‹ L'âme pénitente ou Le nouveau pensez-y-bien [microforme]Chapitre 18 sur 30 · L'AMOUR DE DIEU · texte numérisé non relu

L'AMOUR DE DIEU

Pensex-y-bien toute votre vie.

OUS ne sommes en ce monde

que pour servir et aimer Dieu,

il ne nous à donné un cœur capable d'aimer, que pour lui en consacreths toutes les affections, il ne nous s donné une vieet un temps à pass sur la terre, que pour mériter, en

) L'amour de Dieu, 145

ntenir sa'aimant en ce monde, de l’aimer et mes, il selle pores à jamais dans l’uutre, père, lu Dieu nous a expressément comn de.sollmandé de l'aimer, Vous aimerez ant Dieulle Seigneur nous dit-il, de tout envers leotre esprit, de tout votre cœur, de des pèreaoute votre ame, de toutes vos forces: noment ililiges Dominum ex toto corde tuo, autant deléc* Mon Dieu! s’écrie St, Augus- | Jui avaitMin, fallait-il donc nous faire un préagrins. Iciepte de vous aimer, et des menaces, ntent aurfi nous ne yous aimions pas? Ne uffisait-1l pas de nvus permettre de ous aimer ? et n'est-ce pas là pour ous la plus grande des graces et le EU. lus grand des bonheurs ?

Dieu est infiniment digne de notre re vie. mour: tout ce qui est capable de | oucher, de gagner, d'attirer les ce mondeœurs. Dieu le possède et nous .le mer DieuBbrésente; bonté suprême, beauté r capablBouveraine, miséricorde sans borne, consacre mabilité infinie, océan immense de e nous sBoutes les perfections adorables,

y à pass} , D . [4 ê, 6.

oriters, en "

146 L'amour de Dieu.

source ineffable de tous les biens,

ue peut-on désirer qu’on ne trouve dar Dieu, et qui n’engage à l’aimer!

Amour divin, vertu aimable : elle présente toutes lés délices; vertu sublime, : elle nous élève au-dessus de nous-mêmes: elle nous associe avec les lt pie célestes : vertu universelle : elle renferme toutes les autres, elle les releve, les ennoblit « les perfectionne: vertu céleste, Jé.

sus-Christ même est venu appurte du ciel ce feu sacré sur la terre, etil ne désire que d’en embraser tous les cœurs : vertue divine ; elle nous trans:

porte, en quelque manière, dans le

sein de Dieu même, pour vivre de k tot vie, pour être heureux un jour dÆ !: son propre bonheur. ou Mais sur-tout vertu absolument, Bla:

essentiellement et indispensablement à l'a:

nécessaire pour le salut éternel. Sfar nous n’aimons pas Dieu, nous som Fu e

mes éloignés de sa grace, éloignés de son règne, éloignés de son cœur, Si nous n’aimons pas Dieu, nous n':-

les biens, n ne trouve e à l’aimer!

nable ; elle ces: vertu > au-dessus DS associe stes : vertu e toutes les ennoblit e éleste, Jé:

u appurte terre, et il ser tous les nous trans:

re, dans ie vivre de la n jour de

bsolurient nsablement

ternel. Sif

nous 80m:

éloignés de cœur.

nous n’#-

L'amour de Dieu.

vous aucun bien, aucun mérite, aucune vertu digne de récompense, Si nous n’aimons pas Dieu, quand nous posséderions tous les biens, tous les trésors, les sceptres, les couronnes, le monde entier, sans cette amour nous ne possédons rien.

