau malheur étemdi. Je vous en conjure donc , ô mon Dieu L et je vous k demande en votre saint nom , et par toute»
vos mbéricordes ; ne vous éloignez pas de moi» et ne me rejetez pas de votvo présence j^ conuae
ATEC BIBV SEUL. «5S
jeTai mérité. Exercez encore envers moi cette grande miséricorde , qui sera toujours au-dessus de toutes nos misères. G*est encore le temps du pardon » daignez me l'accorder ; et là même eti avoit abondé le péché , iaite surabonder et triom* pher votre grâce : je la demande, je Fespère» bien résolu de mourir plutôt que de|amai»pltta en abuser.
Beouter la voix de Dieu*
XtffiMM^ JD0mtiM> ftffa ««uf»i êgnmt imms, i, Beg« 5» Pailesy Sjwigaeur» puce qne ¥otns •esTÎteur écoute.
Pablsz-moi , Seigneur , mon Dieu ; je suis ici pour vous écouter , et il n'est que tous que je veuille entendre» Non , que le moçde ne me parle point , U n'est que séduction et qu'erreur ; que les hommes ne me parlent point , ils ne sont qu'ignorance et aveuglement; que ma raisom elle-même se taise; laissée à ellç-même» eHe B'est que ténèbres ,el obscurité. Vous seul , ft mon Dieu 1 â vérité étemelle I poHyez me faire entendre les vrais oracles de la sacesse. Parlez», et faites-moi eintendre cette voix divine qui ébranle les déserts , qui brise les cèdres du Li* ban , qui éteint les ftammes et le feu des pas-» siens : car, héfasl mon cœur est plus stérile que les déserts mêmes ; dans son enflure il veut s'élever eomiDoe ces cèdres du Liban ; et d*aidt<
S34 L*AXE SfiULK
leurs II est sans cesse exposé aux flammes ardei^ t(;s de toutes les passions. Quelle autre voix que la vôtre pourroit se fiiire- en tendre au milieu de cette agitation et de ce tumulte de voix étran^ gères et criminelles? PbrIezHnoi donc, ô Dieu de vérité et de sainteté 1 Sontt vox tua in au^ rtbtis fntis : {Cant. a.) Je vous écouterai avec humilité , sentant toute la profondeur de mon ignorance ; je vous écouterai avec docilité , parce que c*est de vous que je dois apprendre toute vérité; je vous écouterai surtout avec un désîr sincère d'accomplir ce que vous aurez daigné ni 'enseigner : »anet vox tua. Faites-moi entendre celte parole de salut et de vie , qut porte la luipière danj» les esprits , et l'onction dans les cœurs : elle dirigera tous mes pas , elle animera tous mes sentimens , elle sanctifiera toute ma conduite.
J'écouterai le Seigneur nH)n Dieu , puisqu'il daigne encore me parler.
Il ne nie parle que pour mon bonheur, pourrois~je me refuser à sa voix?
PàHez donc » Seigneur , vous serez écouté ».
vous è'erez obéi, et j'ose ajouter « voua serein aimé à jamais» Ainsi soit- il*
ATSG DIEU 9BVt« ' »5&
Se donner ^en tout à Dieu*
Jurant et stidui cusiodtrejudtciajusHiiiB iuœ, Psal. 1 19«
J'ai promis , et je suis résolu d'obscrrer iaviolablement votre Bainte Lof.
Comblé de y08 brenfaîts, o mon Dieu! infé*.
