SUR LES TOITS
TOUT vibre lumineusement.
Sur les gravois des toits qui penchent Les rayons à grands Ilots s’épanchent, Poudrés d’or et de diamant.
Des pigeons gris aux pattes roses Roucoulent, et se rengorgeant.
Etalent en tordes les poses Leurs cols moirés d’iris changeant.
Imitant le ruisseau dans l’herbe,
Sur l’azur vif un petit vent De fumée apparaît souvent En ondulation superbe.
Des clochers longs montent en l’air ; Des arbres, bercés par la brise,
Sur un mur de soleil tout clair Balancent leur fine ombre grise.
La Chanson des Mois
Et loin, jusqu’au bout du regard.
Des toits bas, des toits hauts se pressent, Comme des vagues qui s'abaissent Et s’élèvent de toute part.
Et sans répit, droit sur les êtres Pleuvent les violents rayons Dont s’éblouissent les fenêtres,
Qui semblent les yeux des maisons.
Veilles du Jour et de la Nuit