‹ L'âme solitaireChapitre 11 sur 140 · L’AVEU · texte numérisé non relu

L’AVEU

Je la verrai venir, rose d'un peu de fièvre,

Un long baiser tout prêt sur le bord de sa lèvre.

File n'aura de mots d’amour cpie dans les yeux.

Ses aveux les plus doux seront silencieux.

Je lui dirai combien sont durs les jours d attente,

Et combien sa démarche onduleuse et flottante Lentement me l’amène et tôt me la reprend.

Son cœur tendre, son cœur virginal et si franc, Comprendra mieux que moi ce que je veux lui dire Et lui fera monter à la lèvre un sourire Si plein de candeur blanche et de rêve sacré,

Que de la voir si pure à moi, je pleurerai...

Le Désir

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Je ne lui dirais pas : Donnez-moi vos mains blanches : Comme les yeux, les mains ne sont pas toujours franches ; Je ne mendierais pas non plus, grave ou joyeux,

La chaste volupté de lui baiser les yeux ;

Peut-être qu’en leur rêve une autre image existe Dont la chaude douceur dans le sommeil persiste ;

Je n'effleurerais pas ses fines lèvres, non :

Peut-être que souvent y chante un autre nom ;

Mais, cherchant une place où plus de candeur brille, Où s’épanouit tout en blanc la jeune tille,

Je lui sourirais, comme à quelque enfant charmant, Et je la baiserais au front, tout simplement.

Le sort en est jeté, le sort irrévocable !

Je romprai ce silence étrange qui m’accable !

Enfin, je lui dirai : Je vous adore ! Oui,

Je vous adore ! Au fond de mon cœur ébloui Resplendit, comme au mur d’un temple, votre image ! Vous êtes la Déesse à qui je rends hommage.

Les Meures d'Amour

La nuit, en chaque rêve, à chaque instant, ,1e jour. Gomme un encens vers vous monte mon pur amour ! Je vous adore, chère, et puis, je vous adore !

Ton regard est un ciel, ton sourire une aurore !...

— Elle est venue hier et, timide, interdit,,

Comme ivre de son charme, hélas ! je n'ai rien dit.

Le Désir

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