‹ L'âme pénitente ou Le nouveau pensez-y-bien [microforme]Chapitre 17 sur 30 · LES DEVOIRS DES ENFANS ENVERS LEURS PARENS · texte numérisé non relu

LES DEVOIRS DES ENFANS ENVERS LEURS PARENS

OMME les parens ont des obligations contractées envers leurs enfans, les enfans ont à leur tour, à | l'égard de leurs parens, des devoirs | .à remplir, et des fautes à éviter, 2. :Y'pensent-ils?,

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hèrent de en que S sur cet en effet, tra dans it été fait : travaux )péra des a Carière

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envers leurs parens.

Peut-être n’est-il rien dans l’Ecriture Sainte de si expressément recommandé, que l'accomplissement des devoirs des enfans envers leurs parens. ls én ont reçu la ‘vie, le premier, le plus grand des biens naturels ; que ne leur doivent-ils pas de reconnaissance et de sentimens !

mais hélas ! que n’ont pas bien souvent à souffrir les parens de la part de leurs enfans! Quañd ces enfans vinrent au monde, les parens se félicitaient et s’en faisaient, un sujet de joie, ah ! s’ils avait pu prévoir ce que seraient un jour çes enfans, au lieu de s’en réjouir, que de soupirs n'auraient-ils pas poussés, et de combien de larmes n’auraient-ils pas arrosé leur berceau !: re

Enfans indociles, . qui manquent d'obéissance et de soumission envers leurs parens, rébelles à leurvolontés, | méprisant leurs ordres, secouant le joug de la dépendance qui | de Dieu leur prescrit, - “uit:

Enfans paresseux, ennemis du tra-

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vail plongés dans l’oisivité et dans l’indolence, ne se rendant capable de rien, tandis qu leurs parens son souvent obligés de gagner leur vie à la sueur de leur front.

Enfans débauchés, qui se plo.

geant dans toutes sortes de vices, de désordres et de passions, déshonorent leurs parens en se déshonorant eux.

mêmes, et qui par leur vie déréglée, s’exposent à faire une fin encore plus malheureuse.

Enfaos libertins, qui n’ont ni piété, ni religion, ni crainte de Dieu livré aux mauvaise Compagnies, capables de les pervertir et de les précipiter dans tous les excès et tous les mal:

heurs; car de quoi n'est-on pas capable, quand on quitte Dieu ?

Enfants ingrats, barbares et dénaturés, qui refusent à leurs parens les secours nécessaires dans leur vieil.

lesse et dans Jeur misère, qui le:

laissent souffrir, manqaer ce tout, et traîner dans la tristesse et le deuil

ans

é et dans capable rens son!

leur vie à

se plof.

vices, de shonorent

rant eux:

déréglée, hcore plus

tni lété, eu ; livrés capables précipiter les mal:

st-ON pas eu ?

; et dénaarens Îles ur vieil e, qui les tout, el

le deuil

un reste de vie plus insupportable que la mort même,

Sont-ce des enfans ou des monstres, :

que ces parens ont engendrés et mis au monde ? Ïls croyaient de trouver dans eux l’objet de leur tendresse, ja consolation de leur vie, le soutien

envers leurs parens.

ide leur viellesse, et ils n’ont trouvé

que des vipères qui déchirent leur sein, et qui font le malheur de leur vie, la ruine de leur fortune, l’opprobre de leur famille ; qui, par leurs désordres et mauvaises conduite, engagent et forcent, en quelque manière, ces parens désolés et comme désespérés, à lancer sur leurs propres enfans, des imprécations, des, malédictions, des horreurs. Le mal serait déjà bien grand, mais un abyme en attire un. autre encore plus profond. Non, rien de si capable d'attirer sur les enfans les malédictions de Dieu même, et les malédictions les plus terribles, que le manque de réspect envers les parens. Le Seigneur les en a menacés mille fois ;

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et quels funestes exemples tous le, âges, tous les états, tous les siècles n’en ont-ils pas présentés à l’univer étonné de ces châtimens redoutables!

Heureux les parens chrétiens qui ont des enfans dignes d'eux ! aprà leurs avoir donné une éducation chré.

tienne ; ils en recueillent les heureux fruits dans une tranquille vieillesse ils se voient comme renaître dan leurs enfans, qui sont leur consoh.

tion et leur joie. Le beau tablea que David nous trace d’une heureuse famille ! El l’a représenté rangée au.

tour d’un table frugale, où il semble que les Anges s’invitent à la considérer avec joie. (Cette famille est} composée d’un père qui n'a point d'autre dessein que de servir Dieu, et de le voir servir dans sa maison.

d'une fenime qui n’a point en ce monde d’antre joie que de plaire à Dieu et à son mari, et de voir croitre en grace et en sagesse ses enfans, qui n’ont entr'eux- qu’un cœur « qu’une âme ; toujours unis ensemble

ans

y tous le; es siècles à l'univers luutables!

tiens qui iX ! après tion chré.