Sinous n'aimons pas Dieu, nous n’entrerons jamais dans le ciel, jamais nous n’aurons de part parmi les élus. tue

Si nous n’aimons pas Dieu, jamais nous n’aurons d'autre partage que l'enfer et l’éternité malheureuse dans l’abyme de tous les malheurs, et. de toutes les. horreurs. et de tous les tourmens. toits 2

Ainsi ou aimer Dieu en cette vie, ou être à jamais malheureux dans l'autre: ou brûler des flammes de l'amour divin sur la terre, ou être à jamais consumés des flammes vengeresse du feu de l'enfer, il n’est point de milieu pour nous. Si nous vivons, si nous mourons dans l’amour de

148 L'amour de Dieu.

Dieu, nous sommes assurés de la por.

session éternelle de tous les biens:

si nous vivons, si NOUS MOUrOons san ce saint amour, nous tombons dans le centre et le comble de tous les mal heurs. | O hommes ! qui que nous soyons, i vivons sur la terre, aimons Dieu :| est notre Créateur, notre Sauveur notre Roi, notre Père, notre ami notre tout ; sans lui tour le reste ne nous est rien. Aimons Dieu, c'e notre devoir, notre mérite, notre bonheur, notre gloire ; quoi de plu grand que d’aimer un Dien ! quoide plus heureux que d'en être aimé ?

Aimons Dieu, aimons-le de tou notre cœur’; qui est-ce qni mérite mieux toutes nos affections, qui ce.

lui qui est le premier principe, et qui doit en être la fin dernière ?

Aimons Dieu dans tout, avant tout, par-dessus tout, préférablement à tout : aimons Dieu et n’aimons que Dieu, ou tout dans Dieu et toujour moins que Jieu : aimons Dieu, et en

L'amour de Dieu 149

és de la pos.

les bions.

purons san Dons dans |e us les mal

‘aimant, ne désirons d’autre récompense que de l'aimer toujours d’avantage.

O heureux le cœur qui aime son Dieu ! il fait en ce monde ce que les aints feront éternellement dans le ciel. © malheur à l’ame qui n’aime pas Dieu ! Son état approche celui des réprouvés !

Deligam te, Domine.* Que je vous air. 5 mon Dieu ! le désir de mon cœu., le centre de mon repos, le terme de mes espérances! Que je vous aime, ô mon Dieu, mais que je vous aime d’un amour tendre, d’un amour sincère, d’un amour efficace, d’un amour desintéressé, d’un amour constant, de l’amour dont vous-même vous vous aimez ; que je vous aime en ce monde, pour vous aimer plus parfaitment et éternellement dans

ous S0 ons, mons Dieu, re Sauveur, notre ami, le reste ne Dieu, c'es évite, notre uoi de plus en ! quoide re aimé ?

-le de tou qui mérite Dns, «qui ce:

icipe, et qui »

avant tout, k “ne Goes

Rlautre, Ainsi soit-il:

blement à n aimons que Pensons-y-bien : aimons Dieu et et toujour M’ vivons que pour Dieu.

Ü Ieu, et en * Pealm. 17e

150 L'amour de Dieu.

HISTOIRE

Le beau spectacle, le grand modik que présenta autrefois une femme; ‘Alexandrie ! Elle parut un jours

la place publique de cette grande

ville, tenant d'une main un vase rem.

pli d’eau et de l'autre un flambeau allumé. Que prétendez-vous ave cet appareil, lui dit-on? Je vou drait, répondit-elle, avec ce flam beau embrâser tout le ciel; ave cette eau, éteindre tous les feux de

0532#Se65se°n

. l'enfer, afin que désormais on n’aimith :

plus Dieu ni par l'espérance. de récompenses, ni par la crainte de peines ; mais puremenñt et uniquement pour lui-même et pour ses per:

fections adorables.

. Beaux sentimens et bien digne d’une grande ame, qui. connait « que c’est que Dieu et combien il mérite par lui-même toutes les affec.

tion de nos cœurs.

On raconte des Japonois, qu ‘quand on leur annonçait l'Evar

Dieu.

rand modèle ne femme; Lun jour sur ette grande n vase rem n flambea VOUS avec ? Je vou C ce flam.

ciel ; ave les feux de on n’aimäût érance. des crainte des] et unique- Dur ses per:

bien dignes |

connait ce combien il 8 les affec.

Dnois, que it [’Evar-

gile,, qu’on les instruisait des grandeurs, des beautés, des amabilités infinies de Dieu ; quand surtout on Jeur apprenait les grands mystères de la Religion, tout ce que Dieu a fait pour les hommes, un Dieu

L'amour de Dieu.

