VI- • JOUR
c Dans îa sixième yisfte. Tons îrer à Jésos-
• Christ comme à votre pige. Vous conjurerer
• sa miséricorde de s'mtéresser pour yous dans
• ce grand jour des vengeances ; et vous n'ou- » biterez rien potir obtenir de ce )uge suprême » une sentence favorabfe qui assure- à jamais 9 votre sort et votre bonheur. »
Adorable Sauveur » von» avez été établi Juge souverain de» vivans et des morts : Constituttu est judex vivarmn atque martu&rum. ( Ae$* ' lo. ) Il étoitjusleqa 'après avoir été le rédenipteur des hommes , vous en fussiez encore le juge 9 et qu'après les avoir régénérés dans votre sang sur la croix » vous les citassiez tous un jour à votre tribunal. C'est là que j'irai paroltre peutêtre bientôt pour vous rendre compte de toute ma vie , et recevoir l'arrêt décisif db mon éter-
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nité. Mais, hélasldaos quelfes disposUionsetdan» quel état poarrai-)e m'y présenter ?
Quand je rappelle les senlimens dont ont été pénétrés les Saints à la rue et dans l'altente de ce jugement formidable; quand je considère ua prophète Malachie , saisi de frayeur au simple «ouvenir de ce dernier jour; un patriarche Job^ demander au Seigneur de le cacher dans le plus profond des abtmes , pour le dérober h la rigueur ^e ce jugement ; un prophète Joël , ne trou- Tant point de terme pour s'expliquer , et perdre la parole dès qu'il en veut pendre les horreurs; quand je vois surtout un saint Jérôme , alarmé » effrayé au son de la redoutable trompette qui fera sortir les nK)rts du tombeau , pour les rassembler dans cette célèbre vallée»
Hélas I me dis-je à moi-même « si les Saints couverts des instrumens sanglans de la pénitence» ont tremblé , ont frémi à la seule pensée de ce jour terrible, comment ne tremblerai- je pas, moi » chargé du poids de tant d'iniquités ?
Adorable Jésus ! vous serez un jour mon juge» mais vous êtes encore mon sauveur ; le temps de votre colère et de vos vengeances n*est pas arrivé , c'est encore celui de votre clémence et de votre grâce. Je viens Timplorer en ce mo<* ment au pied de votre croix ; et entrant dans les sentimens que l'Egh'se elle-même consacre dans, ses prières , je vous dis humblement , dans l'amertume et la douleur de mon cœur : Res^ .trcm^n4(e majestatU , Roi àfy %U>i^ ^^^v^sa
St6 ^RATIQVB FOUR LES TISITKS
▼ertu8,Y0U8 serez un jour le Dieu des vengeances: mais daignez être â présent Te Dieu desmiséri* cordes ; et dans ce jour de votre juste colère , n'oubliez pas votre inefiable bonté. Reeordart, Jesu pie : Sauveur adorable I souvenez- vous que vous êtes venu sur la terre pour me sauver ; je suis l'ouvrage de vos mains • et le prix de votre sang , ne perdez pas ce qui voiis à coûté si cber. Qui Mariatn absoivisti ; les trésors de votre bonté ne sont pas épuisés ; une Magdeleine pénitente , un Larron afiUgé et contrit , ont Iroofé grâce à vos yeux : onvrez-leé sur moi , et ayes pitié de mon âme* Preces nuœ nonsuni dignœ.
Ab ! je le sais , la vm^t-de-mes prières et de mes regrets ne mérite pas de se faire entendre è votre cœur ; mais prenez dans voUs-méme et dans votre bonté le motif de mon pardon. IrUer oves loeutn prœsta : et quand vos anges viendront séparer les bons d'avec les méchans , Dieu saii* veur I ne me rejetez pas à la gauche avec ies réprouvés condamnés ^ ne vous voir jamais ; placez>moi à la droite avec les élus destinés à célébrer à jamais le Cantique de vos infinies miséricordes.