rîeurement touché de votre grâce ,:et pénétré* d'un désir sincère de mon salut , |e viens voua faire part de la ferttie résolution que j'ai formée» et du désir ardent que j'ai conçu. C'est de me donner désormais tout à vous » de n'user plus» d'aucun ménagement, ni. avec le monde, ni avec moi-même ; mais d'observer jusqu'à la fii^ de mes jours votre sainte loi , avec une fidélité inviolable et constante. Trop long>temps j'ai différé, j'ai balancé entre le monde et vous ; il est juste , il est nécessaire que je sois enfin à vous sans réserve et sans aucun partage : je ç^uinoîs combien ces réserves et ces ménagemens sif>nt indignes de vous , et doivent blesser le cœur d'un Dieu jaloux, tel que vous êtes. D'ailleurs, je comprends aussi tout le danger qu'il y a pour le salut , de vouloir ainsi se ménager ,~ se partager, et allier , en quelque manière , le service de Dieu avec celui du monde ; c'est pour l'ordinaire le moyen de n'être ni à l'un ni à Tautre. C'en est donc fait, je serai à vous« ô mon Dieul je TOUS donne mon cœur sans partage; les créatih
t56 L*AKB 81ULS
res n*7 aaront plus de part » elles ne le mérifeiil pas. Hélas I grand Dieu I c'est bien tard que je me donne ainsi à vous ; peutrêtre n'ai-je plus que bien peu de temps k vivre en ce monde » et à réparer les infidélités de ma vie passée ; mais enfin » tout le temps qui me reste à respirer et à vivre , je ne vivrai et ne respirerai désormais que pour vous. Daignez agréer ma résolution , la sout^iir par le secours de votre grâce , et la rendre aussi constante qu'elle me parolt être sincère.
Souverain autenr de mon être , si vous daignez agréer la donation entière que je vous ûiis de moi-même » ye regarderai ce jour comme le plus hein^eux de ma vie ; parce que je commen» cerai à vivre uniquement pour vous*
La sainte volonté de Dieu en tout.
FMf «oluiilMlwi. Mattii. 6.
Que Totic Tokmtéf'accompUBM,
C'fst la prière que je ferai tous les jour», el que je voudrois faire à tous les înstans de ma vie , d Ynon Dieu I Toutes sortes de motifs ne nous engagent-i]s pas à conformer notre volonté k la vôtre ?
Quoi de plus j nste ? votre volonté est toujours sainte dans ses pensées , toujours éclairée dan» ses vues » toujours inTaillîble dans ses moyen».
▲TBC DIBV SMnW 957
La n&tre , au contraire , est toujours aveugle , incertaine , flottante , défectueuse ; et d'ailleurs dans le concours des deux volontés , celle de Dieu et celle de la créature » n'est-ce pas à celle de la créature à se conformer à celle de Dieu ?
Quoi de plus nécessaire ? Dans quels égaremens , dans quels dangers et dans quds mal* heurs noti« volonté ne nous a-t-elle pas souvent précipités dans le cours de la vie ? Saint Bernard osoit assurer que si parmi les hommes il n'y a voit point de volonté propre > il n'y auroit point d'enfer, parce qu'il n'y anroit point de péché» n'y ayant plus que la volonté de Dieu en tout*
Quoi de plus méritoire ? Si nous avons un sacrifice à o£frir h Dieu, qui lui soit agréable et qui sôit selon son cœur , n'est-ce pas celui de notre volonté ? Ce Dieu de bonté noua a laissé» libres ; et dans la main de notre conseil » il ne veut point d'hommage forcé ; c'est donc surtout par le sacrifice de notre volonté que nous pouvons lui plaire et acquérir quelque mérite à set yeux.
Enfin , quoi de plus consolant même pour nous que d'unir notre volonté k celle de Dieii ? Quel fonds de fsix, de repos ^ de douceur , de con* fiance et d'assurance pour uùe^âme , quand elle sait se résigner , se conformer en tout h la volonté de son Dieu 1
Oui 9 mon Dieu , mon Seigneur , mon souverain Mettre 1 que votre sainte et adorable vo* lonté s'accomplisse à jamais dans moi. Fiat :
S5S lVmB 8EVLB
c*e8t ce que je vous dirai dans tous les évéaemens de la vie : il en est souvent de bien tristes , de bien extraordinaires , de bien surprenans. On en est étonné , on en seroit comme ébranlé, mais Dieu a ses vue»; adorons ses desseins. Fiai ; c'est ce que je vous dirai dans toutes les peinas et les afflictions de mon âme. Que deviendroisje , si je me livrois à la tristesse de mes pensées et à Famertume de mes sentimens ? Dieu seul le sait. Fiai.
C'est ce que je vous dirai dans tous les dangers et tous les périls auxqueb je pourrai être exposé. Si je n'avois cette sainte pensée , je craindrois tout pour ma vie , souvent même pour mon salut ; mais j'absorbe toutes mes craintes dans cette parole : Fiai.