D naissanc, un Dieu souffrant, un Dieu

mourant pour leur amour et pour leur salut; 6 qu’il est grand s'écriaient-ils, dans leurs doux transports, qu'il est grand, qu'il est bon et aimable, le Dieu des Chrétiens !

Maïs qüand ensuite on leur ajoutait qu'il y avait un commandement ‘exprès d’aimer Dieu, et des menaces .si on ne l'aime pas, ils étaient surpris, et ne pouvaient revenir de leur étonnement. , Eh quoi ! disaient ils ; quoi! à des hommes raisonnables, uu précepte d’aimer Dieu qui nous a tant aimés! et n'est-ce pas le plus g'and des malheurs de ne l’aimer pas? Quoi! les Chrétiens ne sont-ils pas toujours aux pieds des autels de leur Dieu, tout pénétrés

152 L'amour de Dieu.

dé ges bontés, tout embrâsés de sh saint amour, Mais quand ils ve aient à apprendre qu'il ÿ avait dé Chrétiens qui non seulement n'ai.

maiént pas Dieu, mais qui l'offen.

saient, qui l’outrageaient ; Ô peuple injuste ! Ô cœurs ingrats ! barbares!

s’écriräient-ils avec indignation, est.

il donc possiblé que des Chrétiens soient capables de ces horreurs ; « dans quelle terre maudite habitent donc ces hommes sans cœur et sam $entimens ? |

Chrétiens nous ne méritons que trop ces justes reproches : et un |. jour ces peuples éloignés de nou, ces nations étrangères appelées en k témoignage contre nous, nous ac Cuseront, nous condamneront devant Dieu.

REFLÉXIONS.,

Pensons-y ; le précepte de l'amour divin est le premier, le plus essentitl des préceptes ; c’est l’accomplisse- . ment de toute la loi.

PS

isés de son ind ils ve ÿ avait dé ment n'ai jui l'offen.

; Ô peupk barbares!

lation, est.

à Chrétiens Drreurs ; el e habitent

eur et san

fritons que es : et un de nou,

bpelées en k

nous ac ont devant

de l'amour sa essentiel omplisse-

Le’ Püradis>

Penebns:y, ét'faidons eh ce Môndé, autant, qu'il est én noùs,' ce que les Suinve’ font” dans le’ciel, ce que nous" éspéronë' faire dans l'éternité, Aimons Dieu -de'tout'notré cœur.

Triste penséé!' peùt-être jusqu'à

sent: n’avongénous' phs encore’ aimé: Diéu : d'unë' manière digne de Dieu’! - Consacrons du moins'lé reste de'notre vié à ce süint amour.

LÆE PARADIS.

Pensex-y-bien ; c’est le terme de vôtre bonhéur'; faites-en l'unique objet de vos soins.

OUR nous füire comprendre quéls sont les biens immienées, quelles soht les joies inéffables du

1 parudis, il faudrait qu'une , de ces

amed'bienhèeureuses descenidit du ciel, et nus’ en‘racontât: les” merveilles.

Non, dit’ St. Paul, l'œil dé’ l’homme saurait Voir, ia ne” saù-".

154 Le Paradis.

reit entendre, le cœur ne goûter jamais en ce monce le bonheur que Dieu a préparé à .ses élus dans sa gloire : Nec oculus vidit, nec auris audivit (1). Imaginons-nous, si noui le pouvons, qu’elle sera la joie d’une ame qui entrera un jour dans le Ciel. O le doux moment que celui qui, terminant les misères de cette vie, commencera le bonheur de son éternité ! quelles délices, quelles contentement, quels transports quand elle verra enfin son Dieu, quand elle se. verra à jamais assurée de son sort.

Quelle joie pour un captif, durant de longues années chargé de | chaines, quand il vient à recouvrer | Ja liberté et à sortir de son triste | esclavage! Quelle joie pour-un pri sonnier, durant longtemps enfermé dans les horreurs d’un sombre |: cachot, quand il revoit enfin la | lumière! . Quelle joie pour un hom-

| ‘méqui a fait un long trajèt sur une

le goûter: nheur que 8. dans sa nec auris us, si nous joie d’une r dans Je que celui s de cette ur de 5on 1elles con.

rts quand ü, quand rée de son

tif, du-:

argé de recouvrer son triste

ur-un pri

s enfermé y sombre enfin la un hom-

t sur une.

