AVRIL
A Albert Ferland
J’ENTR’OUV HE mon cœur au printemps qu'il fait. Le soleil d'avril entre à pleine porte.
La lumière apaise, elle réconforte Comme une musique au rythme parfait.
Tout s’endort qui souffre et se tait qui pleure. L’espérance monte avec le soleil.
Comme du lointain d’un profond sommeil Le rêve se lève en nous, pour une heure.
L’azur est si bleu, si doux au regard,
Si limpide l’air, si fraîche la brise...
On se croit entré soudain dans l’église,
Tant le jour est né pur de toute part.
Et l’encens des fleurs prochaines s’annonce Par la tiédeur vague et fine du temps.
Et ma bien-aimée, ô subtil Printemps,
Est là qui sourit, tendre et sans réponse...
Veilles du Jour et de la Nuit