C'est enfin ce que je vous dirai durant tout le cours de ma vie , ô mon Dieu I mais c'est ce que je ?ous dirai encore avec plus de confiance, d'assurance et de consolation à la mort. Vous demandez le sacrifice de ma vie : Fiat ; elle est à vous , je vous l'oOre dès è présent • votre sainte volonté s'accomplisse dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.
AVEC tlBV S£UL. 250
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Humilité de cœur.
Disette à mcj guia tnUis sumet humiUs corde, Matth. i Y. Apprenez de moi que je suU doux et humble de cœur.
Il falbit ,. adorable Sauveur » que cette vertu d'humilité fût bien précieuse à vos yeux, et bien chère à votre cœur , pour en avoir fait la première leçon que vous avez, apprise aux hommes en venant au monde; apprenez de nioL Et quoi , Seigneur ? Non à dominer les élémens p non à commander aux flots de la mer , non à éclairer les aveugles , h redresser les boiteux , à ressusciter les morts ; mai^s apprenez que je suis humble de cœur : voilà la grande science des Saints , que vous nous apprenez. Vous avez plus fait encore , divin Rédempteur de nos âmes ; non-seulement vous avez fait de cette vertu voire première leçon , mais encore vous l'avez élevée au rang même des béatitudes. Beati paU"peres spiritu. Bienheureux les pauvres d'esprit, qui sont les vrais humbles.
Mais , hélas I que cette précieuse vertu que vous aviez tant h cœur est bien peu goûtée et bien peu pratiquée dans le monde I Que voiton , en efiet , parmi les hommes , qu'orgueil , que présomption , qu'enflure d'esprit et de cœur? on veut dominer, on veut se distinguer, on veut s'élever au-dessus des autres* Que voit-on en-
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core ? an fonds déplorable , un fonds détestable de vanité ^ de sensibilité , d'amour propre , de complaisance en soi-même ; jalousie des préséances , envie du mérite des autres , entêtement de son propre sens , etc.
Hélas f mon Dieu i j'ai peut-être cru faire le portrait des autres , et j'ai &it le mien trait pour trait : malheureux et orgueilleux que je suis l ne aont-ce pas les défauts où je tombe , les sentimens que je conçois et les vices dont je suis coupable à vos yeux ? Ver de terre ; cendre et ]K)us8ière 1 quel est mon aveuglement el mon crime I Mais dans ces sentimens » ô mon adorable Sauveur 1 comment oserai-je me présenter au pied de votre crois. , théâtre de vos humiliations ? Gomment oserai-je paroltre à votre ju« gemeni /théâtre de vos vengeances ? Ne sais-je pas que vous résistez aux superbes , et que vous donnez votre grfice aux humbles ? Apprenez-moi donc cette vertu si chère , si précieuse » si néicessaire ; et faites que je comprenne enfin » que qui n'a pas appris de vous à être humble , n's encore rien appris à votre école dans votre saint Evangile»
▲TEC DtBQ 8Biyi.« «6f
Etat de tribulation et d'angoisses.
TriéuiaHo §t an^uttia «mwMrtcul me, Psal. 1 18. 4f e fUH dans la tril|ulatîoQ et les angoifset.
Les afOictioDS et les angoisses se sont emparées de mon âme» ô mon Dieu I et Jans l'affliction et Tamertume où mon cœur est plongé , je viens chercher auprès de vous ma consolation et ma force ; où pourrois-je la trou?er hors de vous et sans vous ? Les cons(4ations humaines» loin d'adoucir l'amertume de mes peines » ne font que les aigrir et les augmenter. Il n'est que TOUS , ô diirin Sauveur , ô le Dieu des miséricordes I qui soyez touché de mes maux , et qui puissiez y apporter un adoucissemeqt. Je ne vous en demande point la délivrance , si ce n'est pas votre sainte volonté que j'en sois délivré; mais )e vous demande la grâce de les supporter avec patience et avec résignation,
Yous nous avez invités vous-même à venir à vous » quand nous serions dans la peine et dans les souffrances » et vous nous avez promis de nous soulager ; et assuré par cette promesse , je viens à vous : daignez m'en faire sentir l'infaillible vérité et les salutaires effets. Déjà » ce me semble , je commence à les éprouver au pied de vos saints autels , je sens mon âme soulagée et ma douleur calmée. bonté de mon Dieu I heu-
fi6ft L^AM£ fiBVLB
reiix ceux qui adorent votre saint Nom , et qui ont recours à tous I Je vous en bénirai à jamais ; et au milieu même de mes afDictions , je ne cesserai de célébrer vos infinies miséricordes. AfQigez-moi , frappez-moi , s'il est dans l'ordre de votre providence ; mais soutenez-moi » sanctifiez-moi , sauvez-moi et donnez-moi toujours un asile dans le sein de votre miséricorde : si vous daignez m'y recevoir , je ne craindrai ni les tribulations » ni les persécutions , ni les tournoiens , ni la mort, ni toutes les puissances mêmes de l'enfer. Que peut-on craindre dans le sein de son Dieu ?