Le Parrdis. 155

mer orageuse, à travers les tempétes et les écueils où il a été mille .

fois en danger de périr, quand il vient enfin heureusement arriver au port après lequel il soupiraient depuis si longtemps! Faible image, image bien imparfaite de la joie, de la consôlation, du bonheur d’une ame qui, après la captivité, le triste exil, les longues souffrances de cette vallée de larmes, entre enfin dans l’heureux port du salut, datis la région des vivans, pour vivre à jamais dans le sein des Elus, de la vie de Dieu même, l’auteur de son être, le terme de ses désirs, le centre de son repos, sans craindre de la perdre jamais, assurée de le posséder toujours, heureusé du même bonheur que lui ! - es Ah! qu’il est doux pour elle de ne s’être point attachée au monde, de s’être éloignée de sa contagion et de ses dangers.‘ de s'être privée

dé ses trompeux délices, de s'être : DJS

fait de saintes violences durant quel ques anpées, pour jouir.à jamaÿ

‘un bonheur parfait! qu'il est con solant pour elle d’avoir servi so Dieu, pratiqué la. vertu, respecté l sainteté de Ja Joi, pour en. recevoir une récompense bien au-dessus de ses mérues.et de ses espérances!

Que pense-t-elle alors des fausse joies . de ce monde, des biens pé rissables de ‘la terre, de tout « qu'on appelle richesses, honneur, Plaisirs et satisfactions ? qu'est-ce que tout cela parait à ses yeux? « que lui en resterait-il, quand elle en.aurait joui,, qu’and elle s'y serait Jivrée durant la vie ? :n’aurait-il pas fallu les quitter un jour? . Que li en resterait-il à ce moment, que le regret d’en avoir été malheureuse ment éprise et séduite ?

Le voilà donc.entée dans le sein d'Abrabam avec Jes élus ; la voili assurée de son bonheur . éterriel délivrée des dangers, des mjsères, dei craintes, des alarmes de cette vie

jurant quel rà jamaÿ u'il est con "Sen vi son respecté li en. recevoir u-desaus de rances !

des fausses 3 biens pé.

le, tout « , honneur, ? qu'est-ce >s yeux? el quand elle le s’y he urait-il pas ?. Que lui ent, Que le nlheureuse:

lans Je sein Ja voi r éternel ajsères, des e cette vie

Le Paradis.

périssable ; nageant dans des torrens

de délices, dans la possession inenu-

able du souverain bien ; absorbée

dans Pocéan immense des perfections

adorable de l’Etre Suprême, dans la

gontemplation éternelle des :bontés, des beautés, des amabilités infinies de son Dieu ; non ce n’est point tant la joi du Seigneur qui.est entrée dans elle, comme c'est elle-même qui est entrée dans la joie du Seigneur, fxtrà in gaudium Domini tui ® Elle y vit, elle y règne ;.elle y vivra, elle yrègnera à jamais, sans que ni les vicissitudes des temps, nj Pincertitude des évévemens, ni les amertumes des chagrins, ni les terreurs des alarmes viennent jamais altérer son bonheur :

tant que Dieu sera Dieu, durant tous les siècles et au-delà des siècles, :du- Yant une éternité toute entière, ‘elle sera ce qu’elle est.loujours contente, toujours heureuse, toujours assurée :

et srenquille dans la possession de

* Matth. 26,

158 … Le Paradis.

son sort, toujours s’écriant de con.

cert avec les élus : Znvenit quam dili.

git anima mea.* J'ai enfin trouvé celui qui faisait l’objet de tous me désirs.

