ABSENCE
Et te voilà partie ! Or, me voici qui songe,
Ironique, à des jours où te voir se prolonge Sans fin, comme la mer à mesure qu’on va !
Te voilà loin ! Je ris du rêve qu’on rêva !
Devant tes calmes yeux d’espoir doux et paisible, Rêver, même parler de bonheur, est possible.
Mais à présent ! Tout est louche, trompeur, méchant I Je songe à ce qui peut advenir, en sachant Que le mauvais Destin veille sur notre vie.
L’heure claire sera d’un jour sombre suivie.
Tu ne reviendras plus reprendre auprès de moi Le fil du rêve heureux que déroulait ta foi...
Les I'eures d' Amour
D'abord, je lui prenais tout doucement les mains,
Et ses yeux bleus, fixant leurs regards sur les miens, Faisaient pour m’éclairer l’âme de la lumière.
Elle disait : Bonjour ! d un baiser, la première.
Elle devait sentir tout le long de ses doigts
Mes frissons s’enlacer aux siens, comme des voix
S'entrecroisent dans l air, s'appellent, sc répondent,
Et dans un même accord toutes entin se fondent. Nous nous parlions très peu, pour ne pas empêcher Nos deux cœurs de s entendre. Elle laissait pencher Sa tête blonde, comme en proie à quelque lièvre,
Et mes baisers montaient à l'assaut de sa lèvre !
Le Regret