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* consok.

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n'a point vir Dieu, maison, nt en ce plaire à Dir croitre enfans, cœur et ensemble

par une heureuse conformité de sentimens que la nature et l’éducation ont fait naître,-et qui croit tous les ours avec l'âge. Dieu le sein de cettè famille règnent la paix, la tranquillité, la concorde, et plus encrre la piété et la crainte de Dieu. Mille bénédictions se répandent sur elle, et sont comme le gage du bonheur tue Dieu ieur prépare à tous quand ils seront un jour réunis dans le ciel pour ne se séparer jamais.

Pensez-y, enfans et parens, voire maison sera l'image du paradis, si ‘elle est furméesur ce grand modèle.

envers leurs parens.

tions abondantes, les enfans doivent remplir leurs obligations envers leurs parens ; ïls leur doivent le respect, l'obéissance, l'affection, la recannaissance ; et dans les besoins, les secours nécessaires pour leur subsis-

| tance, selon leurs moyens. À ce *

prix, ils seront les enfans de Dieu même, et ‘ils auront part à ses rétompenses,

Pour attirer sur eux des bénédic- -

nn en cisareque vs arte ni orgue os Do ge ee TE GERS gr RÉ Émis + * > * di tir: 4 , ; raie .

140 Les devoirs des enfans

Histoire d'un mauvais fils et d'un mauvais père.

Le père le plus criminel et le plus malheureux qui fut peut-être jamais, avait un tils aussi méchant que lui:

plongés l’un et l’autre dans tous le crimes, il se précipitaient dans tous les. malheur. Le fils désobéissant, indocile était culère, violent, em:

porté jusqu'à la fureur ; tous les ‘Jours ils étaient dans des disputes, des querelles, des violences continuellesen lançant l’un contre l’autre toutes sortes de malédictions. Un jour que le père, déja avancé en âge, voulut reprendre son fils et lui re-| procher: sa mauvaise conduite ; ce fils malheureux, dens un excès de fureur, se jette sur son père, le ren:

verse par terre, et le prenant par les cl:eveux, le traine le long des dégrés pour le mettre hors de la maison, Quand il fut arrivé a un certain point, le père élevant la voix ; arrête, malheureux, lui dit-il, arrête, je n’ai pes

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L'histoire nous rapporte un trail bien remarquable en ce point. Un père chrétien n'avait rien oublié pour donner une bonne éducation à so fils; bons exemples, instruction saintes, avis salutaire, tout avai été employé : mais le mauvais nat rel et les passions criminelles avaient dominé le fils, qui causait tous la jours de nouveaux chagrins, en don nant dans de nouveaux désordre, Ce père infortuné apprit, de manièr à ne pouvoir en douter, que sn fils dénaturé avait formé le proja détestable de l’assassiner, pour jouit

lutôt de son héritage, et vivre en iberté. Pénétré de douleur, ‘« voulant faire un dernier effort pour toucher ce cœur barbare, 1l dit un

ans

te un trail Joint. Un ublié pour tion à son nstruction tout avai 1VAiS nat Iles avaient it tous la 8, en don:

désordres, de manière » Que so é le projet pour jouir >t vivre en ouleur, ‘el effort pour

il dit un 8, voulez:

avec moi ’accompa:

peut-être le dessein.

ment dans

ssez avant

envers leurs parens. 143

dans une forêt. Alors s’arrêtant

tout-à-coup, mon fils, lui dit-il, j’ai

appris, et je suis assuré que vous avez pris la résolution de in’assassi-

ner; malgré les sujets de plainte ue j’ai contre vous, vous êtes mon dla, et je vous aime encore ; j'ai voulu vous donner une dernière marque de ma tendresse. Je vous ai conduit dans cette forêt, et dans un endroit écarté, où nous serons sans témoins, et où on ne pourra ayoir aucune connaissance de votre crime. Alors tirant un poignard qu’il avait caché, mon fils, lui dit-il, voilà un poignard, contentez votre passion, exécutez votre coupable projet, mettez moi à mort, puisque vous l'avez résolu ; du moinsen mourant ici, je vous sauverai des mains de la justice humaine ; ce sera là, la dernière preuve de ma tendresse pour vous ; et dans mon extrême douleur j'aurai du moins la consolation de vous sauver la vie, tandis que vous me l’ôterez. Le fils tou-

144 L'amour de Dieu.

ché, étonné, ne pouvait contenir soupirs ; fondant en larmes, il selle jette aux genoux de son père, lui demande mille fois pardon de. soil crime, lui proteste devant Die qu'il changera de conduite envers le meilleur et le plus tendre des père

Il tint parole : et dès ce moment ilBDilis donna à ce tendre père autanc der.

consolation et de joie qu'il lui avai causé d’amertume et de chagrins. lci ‘que de réflexions se présentent auth pères et aux enfans !

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