Tel est donc le bonheur ineffable de cette ame, telle est la joie indicible des élus dans le ciel, Nous sommes faits nous-mêmes pour ce bonheur, nous pouvons un jours avoir part à cetse joie : tout tant que nous sommes, nous avons une place marquée dans le ciel, nous y sommes tous appelés, nous pouvons y arriver, nous de. Re#eront vons y aspirer ; mais pour celà il faut la mériter. Hélas ! qu'avonsnous fait pour celà jusqu'à présent ?

Comment et par quoi l’avons-nous Le méritée ? y avons-nous pensé ? nous M PENSE «en» sommes-nous rendus dignes ? JB *ntie Nous savons qu'on n'arrive au Tha- fi rev bor que par le Calvaire, : qu'il faut la co!

combattre pour remporter la victoire; D fur 8 que le royaume du ciel souffre vio- Æ MOt lence :. par quels combats avons. R € (ol

® Cant, 3.

de con.

sam dili.

n trouvé DuSs me

ineffable indicible

régent ?

ns-nous S ? nous dignes ?

on Ths- "11 faut ictoire; fre vioavons:

Le Paradis. 159

nous mérité la couronne de gloire ; et en quel rang pourrions-nous être armi les élus ? nous aspirons eur des Saints, nous savons ce qu’ils ont fait, ce qu'ils ont souffert ; qu’avons-nous fait, qu’avonsnous souffert ? ‘Sainte. Jérusalew, entrerai-je un jour dans ton sein ?

mes prédestinées, aurai-je part un jour à votre gloire et à vos délices ?

Pensez-y: ne vcessez d'y penser, et plus encore d’y travailler. Combien, pour n’y avoir pas pensé en:

seront à jamais bannis, |

HISTOIRE

Le Roi Assuérus voulant récompenser Mardochée du service es- | sentiel qu’il avait rendu à l’état, le 4 fit revêtir des habits royaux, lui mit +1} la couronne sur la tête, le fit monter sur son char de triomphe ; en un mot, l’environna de toute la majesté et tout l’éclat de la digniné royale ;

160 Le Päradis.

alors ilordonna à un dé ses premiers couttisans de conduire ainsi Mardo:

chée triomphent dans toute: la: ville impériale, avec un Héraut d'armes qui le précédait, criant à haute voir à tout le peuple accouru en foule:

C'est:ainsi que sera’ honoré celui que le Roi voudra honorer, sic honora:

bilur quem Rex voluerit honorare.* Si, dans ce moment, Dieu: présen.

tait à nos yeux un de ses élus dans tout l’éclat de: la gloire dont il est environné dans le: ciel,’ qu’il nous le montrât avec ces joies, ces douceurs, ces délices, dont les Saints sont inondés dans la céleste patrie, en nous disant à tous : Sic honvrabitur quem Rex voiuerit honorare. Voyezpad- mirez; ô homnies mortels ! c’esv ainsi «Que Dieu honore; queDieu récour à » pense ses Saints: dans sa gloire : à cette vue quels‘ seraient nos trans:

ports:? CE Homme ambitieux; nous: dirait:

il, que: sont tous ces honneurs fri:

+ Eflb. 9.

8 Prenriers ni Mardo:

te: la: ville It: d'armes haute voir en foule:

celui que ic honvra:

Lonorare,* u: présen.

élus dans dont il est l nous le

sont inon- , en nous itur quem oyez; adc'est ainsi u” récour- “gloire : à 108 trans-

8° dirait: È

neurs fri:

Le Paradis. 161

volés du monde, en compäraison des honneurs, de la gloire qni est destinée aux Elus? Hommes avares, que sont tous ces biens fragiles, ces périssables richesses, en comparaison des trésors immenses que Dieu a préparés dans le ciel ? Hommes sensuels et voluptueux, que sont tous ces plaisirs Monteux, ces douceurs séduisantes et criminelles dont tu jouis dans Île témps, en cortiparaison des pures, des ineffables délices que tu aurais pu goûter dans l'éternité. Sic honorabitur. Ah!

que cette vue, que ce spectacle $erait bien capable de nous dégouter de tous les faux biens de ce monde trompeur, et de nous faire soupirer

Hardemment après les biens solides

et permanens de l’immortalité glorieuse |! Ce que nos yeux ne sauraient voir, la foi nous le montre, du moins nous le fait espérer : rendons-nous digne de la vie immor-

[telle par une vie sainte, Le ciel

162 Le Paradis.

nous attend : cessons de nous att cher à la terre, nous n'avons poi ici de cité permanente, le ciel ç notre véritable patrie.

