LOIN D'ELLE
Depuis qu'elle est partie, un grand doute m'étreint. J’ai beau iixer l’azur où le jour étincelle,
Afin que mon cœur fou soit comme lui, serein :
Le ciel ment, la clarté n’est pas franche loin d’elle !
Pourtant, elle m'a dit qu’elle m’aime, souvent ;
Que la tendresse éclose en son âme immortelle, Comme elle ne peut pas finir : ainsi qu’avant,
Je suis celui qui doute incessamment pour elle.
Ma faible foi la blesse et je crains l’abandon.
Que deviendrais-je, bêlas ! si, m'étant infidèle,
Je ne puis plus sentir m’absoudre le pardon Que ma pensée en pleurs u mendier vers elle
Les Heures d’ Amour
A ses pieds, je me sens divinement cher*.
J'adore tout, sa main, sa lèvre et sa priinelle ;
Je n’ai de doute, ni de plainte, ni de cri,
Mais j’ai pour frère aine le bonheur, tout près d'elle !
Le Regret