LES LUCIOLES
DANS l'affolement Je leurs courses De petites mouches de flamme Semblent jaillir des noires sources En resplendissants rayons d’âme ;
C’est que, dans les reflets d’étoiles.
Traçant sur l’eau des auréoles, Comme des filaments de voiles En feu, passent les lucioles.
Elles disparaissent dans l’ombre Avec les morts et les fantômes ;
Puis, soudain, surgissent du sombre Comme de lumineux atomes,
Brillantes des clartés de lune, Blanches des éclats de lumière Que leurs ailes font dans la brune Dont s'enveloppe la clairière.
Veilles du Jour et de la Nuit
L'œil suit leurs vives arabesques.
Leur capricieuse volée :
Zigzags d’éclairs d’or pittoresques, Clairs flocons de lumière ailée.
Et longtemps, sans lasser leurs ailes, Eprises de courses frivoles,
Le long des heures solennelles Passent les blondes lucioles.
La Chanson des Heures