‹ L'âme intérieure: ou, Conduite sprituelle dans les voies de Dieu, augmentée de L'âme seule avecChapitre 37 sur 42 · JOUR · texte numérisé non relu

JOUR

• Dans fa cinquième v&tte s vous irez i Jésus-

> Christ 9 comme au céleste Médecin de nos

1 âmes ; vous lui découvrirez avec confiance et

» humifité , les pfaies dont la vôtre est couverte;

» cet humble aveu que vous lui en ferez , lou-

9 chera son cœur , attirera votre goérison et une

» constante persévérance dans son saint ser-

9 viCOr »

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Celui qui est pauvre s*adresse au riche pour avoir du secours dans son indigence ; celui qui est foible » cherche auprès de celui qui est fort un appui à sa foiblesse ; celui qui est malade r s'adresse au médecin pour y trouver la guérison de son mal* Mon âme est malade , ô adorable Sauveur I et vous êtes le souverain Médecin de nos âmes. C'est en cette qualité que je viens à vous. Vous le voyez , Dieu Sauveur I de .combien de maladies mon âme a'est-elfe pas attaquée I n'en ressent-elle pas tous les jours les dangereuses atteintes ? Combien de blessures n'a-t-elle pas reines des passions qui la t jran* nisent , des tentations qui la combattent , des exemples qui la séduisent , des occasions qui Tentraloeut I Hélas I elle est toute couverte de plaies, et sujette à toutes sortes de maux ; tantôt desséchée par la soif, taptôt dévorée. par la faim ; un jour dans la tiédeur et la négligence , le sut* vaut dans la langueur et la délaillance ; toujours attaquée de quelque nouvelle infîrmité qui peut la conduire à la mort , sans un pron)pt secours»

Domine , ecce quem amas infirmaiur > {Joan, 11.) Ah , Seigneur! voici que celui que vous avez aimé jusqu'à mourir pour lui , est malade ; céleste et souverain Médecin I il vient à vous pour obtenir sa guérison. Quelque grau-» des qpe soient mes maladies , quelque profoa-

AB SAINT SACRBHBNT. 323

des que soient mes plaies , tous pouvez me guérir : Domine , si vis , potes me mundare* ( Matth. S» ) Dites une seule parole , et mon fime sera sauvée : tantkm die verbe, et sana* bitur anima mea. Quel autre que vous peut opérer ce prodige de salut et de vie ? Je sais ^ue tous ceux qui s'éloignant de vous , voù# abandonnent pour chercher un remède ailleurs, n*y trouveront que la honte et la confusion : omnes qui te derelinquunt eonfundentur, ( Jer» 17. ) Insensés , ils ont abandonné la source de vie ; Dereliquerunt venant aquarum viven" tium : ( Ibid. ) et au lieu de remède , ils n'ont trouvé que poison. C'est auprès de vous , ô mon Dieu I que je viens chercher ce remède à mes maux ; je ne puis et je ne veux tenir ma guérison que de vous » et je Tespère de voire infinie bonté. Dites donc à mon âme , que vous êtes son Sauveur : die animœ meœ , salus tua ego sum , et à l'instant elle sera guérie : Sana me^ et sanabor ; salvum, me fac, et salvus ero.

{Ibid.) Les maladies du corps sont douloureuses , il est vrai ; aussi a-t-on recours an médecin : cependant ces maladie» ne peuvent , après tout , conduire qu'à une mort temporelle dont il faudra enfin subir tôt ou tard l'arrêt. Mais les ndaladies spirituelles sont infiniment plus dangereuses , parce qu'elles peuvent conduire l'âme à une mort éternelle. O charitable et céleste Médecin de nos âmes I guérissez donc la mienne qui f, dan» le sentiment de ses uaux evV^ y^qW&c

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deur de ses plaies , réclame TOtre puissance et Tolre bonté : elle ne les réclamera pas en vais» je l'espère , et une fois guérie de ses maux, elle renouvellera sa jeunesse et sa force , comme celle de Taigle » pour Toub servir dans la suite avec plus de fidéKté, de courage et d*ardeur: RetkovakUurutaqmlœjuveiUustua. {Fê. loa.)

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