Pensons-y, et ne pensons qu'à | mériter : heureux qui y aura pensé toute sa vie! Où irons-nous, quan nous mourrons ? Quel sera notre sort? Le Paradis, ou l'Enfer ? Bea ciel! je ne te verrai jamais, diai un Hérésiarque, à la mort: quek sentimens! quelle mort! Mon fil regardez le ciel, disait une mèrei son fils souffrant le martyre. L'’E:

-glise vous le dit à tous. Regarda e ciel, rendez-vous digne d'y entra - un jour, et voyez si la vie que vou menez, peut vous y conduire,

nous atta

avons pol le ciel e

ns qu'à |:

aura pen ous, quand sera notre fer ? Bear

ais, disait.

ort : quel Mon fil ine mère à yre. L’E:

Regarde d'y entra > que vou ire,

SENTIMENS DE PENITENCE Tirés del’ Ecriture Sainte. :

YEZ pitié de moi, Ô mon Dieu !

selon votre grande miséricorde,

et selon la profondeur immense de .

ma misère, J'ai péché contre le ciel et en votre présence. | J'ai péché, et mon péché est toujours présent à mes yeux.

e me suis égaré comme une brebis infidelle qui a abandonné son charitable pasteur. , Lire Ah! Seigneur ayez pitié de mon ame qui vous a couté si cher, et que vous avez daigné racheter au ‘prix

de votre sang, ne me punissez pas.

dans l'étendue de votre colère, et dans la rigueur de votre justice, comme je l’aurais mérité. ft its Hélas! Dieu de toute sainteté, si vous nous jugez dans cette rigueur de justice, qui pourra subsister devant vous ?

Pr PR Oo ET en msn 4e

D 0 ce Es SU EU

164 | … Sentimens

Mais, non, Ô le Dieu des miséii.

cordes ! vous ne vous montrerez pas inflexible à mes prières et insensible à mes gémissemens,

Vous aurez pitié de moi, parce que mes péchés sont grands, et que leur énormité même fera éclate votre miséricorde, qui daignera me les pardonner dès que je les dé.

testerai.

Oui, mon Dicu, je les déteste sincèrement et de tout mon cœur ; et avec le secours de votre grace, js:

. mourrai mille fois plutôt que de vous offenger de nouveau.

Amende honorable et consécration au cœur de Jésus.

Je vous ai offensé, 6 mon Dieu!

et j'ai affligé votre cœur, en livrant mon esprit aux vanités du monde et mon cœur aux dérèglemens des passions. Cependant, connaissant votre infinie bonté, je viens implorer votre miséricorde, et me jetter

des miséi.

ntrerez pas , insensible

noi, parce ds, et que ra éclater ignera me je les dé.

es déteste n cœur ; et grace, je ue de vous

cration au

on Dieu!

en livrant u monde, mens des Dnnaissant ns implome jetter

de Pénitence. 165

dans votre cœur adorable, comme dans mon asyle ; c’est dans cesacré cœur Ô man doux Jésus! que je veux vivre; c’est dans votre sacré cœur que je veux mourir. C'est dans cet abyme de vos miséricordes que je jette toutes mes misères.

Quelques grands que soient mes péchés, je sais que votre cœur est toujcurs disposé à me pardonner dès que je les déteste et que je suis résolu de ne les plus commettre. Oui, Seigneur, en votre saint nom de Sauveur et de Père, vous me ‘pardonnerez mon péché, parce qu’il est grand, et que plus, il est grand, plus vous ferez éclater la grandeur de vos miséricordes. Soyez donc, Seigneur Jésus, favorable à un pécheur tel que je suis, à un pécheur qui ne

le veut plus être; faites qu’il vous craigne et qu'il vous aime, parce qu'il sait que vous pouvez le perdre, et que vous voulez le sauver,

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