1." Dans toutes mes afflictions , ma première ressource sera toujours d'aller à Dieu pour implorer son secours.
s." Je me garderai bien de chercher ma con-* solalion auprès des mondains; loin d'adoucir mes peines , ils ne feroient qu'en aigrir la douleur.
3.^ Je m'unirai en esprit à toutes les âmes souffrantes au pied de la croix , pour unir do concert les nôtres à celle de Jésus-Christ.
4-* Je penserai que par mes péchés ayant mé^ ri lé l'enfer , toutes les peines de cette vie doivent me paroltre légères.
ATEC BIETJ SEUL. s6S
Recours à Dieu.
Domina > ad quem lititMU ? verba vitœ œtertUB haées. JoaD. 6,
Seigneur, à qui irons-oousf tous avez les paroles de la vie étemelle.
En paroissant devant vous , mon Dieu , je fais une réflexion qui présente dans moi une grande indigence , et dans ?ous une grande bonté. Estil possible que je ne vienne jamais à vous quo pour vous demander, pour solliciter sans cesse de nouvelles faveurs ? Quelle autre bonté que la vôtre ne seroit ou épuisée ou rebutée de tant de demandes ? Je comprends tout ce que cette réflexion pourroit me causer de confusion et de crainte.
Mais enGn , mon Dieu » à qui faut-il doue que j'aille , si je ne viens à vous ? Que trouverai*je ailleurs , et comment serai- je reçu ? je m'adresse aux grands de la terre » et à peioe puis -je les aborder. Vous êtes toujours prêt à me recevoir , et jamais vous ne faites essuyer de refus.
Dans mes besoins pressans , si je m'adresse aux hommes du monde , ils ont le cœur serré » les mains fermées ; mais aiiprès de vous je trouve toujours un secours assuré.
Dans mes afQiciîons et mes peines, si je vais chercher auprès de prétendus amis quelque adouçissemeat ^ ils ne peuvent rien pour souI»-
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ger mes maux , soiirent même ib y son^ insen- •ibies. Je yieos à vous , et voas prenez part à mon affliction ; tous me reoeres avec bonté , et je ne me retire jamais d'aaprès de roos sant quelque consolation*
Esî-0 donc surprenant qœ je vienne toujours à TOUS » et que je vous demande sans cesse , sans craindre de vous importuner et d*être à jamais rebuté ? Que dis- je ?étre rebuté et tous importuner I Et c'est Tous-même qui m'appelex » qui Bi'invitec » qui m*offirexFosgricesetTosfiiTeurs» Veniie md tne omne$. ( MaU* 1 1« )
Oui » mon Dieu , Dieu de bonté » Dieu des vûséricordes 1 je continuerai à venir à vous et k solliciter vos bienbits; j*y viendrai toujours avec une nouvelle confiance , assuré de trouver toujours un accès fiicile.
J'y viendrai toujours avec une nouvelle ardeur, plus assuré encore de trouver toujours ▼otre cœur ouvert.
J'y viendrai toujours avec une nouvelle consolation ; vous seul avez les paroles de la vie étemelle , verba vitœ astemœ kabes. Les trésors de vos grâces sont inépuisables , comme les sentimens de votre bonté. Me voici donc dans ce moment même pour vous demander une nouvelle grâce , c'est celle de votre saint amour ; accordez-la-moi , et je suis riche , et je suis heu* reux 9 et je n'aurai plus rien à vous demander qu'une sainte persévérance.
Comolation,
ÂV£G DIBU SEUL. s65
Consolation et douceur dans les larmes.
