‹ L'âme moderneChapitre 14 sur 21 · SOIR PARISIEN · texte numérisé non relu

SOIR PARISIEN

A Jules Case.

Grands cubes réguliers massés sur le bitume, Les maisons sont d'un bleu foncé qui tourne au noir : Derrière elles, plus rouge encor que de coutume, S'élargit le vitrail ensanglanté du soir.

En bas, fuit la chaussée et son double trottoir Vers une perspective aux tons neutres de brume. C'est l'heure violette où les gaz qu'on allume Sont d'un jaune vraiment délicieux avoir.

Le roulement plus sourd des fiacres s'accélère: C'est le réveil dans la rumeur crépusculaire Du Plaisir orageux montant comme la mer,

Et c'est aussi pour le Poète solitaire,

Devant ces vieux aspects qui n'ont plus leur même air

Comme l'impression confuse d'un Mystère.

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