Bflolt fttt iu^enl. Matth. 5.
BieDbeureaz ceui qui pleurent.
Ce n'est pas un bonheur recherché et amb!-tienne dans le monde que celui de pleurer et de verser des larmes; les mondains ne trouvent de bonheur que dans les amusemens , les plaisirs et la joie. O mon Dieu , qu'ils sqnt aveugles f qu'ils sont à plaindre ! Rire ef si'amuser sur le bord du tombeau , et peut>êtré sur le bord d'une élernilé malheureuse , où ils sont en danger de tomber à tous les instans : est-il un aveuglement plus tristeetplus déploralle? Non» non , mon Dieu » je ne leur envie point leur faux bonheur ; j'aime mieux venir pleurer auprès de vous , que de prendre part à la folle joie de ces mondains ; et d'ailleurs , que de raisons n'ai-je pas d^ pleurer et de verser des torrens de larmes en votre présence I
Je pleurerai , ô mon Dieu I sur le malheur que j'ai eu de vous offenser , vous qui m'avez comblé de tant de faveurs. Je pleurerai sur le danger où je suis encore de vous offenser tous les jours. Je pleurerai sur l'incertitude de mon sort pour l'éternité. Je pleurerai sur tant de péchés que j'ai commis , sur tant de grâces dont l'ai abuié». sur tant d'occasions où je me suis
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exposé à me perdre à jamais. Je pleurerai sans que jamais la source de mes larmes puisse tarir; parce qu'il sera toujours vrai de dire que j*ai eu le malheur de vous offenser » vous » ô le Dieu de bonté » qui ne m'avez orée que pour TOUS servir et pour vous aimer, io pleurerai et je trouverai dans Tamertume de mes larmes mêmes plus de consolation que les mondains n'en peuvent trouver dans leurs fausses joies , parce que j'esp^ que dans Tabondance de mes lar^ mes, je pourrai Ja?er mes péchés; c'est là h seul bonheur que je désire en ce monde*
C'est surtout au pied de votre croix que f1^ rai pleurer , ô mon adorable Sauveur ! Quelle consolation pour moi d'aller mêler mes larmes avec votre sang, de vous conjurer de m'en appliquer le mérite pour le pardon et TexpiâlioA de mes péchés \
•bMM.»IBiaiHiMS«M
Confiance en Dieu»
PonUnusviriutumno^sûum, iusceptor notUr Ihgm Jûcoê* Puai. 45.
}«e Dieu des vertiif est avec nous; Je Dieu de Jaeob est aolre souUea,
Nous ne sommes tous que misère , que foiblesse . qu'infirmité. Hommes mortels et pécheurs , que pouvoûs^nûus être et avoir de nousipêmes , qu'un grand fonds de misères et de pét^és^ Si QQUs ne regardions que nous-mêmes»
AVBC DIBV 8BIJL. tft^
noué serions dans un découragement et une dér fiance continuelle , nous tremblerions à tous les instans pour notre salut » sans pouToir nous ras* surer dans nos craintes. Mais consolons-nous , ranimons- nous ; le Dieu des vertus est aTecnous> et dès que nous mettons notre confiance en lui^ il agit avec nous , il combat avec nous, il iriom* phe pour nous. Quand donc nous éprouverons que ces craintes excessives , ces défiances funes- ^les viennent ébranler notre espérance » et afibiblir notre courage » pensons que nous ne som^ mes pas seuls à combattre , que le Dieu puissant est non-seutement avec nous, mais dan9 nous ; et que si notre Dieu est pour nous , nous sommes plus forts que toutes les puissances de l'enfer réunies contre nous. Ainsi dans toutes les occasions critiques et dangereuses", faisons ce que faisoit le Prophète, élevons nos yeux et nos cœurs vers le ciel pour implorer son secours: Ltvavi oculos meos in mantes, undè veniet auxilium mihi : {Psal. iso. ) et soyons assu* rés que le Dieu qui a créé le ciel et la terre , Tiendl^a à notre aide pour nous soutenir : Auari» Hum meum à Domino, 'qui ficît cœlum et terram. Voici donc les règles de conduite que nouds devons suivre. -
1 •* Prenons garde par nos défiances envers la bonté de Dieu , d'éloigner ses grâces et de nous rendre indignes de son secours.